Bing Bang n°44 oct/nov 2010
Bing Bang n°44 oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : petits moments de bonheur entre amis !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 02 C dans l’air Simon Astier, Hero Corp malgre eux Ils sont jeunes, ils décident de renouveler le genre des Comics US façon Marvel et vont casser la baraque. Au départ, il y a Simon Astier, un dijonnais aux parents comédiens (Josée Drevon et Lionnel Astier) qui va passer de très douloureux moments au lycée (certains enseignants lui martèlent qu’il n’a aucun avenir dans le métier de comédien !). Et puis il y a le copain de toujours, celui avec qui on monte les projets les plus fous, Alban Lenoir, ce jeune comédien que vous avez déjà croisé dans les rues de Dijon avec sa grande dégaine de garçon belle gueule et discret, tout cool et tout gentil. Alban, enfant déjà, sait comme Simon qu’il réussira. Ça sera dur mais on n’a qu’une vie, et les chemins de traverse les plus durs sont souvent les plus beaux. Alban écume les tournages pour faire de la figuration, bosse dans un vidéoclub, peaufine son jeu d’acteur… et tous deux lancent l’idée d’une série mettant en scène des superhéros français au rebut, déclassés, vivant dans une petite communauté isolée dans un (magnifique) village désert de Lozère. Simon Astier y déboule en DS et croise Alban (une espèce d’Obélix naïf et particulièrement baraqué), Sébastien Lalanne (Doug, doté d’un pouvoir totalement délirant), et leur copine Aurore Pourteyron, une comédienne incarnant une « civile », sans pouvoir, mais l’amour… Hero Corp est né, et les Difficile de formuler ce qui a donné naissance à une double histoire, celle des « Insatiables », ces personnages aux rêves sans limites, et celle de l’aventure longue et semée d’embûches qu’est l’écriture et le développement d’un projet de ce type. Difficile de se regarder assez, nous qui avons plutôt envie de donner à voir... À voir et à entendre une histoire née il y a plus d’un an, accoudés au comptoir avec un café et un carré de chocolat aussi noir et amer que peuvent l’être nos personnages. Difficile, quand, pour l’instant, ce qui nous revient, ce sont surtout des questions, que nous sommes loin d’être les seuls à nous poser. Comment parler du monde dans lequel nous vivons mais sans s’y engluer ? Comment interroger le réel sans nous y enfermer ? Comment ne pas perdre de vue le plaisir qu’il y a à le disséquer, jusqu’à en faire surgir l’absurde étrangeté ? Peut-être, en partageant avec d’autres le plaisir de jouer avec ce réel, de le recomposer pour le voir et le donner à voir autrement ? Peut-être, sans doute, en acceptant le risque d’inventer un récit qui ne vise pas un public cible de soidisant ménagères, ados pré-pubères ou fans de Dexter (même si nous le sommes aussi), mais qui se donne à découvrir peu à peu, comme les saveurs que nos personnages dissimulent sous l’enrobage des confiseries qu’ils fabriquent. Peut-être, enfin, en n’oubliant pas notre jubilation lorsque nous avons découvert les audaces narratives ou esthétiques dont ont fait preuve certaines séries récentes, diffusées sur ce qu’à l’heure de la prolifération des LCD, on appelle encore, paradoxalement, le petit écran (Trueblood, vous connaissez ! ?). Des fictions souvent venues des Etats-Unis et qui ont su rendre accros des spectateurs peut-être un peu écœurés par trop de recettes standardisées. Accros au point de télécharger insatiablement leurs séries préférées, au risque d’être punis un jour par Hadopi ? Soit, Dijon ce n’est pas tout à fait Hollywood même si la soudaine multiplication des tournages dans la cité lui confère parfois des allures de studio à ciel ouvert. Et si les moyens sont tout autres, c’est peut-être la nécessité d’inventer les formes propres à une fiction tournée dans une ville singulière qui nous a poussés à relever ce défi. Ce qui a donné naissance aux Insatiables, c’est peut-être le plaisir de ne pas se préoccuper de savoir si l’on mange trop sucré, trop salé, ou trop gras. L’envie de laisser nos personnages fumer et se goinfrer de chocolat… C’est peut-être juste un désir de liberté. ▀ Hero Corp deux premières saisons cartonnent à la télé, pilotées par Simon Astier, réalisateur et comédien, membre de la célèbre famille Kaamelott, aux côtés de son demi-frère Alexandre Astier. Mille fans ont pris d’assaut l’équipe d’Hero Corp au Comicon 2010, et ils étaient 300 à patienter entre la Fnac et la rue de la Liberté le 2 octobre pour une séance de dédicaces burgondes à l’occasion de la sortie de l’Intégrale Saison 2, chez Universal Pictures Video, excusez du peu. La revanche est belle mais ce n’est pas fini : Simon Astier incarne Dany Devedjian dans le nouveau film du talentueux flic réalisateur Olivier Marchal, Les Lyonnais. Et là, ils ne vont pas casser que la baraque. ▀ Olivier M. Teaser HC Saison 2 : http://www.youtube.com/watch ? v=_MQxp9ocBRM Bande-annonce Saison 1 : http://www.youtube.com/watch ? v=MI4PqABOlqo Dans la série « Petites rencontres entre amis » Jonathan Singaye et Annabel Lanier parlent des « Insatiables », un feuilleton qui « Voo » fera voir la vie (dijonnaise) en bleu et noir... si Voo Tv est toujours au rendez-vous... à suivre... Inexsitu.fr Scope Productions L’intrigue des Insatiables, une série télévisée dont la première saison compte huit épisodes, peut faire penser à celle d’un film noir. Un homme seul retourne dans sa ville natale où il sera, bien malgré lui, contraint de mener une enquête... Et pourtant, dans cette cité dominée par l’industrie du chocolat, dont les rues sembleront étrangement familières aux Dijonnais, ils seraient bien en peine de retrouver leur chemin… Tout y devient suspect, même la réalité... Les Insatiables, crée par Jonathan Singaye et Annabel Lanier, est une série produite par Scope productions, jeune société Dijonnaise déjà à l’origine de courts et de moyens métrages documentaires et de fiction.
FianckBerthiér,



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