Bing Bang n°44 oct/nov 2010
Bing Bang n°44 oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : petits moments de bonheur entre amis !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Cuisines et dépendances Le dîner de Gulliver - Lilian Bourgeat Lilian Bourgeat (né en 1970, vit et travaille à Dijon) réalise des installations composées d’éléments surdimensionnés issus du quotidien. ÉNORME !!! 03 Dijon au premier rang des villes de France pour la restauration ? Tout arrive. C’est surtout le nombre de tables qui grandit, grandit, grandit… Bonne surprise : pour une fois, la qualité ne va pas en diminuant ! De quoi s’offrir pas mal de petits moments de bonheur entre amis. Un spécial « Dijon à boire et à manger » … parce que vous le valez bien, une bonne purée… bref, passons). Et c’est Chenove qui remporte haut la comme dirait Mamy Neu-Neu ! Après le jeu des chaises musicales main la victoire en osant recréer un bistrot à l’ancienne au cœur du vieux de l’été, qui vit nombre d’enseignes de restaurant changer de nom ou de village. On rêve déjà de cocottes, de plats mijotés, de classiques revisités. propriétaire, le nombre de tables sur Dijon grandit, grandit, grandit… Dijon est une ville-test sur le plan national : on n’en a pas vu beaucoup Retour sur six mois de folie, avec un gros plan sur les endroits où il se payer une « bouffée » de croissance aussi folle, en pleine crise de fallait absolument être vu cet été, avant de découvrir les nouveautés de désespérance mondiale. Quoique… Même des villes comme Chambéry l’automne, où on peut se réfugier au calme ou faire la fête entre amis. Ce ou Nîmes se transforment à la vitesse grand V, multipliant les terrasses qui n’empêche pas déjà d’annoncer des changements pour cet hiver, à nos en ville, les lieux où l’on peut grignoter autour du marché… Sans parler risques et périls, évidemment. des brasseries à l’extérieur, des restaurants de zone, de tout ce qui pousse Quand on fera le bilan de cette année, la plus riche en ouvertures de aujourd’hui entre deux blocs de béton, deux magasins d’usine, deux-ronds restos-bars-lounge qu’ait jamais connu la ville, on pourra aussi évoquer points et qui fera l’objet d’une prochaine enquête, promis ! les conséquences de ce charivari sans précédent sur l’économie locale. Clin d’œil inespéré à ce changement « énnnnorme » du paysage gourmand Car le gâteau (pour reprendre une image qui reste du domaine de la dijonnais, les Cuisines Ducales, qui furent après tout à l’origine de la gourmandise) est resté le même, il n’a pas doublé de volume même si première mutation gastronomique bourguignonne (du temps où c’étaient le nombre de parts attribuées a été multiplié. Les nouvelles tables qui les ducs qui jouaient les VRP pour attirer les marchands et tout ceux qui ont poussé leurs terrasses au soleil de l’été et de ce début d’automne ont avaient pouvoir et argent à leur époque) nous proposent en ce début forcément fait le malheur de certains, qui se rattraperont, espérons-le, d’octobre une installation digne de Gargantua, dans le cadre de « 21000 », avec l’arrivée des jours gris, en jouant un carte plus conviviale, plus près nouvelle manifestation culturelle dans le domaine de l’art contemporain des produits, plus authentique, plus cosy aussi (sinon, c’est simple : c’est qu’on espère pérenne. Dommage que les « 26000 couverts », la troupe de la clé sous la porte !). théâtre la plus célèbre de la ville tout en étant celle que l’on voit le moins Curieusement, on n’a jamais eu autant envie de vieux bistrots, de tables à souvent jouer, ne soit pas de la fête : j’aimais bien leur nom de baptême !!! ! l’ancienne depuis que tout le monde joue la carte épurée (mot terrible, car ▀ Gérard Bouchu
3) O’Bareuzai CARBILLET DIJON (1) B9 (2) Hotel Particulier (5) La Place Nouveautés automnales : chocolats, glaces, patisseries www.chocolat-carbillet.com Les lieux « show » où il fallait se montrer cet été… Connaissez-vous le B You ? On triche en ne vous donnant pas d’entrée son immatriculation véritable, B9 (1), mais cette brasserie de poche, aux couleurs du temps, avec son grand bar, ses tables hautes et sa terrasse pour jeunes de 7 à 77 ans, fut le dernier bébé des Billoux (avant celui qu’Alexis, l’héritier du trône, nous promet pour cet hiver). Un lieu convivial et gourmand, gay et sérieux à la fois, où les politiques de passage cotoient les travailleurs du tertiaire, les mamies-gâteau les jeunes séchant les cours. Tout cela sous l’œil imperturbable d’un serveur aux allures de Calimero. La salle étant aussi minimaliste que la carte, on se demandait ce qu’ils allaient pouvoir faire de tout ce monde-là une fois la terrasse repliée. On ne peut pas pousser les murs, de l’autre côté, c’est le gastro… L’autre attraction de l’été, ce fut l’ouverture très attendue de l’Hôtel Particulier (2) rue Musette, à mi-chemin de Notre-Dame et des Halles. Jolie réussite du point de vue architectural, qui permit au public de découvrir l’envers d’un hôtel particulier, placé au bon endroit. Un bar-lounge où il fallait absolument se montrer, côté cour plutôt que côté rue, de préférence, qui a ses habitués et propose des petites soirées entre amis le jeudi soir. Autre nouveauté qui a vu sa terrasse prise d’assaut dès l’ouverture : O’Bareuzai (3), le café-restaurant-salon de thé ouvert, place François Rude, par les trois mousquetaires de la restauration dijonnaise (Fabrice, Jean- Charles et Sébastien) qui, avec Serena, se mettent en quatre, comme il se doit. Cuisine de marché, cuisine du marché, même. Avec deux chefs arrivés en fin d’été pour booster la cuisine. Churros et gaufres, chocolat maison et thés russes (Kusmi-Tea en exclusivité) Cuisines et dépendances 03 annoncés dès l’arrivée des premiers vents froids… De l’autre côté du marché, Le Bon Pantagruel a profité de l’été pour présenter une nouvelle carte et un nouveau visage : Mucha (4). Peintre lui-même, admirateur de ce précurseur de l’art nouveau qu’est Mucha (non, ce n’est pas un bar à tapas !) , restaurateur depuis quelques décennies déjà, Gérard Clerc a repris cette adresse mythique du quartier. De Pantagruel à Mucha, c’est pour ainsi dire un saut culturel. On est passé du temple de la tête de veau à l’esthétique moderniste, comme dirait Maisonnave, qui aime bien la tête de veau (qu’il se rassure, elle reviendra cet hiver). Si vous êtes remontés ensuite cet été du côté de la République, vous avez pu avoir un avant-goût du Dijon de demain. Il fallait montrer patte blanche certains soirs pour trouver une table de libre dans le nouveau point de ralliement très « show » ouvert par Eddie Benacef (le pétulant propriétaire du Grand Café) : La Place (5). Décor design noir et blanc, espaces joliment travaillés, service speedé et terrasse chauffée aux premiers vents frisquets. Carte elle aussi dans l’air du temps, avec tous les standards du genre, bien réalisés, mais pas donnés niveau prix. Normal, c’est un bar à champagne, pas une néo-cantine (même si elle en prend les allures à midi, avec le menu du jour). Sans prétention, à quelques pas de là, en redescendant vers le théâtre, le Grain de Sel (6) a ouvert ses portes et planté sa terrasse, rue Lamonnoye, dans le cadre d’un ancien hôtel particulier, et c’était un vrai bonheur d’attendre que tombe la nuit, tandis que s’allumaient les lampions donnant à ce coin du vieux Dijon des allures de bal musette. 58 rue des Forges - Dijon - 03 80 30 38 82 84 rue de la Préfecture - Dijon - 03 80 73 43 13 15



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