Bing Bang n°44 oct/nov 2010
Bing Bang n°44 oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : petits moments de bonheur entre amis !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 02 C dans l’air Paysages humains, parce que ça fait du bien Voilà un joli petit village où le TGV fait vibrer les verres en cristal de la famille. Ce n’est pas grave, les habitants sont fiers de leur train à grande vitesse. Il s’agit de Dompierre-en-Morvan, en Côted’Or. A côté de Précy-sous-Thil et du péage d’autoroute de Bierre-les-Semur, à une petite heure de Dijon. Deux prises de vue, deux événements, deux fêtes, deux vins d’honneur. Deux photos. Une le samedi 1er juillet 2000. Une le dimanche 13 juin 2010. Au champ de la famine. La prochaine en 2020. Le train qui passe. Le temps qui passe surtout. Marie-Jo Magnière, fondatrice, auteur et photographe de l’association L’Arbre à Images, s’intéresse aux petits villages depuis le début du millénaire, à leur identité, à leur évolution et à leurs valeurs de convivialité. Elle circule ainsi sur l’ensemble du territoire français, et mène depuis 1999 l’opération La Photo du Siècle sur l’ensemble des vingtdeux régions de France, qui consiste à réunir tous les habitants d’un même village sur une même photographie panoramique couleur, et à renouveler l’opération à chaque décennie. s 6.up Spécialisée dans la photographie de groupe, elle fait preuve à travers ses paysages humains, d’un vif intérêt pour les gens, les gens qui portent des lunettes et ceux qui n’en portent pas, les gens sans canne et ceux avec, les gens qui votent à droite et ceux qui votent à gauche, les heureux, les malheureux, les retraités, les nouveaux nés, les chômeurs, les agriculteurs, les Parisiens, les gens du coin, les artisans et aussi les enfants. Ce qu’elle aime le plus, c’est le Les chroniques de Carla Garfield Vous habitez depuis un certain temps dans la cité burgonde et vous vous adaptez. Ah la pierre blonde, les bons vins, la douceur de vivre... Mais parfois, le dijonnais vous surprend. Il vous arrachera les yeux si vous lui parlez de vins aussi exotiques que le bordeaux ou le saumur et ne reconnaît pour viande véritable que la charolaise. Il est imbattable sur l’histoire de ses vieilles pierres et vous racontera pendant de longs moments des anecdotes sur Marguerite de Bourgogne et ses amants ou vous initiera au secret de l’ombre portée de la Piéta, rue Verrerie... Il évolue en grappe, randonne beaucoup, et vous êtes toujours surpris d’entendre si peu de bruit(s) dans les zones résidentielles (même l’été, malgré son goût proncé pour le barbecue). Si vous vous perdez pendant le Vélotour et vous interrogez à haute voix, comptez sur une dijonnaise serviable pour vous dépasser en grommelant : « ben on est dans le quartier d’Pouilly, ça se voit : y a que des constructions neûûûves ! » Surtout, n’essayez pas d’engager la conversation dans la rue autour de ses enfants qui vous attendrissent en se roulant par terre (vous serez vu comme un ogre potentiel) ou simplement à la terrasse d’un café, au marché : elle ne ne vous répondra pas. Pendant un vernissage ou un cocktail, ne vous formalisez pas : le dijonnais qui vous connaît vous saluera, vous embrassera et considèrera Comment apprivoiser le Dijonnais... Une le samedi 1er juillet 2000. Une le dimanche 13 juin 2010 mélange des genres. C’est faire des petites histoires de chacun, de grandes histoires. ▀ Association L’Arbre à Images Photographie de groupe, textes et photos Contact : Marie-Jo Magnière marie-jo.magniere@orange.fr 06 08 24 24 85 Site internet en cours d’actualisation www.laphotodusiecle.com comme invisible toute personne inconnue qui vous accompagne, sans même vous laisser le temps de la présenter, ce qui est souvent commode quand vous avez du mal avec les patronymes. Si vous lui faites remarquer ces particularités, ils détournera adroitement la conversation ou deviendra subitement invisible pour émerger plus loin près du buffet. Mais si vous arrivez à en parler sans le vexer, ils vous confirmera que cela n’a rien à voir avec vous, c’est juste une question de priorité dans la vie et d’espace vital ou tout simplement de concentration. Tout cela pour vous confirmer que la légendaire froideur du Dijonnais est authentique : il met longtemps à vous adopter, n’aime pas trop être bousculé et vous fait trouver sympathique le moindre chauffeur de taxi à Paris. Mais en l’approchant de plus près, vous verrez que tout cela n’est qu’une forme maladroite de timidité. En fait, il est tout simplement adapté au climat : il fait souvent frais en Bourgogne, et il se calfeutre dans sa coquille. Il reste ancré dans sa terre, et regarde avec méfiance ceux qui risquent de ne faire que passer. Mais une fois que vous aurez obtenu sa confiance, qu’il aura vu que vous ne voulez que son bien, il vous suivra jusqu’au bout du monde... dans les limites de son territoire, évidemment ! ▀
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