Bing Bang n°44 oct/nov 2010
Bing Bang n°44 oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : petits moments de bonheur entre amis !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 02 C dans l’air Amis du virtuel, bonjour ! NDLR. Attention, certains mots peuvent troubler ici les plus de 40 ans ! Retour sur un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, évoqué par deux trublionnes de la rédaction qui prennent les autres, on peut le dire, pour des vieux cons… C’était avant, dans un temps pourtant proche mais qui nous paraît déjà si lointain, quand personne ne connaissait encore les réseaux sociaux... et que seuls une trentaine de dijonnais étaient sur FACEBOOK 1. Un jour, lors d’un salon, certains d’entre eux se sont « reconnus » ont sympathisé « en vrai », partagé cette passion pour les nouvelles technologies et se sont esbaudis sur ce truc révolutionnaire dont ils étaient les utilisateurs pionniers. Ils sont devenus AMIS 2, s’en sont fait d’autres et ont continué à s’amuser et à tester tout ça. À force de se croiser (notamment dans les trains) et de bloguer et de pratiquer ce qu’on appelait déjà le OUÈBE-2 3, ils ont commencé à parler du concept des BARCAMPS 4. Pas des brèves de comptoirs, pour refaire le monde (ou une paillotte dans un camping) mais une rencontre informelle et gratuite de GEEKS 5 et d’amateurs sur une journée, avec des règles bien précises. Ça tombait bien, un Dijonnais de la bande avait participé au premier barcamp de France en 2005. Alors ils en ont lancé un, qui s’est déroulé dans un joyeux fouillis, un premier jour d’été à l’Atheneum. Barcampeur un jour... Et c’était tellement intéressant, ce temps passé à préparer ensemble cette journée de discussions, de rencontres et de découvertes qu’ils ont recommencé, convertissant leurs copains de tous horizons. Il y a eu d’autres BARCAMPS, deux ARTCAMP, un MÉDIACAMP, un VINOCAMP et bientôt un FOODCAMP 6 ! En parallèle, les Dijonnais sont devenus des BARCAMPEURS prolixes et sont allés se balader un peu partout en France. Ils ont monté un espace de CO-WORKING 7, fait des virées photos, ont élaboré des projets ensemble et se sont appris des trucs. Ils ont aussi créé des APPLI-SMARTPHONES 8 et monté des BATTLES GRAPHIQUES 9 et autres joyeusetés ou... des soirées truffes ou mojitos (merci les filles, ça, au moins tout le monde comprend NDLR) ! Qu’est ce qui les fait avancer ? Un esprit de curiosité, un souci de partage et de travail en collaboration, un amour des solutions alternatives et « libres », une grosse envie de faire bouger les choses, dans l’intérêt commun... Et ça marche ! Vous voulez participer à ces journées de doux dingues ? … Après l’ARTCAMP des artistes et cultureux du 23 octobre à la Vapeur (www.barcampdijon.org/artcamp), un VINOCAMP se déroulera à la CCI de Beaune le 30 octobre (www.vinocamp.fr/vinocamp-bourgogne/) avec des dégustations et pour parler tourisme, géolocalisation, économie du vin, labels... Pour finir en beauté, le premier FOODCAMP français aura lieu le 7 novembre chez Images & Associés à Dijon avec des challenges, des ateliers photos gastronomiques et quelques grands chefs, pour parler de tout ce qui tourne autour de la gastronomie et du WEB 2.0 (www.foodcamp-dijon.fr). Plus d’infos en général sur les barcamps : www.barcamp.org Comment ça fonctionne ? Un thème (ou pas), une date et un lieu (si possible gratuit) avec des connexions WIFI 10 sont choisis. Un WIKI 11 est créé, pour mettre en ligne tout ce qu’il faut sur la plate-forme mondiale des BARCAMPS : www.barcamp.org, et on « lance le BUZZ », c’est-à-dire qu’on en parle partout et surtout sur FACEBOOK et TWITTER. Foodcampeur un autre jour... Vous suivez toujours ? Vous avez du mérite. Bon, revenons à la règle : tout le monde s’inscrit (quand même) et propose éventuellement des sujets qu’il voudrait voir aborder. Les organisateurs se rencontrent en amont, communiquent et partagent leurs informations, CHECKLISTS 12 et idées en ligne. Le jour-même, chacun se présente brièvement et donne 3 mots-clés ou TAGS 13 pour résumer ses intérêts et compétences. Le programme s’élabore spontanément sur un coin de tableau. La journée se déroule alors, avec des tables rondes où tout le monde peut intervenir, le PDG comme l’expert ou le débutant. Chaque participant en profite pour en parler partout sur le web, en temps réel. Bien sûr, il faut tenir et tout cela creuse ! Le buffet, les petits cadeaux et faux frais sont offerts grâce aux généreux et discrets sponsors, tous à la même enseigne : ce n’est pas un salon, et les BARCAMPEURS tiennent à leur indépendance. Inutile de dire que les dernières nouveautés et la réalité virtuelle, sans oublier les performances, ont un succès fou. Le dernier MEDIACAMP s’est déroulé fin mai, juste au moment de la sortie de l’IPAD 14 et les GEEKS chevronnés et débutants étaient évidemment frénétiques ! ▀ Carla Garfield et Bridget P 1 - Premier générateur mondial d’amis. 2 -Personne qu’on ne voit jamais mais avec laquelle on partage la moindre miette de sa vie sur les réseaux sociaux. 3 - Avant, tu faisais ce que te disait Internet. Maintenant, tu lui dis ce que tu veux faire, il s’adapte à toi. C’est ça le web 2,0. 4 - C’est ce dont on est en train de parler, tiens. 5 -Avant : un être vivant qui communique très très bien… avec son ordinateur. Depuis un certain temps : une personne sympa qui sait se tenir devant une souris, et qui adore parler de trucs modernes avec ses copains (logiciels libres, ipads, applications, réseaux sociaux). Il existe un clan mac et un clan PC, dépassés par le clan Linux. 6 - Des journées un peu folles thématisées : art, medias, pinard et nourriture. Le geek sait vivre. 7 - Un nid de geeks sympas qui travaillent ensemble, mais pas dans les mêmes domaines et qui en plus ouvrent leur portes à ceux qui travaillent tout seuls. Souvent des barcampeurs, d’ailleurs. Battle graphique - Crédit photo : E. Mignot 8 - Des machins pour s’amuser avec son téléphone tout le temps. 9 - Une bataille de geeks-graphistes qui créent des images sur un ordinateur devant tout le monde, sur un fond de musique électronique. 10 - Le procédé magique qui permet au geek d’aller sur Internet sans se brancher et de montrer ses geekeries à ses copains sur son ordi, ce qui est pratique. Sans la « toile », le geek est nerveux. 11 - ou « oui qui ? » (rapide en hawaïen) : un site modifiable par tout le monde (ce qui énerve beaucoup ceux qui savent déjà tout). 12 - Une liste de trucs à faire, quoi (notamment pour le buffet, parce que le geek a un bon appétit). En plus, le geek se donne rendez-vous avec des Doodle, on ne savait pas où caser cette info… 13 - Ou « mots-clés » mais c’est plus court de dire Tags. 14 - Un gros Ipod, mais qui ne fait toujours pas cafetière. Ça fait rigoler ceux qui aiment Androïd, le nouveau dada des geeks.
Cap Horn - PHOTONONSTOP N’étant pas moi-même cheval, je ne vois que peu de raisons de me considérer comme le meilleur ami de l’homme. J’habite généralement un hameau de huit âmes, en Provence, et je considère que ça fait beaucoup trop depuis qu’un voisin est venu me polluer l’horizon avec une cabane en tôle destinée à abriter son 4 x 4 et le quad du gamin. Alors je sais de quoi je parle. « Aime ton prochain comme toi-même », ordonne la Bible. Certes ; mais en l’occurrence c’est difficile. Et puis ce n’est pas mon prochain qui m’embête ; c’est mon précédent. Celui qui met dix minutes à démarrer au feu vert. Celle qui raconte sa vie au guichet de la Poste. Soit dit en passant Bonjour la mixité Billets de retour (2) L’autre qui cherche sa monnaie à la caisse du Leclerc. Et ainsi de suite, en ville surtout, où, pour cause de concentration l’homme devient obstacle à l’homme. Le prochain est plus supportable, du simple fait que par définition, on le précède. Mais pas toujours ; des fois c’est un con, le fameux con qui klaxonne parce que tu mets dix secondes pour démarrer au feu vert ; ça peut créer un fâcheux précédent. L’autre jour, en revenant à Dijon, je me gare devant chez moi, je découvre un panneau : construction d’un immeuble HLM de quinze logements. Juste à côté. Un jardin avec un prunier. Ah bon me dis-je. Super. J’aime pas trop les mirabelles ; mais surtout, la mixité sociale est une chose autrement importante. Un principe sacré. Le fondement d’une société harmonieuse qui s’enrichit de ses différences. Bienvenue à la Hongrie C dans l’air 02 D’ailleurs, j’ai toujours voté à gauche. Quand il y eut l’affaire des HLM avenue Victor Hugo, j’approuvais spontanément l’initiative municipale. Des travailleurs sérieux dans ce quartier de bourges ? Super ; on y aurait mis les Roms, bon ; mais là, non. Super. Je me suis même engueulé avec un copain – un vieux réac – qui trouvait ça moins bien sous prétexte qu’il habitait à côté. J’avais des arguments imparables, j’en étais moi-même ému. Donc, on sort les valises, après quoi je vais mettre la voiture au garage. Dans le garage, il y avait la voiture de ma femme. Pétée par des malfaisants – je dis « des » vue la taille de l’engin – à grands coups d’extincteur. Vous voyez les enfoirés ? Vous saisissez la fragilité des principes ? Les travaux n’ont même pas commencé, et voilà que déjà on se fait agresser. Qu’est-ce que ce sera quand ils seront là, à bouffer mes prunes ? La vérité, je vous la dis : plus le prochain est proche, plus il est difficile de l’aimer. Au point, parfois, qu’il vaut mieux prendre ses distances avec soi-même. Car si je est un autre, comme disait l’autre, cet autre n’a pas toujours à voir avec moi. On a tous nos contradictions. ▀ Jean Maisonnave 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :