Bing Bang n°43 jui/aoû/sep 2010
Bing Bang n°43 jui/aoû/sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°43 de jui/aoû/sep 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10 Mo

  • Dans ce numéro : cuisines et dépendances... Crozes-Hermitage 2007 Yann Chave.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 03 Cuisines et dépendances Texte : Patrick Lebas Photo : DR I Lebas blesse Dégustation Crozes-Hermitage 2007 YannChave Le sourire. Un sourire. Midi bien passé, les dijonnais sont lâchés dans le centre-ville… avec tout ce ramdam, on hésite encore davantage à sortir de la ville… Nous voilà donc tous « intra muros » à chercher où casser notre graine… vite fait, éventuellement bien fait, car la demi-journée, mine de rien, a été laborieuse. Onze heures, la bonne heure pour jeter notre dévolu… où s’attabler ce midi, s’interroge le peuple ? Les images défilent : de quoi ai-je envie, un plat, une ambiance, un prix… ? Les critères se succèdent. Mais c’est d’un sourire dont j’ai besoin ce midi, pas d’un tartare. Face à cet argument massue, les autres établissements ne peuvent pas lutter. Même avec leur joli mobilier coloré et leur terrasse toute bien apprêtée. Aujourd’hui, je commande des petites choses, un croque-salade, quelques haricots verts froids, éventuellement une crêpe au dessert, un sourire et un verre de Crozes Hermitage de chez YannChave… cette jolie syrah ensoleillée par les Côtes du Rhône, sur le fruit, comme on dit dans le jargon, ira à merveille avec mon sourire. Le mayence : 30, rue des Forges 21000 Dijon – Tél. : 03 80 30 42 21 Very Dick « L’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai ! » … Je vais rarement dans tous ces trucs populaires. J’aime pas trop la foule, et puis les gens qui crient dans mes oreilles : « il est pas beau mon melon ? », « 2 euros, avec ça vous faites une affaire », ça me plaît pas trop. Oui je sais, je suis pas très sympa de dire ça, mais j’aime pas les videgreniers, les concerts, la messe, les marchés… ça me fiche la trouille. En plus maman, elle me demandait d’embrasser la dame qui sentait fort et elle m’obligeait à manger des fruits séchés et je déteste manger des trucs qui ont été touchés par quelqu’un… c’est super sale. Mais l’année dernière, au mois de juillet, je suis allé sur les halles de Dijon pour voir un festival américain. Il faisait beau pour une fois à Dijon, c’était l’occasion d’étrenner mon nouveau polo H&M que j’ai eu pour mon anniversaire. Il y avait des tas de trucs à manger, de la musique, personne ne savait trop pourquoi il était là et ce que c’était que ce festival mais bon… Du coup, j’ai retrouvé des copains sur un des stands et j’ai bu deux verres de vin blanc et un kir… Et puis, on m’a dit qu’il y avait des chefs étoilés. J’ai jamais été dans un restaurant étoilé. Une fois, papa nous a emmené dans un grand restaurant, c’était pour les 80 ans de mamie… maman m’avait mis une cravate de papa, j’étais vachement fier… c’était un grand restaurant, même qu’il fallait réserver plusieurs jours à l’avance. Pour l’occasion, papa a commandé du champagne super cher et on a tous pris un dessert… Il n’était pas étoilé mais papa il a dit qu’au niveau du prix, c’était kif-kif. Quand il a eu la note, il est devenu tout bizarre et il a dit qu’il s’en souviendrait… moi aussi je m’en souviendrais, c’était vachement bien. Ici, les chefs n’ont pas de restaurant, ils ont apporté leur toque et leur blouse et ils font goûter des trucs minuscules à la foule. Il paraît qu’il faut goûter parce que c’est un chef étoilé qui l’a fait… Moi j’ai pu attraper une espèce de crevette qui avait un goût incroyable. Mais bon, je me suis dit que la gastronomie, ça ne coupait pas la faim… alors du coup je suis retourné voir mes copains et là, on a bu des canons comme ils disent ici. Y avait à côté de nous quelqu’un qui râlait parce que c’était cher quand même le vin. Je lui ai dit qu’à Paris on payait plus de cinq euros pour un coca… alors qu’ici le verre de vin est à deux euros. Lui m’a répondu que c’était pas dieu possible de faire des choses comme ça, qu’on marchait sur la tête et que de son temps, c’était pas comme ça et que ça finirait mal et tout et tout… Y en a qui disait que c’était pas cher au contraire et que les bistrots, ils allaient faire la gueule parce qu’ils le vendaient plus chers leur verre… Je me suis dit que le 4-14, c’était finalement comme dans un bar, tout le monde parle sans rien dire, on refait le monde autour du marché… mais ça coûte moins cher. Festival 4-14, les 10 et 11 juillet autour des Halles de Dijon
Humeur ! Reste encore des places à prendre Sus aux banques, aux cabinets d’assurance et agences immobilières de tout poil, non pas que l’on veuille du mal à nos chers courtiers. Mais Dijon commence à ressembler un peu plus à un cœur de ville avec des commerces qui font vraiment du commerce : place du Bareuzai, place de la Libération surtout… reste encore des places à prendre : République et surtout Darcy. Pendant ce temps, la ville au cent clochers « qui souffre pour être belle », me fait remarquer un proche du Tram, retrouve ses quartiers d’été et d’antant. Dans ce Bistrot République, tout à la gloire de ce Dijon d’autrefois, on repense à l’espace que l’urbanisation d’aujourd’hui ne nous laisse plus. On s’imagine alors dans quelques années, une fois débarrassés des pelleteuses et des nuisances, arpenter ces nouvelles rues piétonnes, certainement à la solde des échoppes en tout genre… c’est beau une ville sans bruit. Bruno roule pour vous ! Bruno officie maintenant à l’enseigne du « Lard Contemporain ». Ne cherchez pas trop le Bruno en fin de semaine, il est sûrement parti s’acheter des sardines à l’huile. Ou un saucisson. Ou un rosé à boire juste frais. Des choses simples. Mais ça peut prendre un certain temps, attendu que si d’aucuns pourraient se contenter d’aller au supermarché, voire chez un artisan solide, le Bruno, -l’article n’a rien d’irrévérencieux, on dit « le » Bruno comme on dirait le Palais des Ducs, c’est un article emblématique- lui, est allé chercher ses sardines chez Ramon Pena, du côté de la Corogne, en faisant juste un crochet par Laguiole où les cochons sont nourris au petit lait pour donner de belles charcuteries. Quant au rosé, c’est qu’il apprit que près de Brignoles, des Bourguignons en font un qui est du vin. C’est un voyage qui peut durer deux jours, voire plus s’il a entendu parler de ce type qui, du côté de Zibello, fabrique un culatello à se rouler par terre ; il en profitera pour rapporter quelques caisses d’huile d’olive toscane et du Sassicaïa. Le mardi soir, juste avant l’ouverture, vous le trouverez en train de décharger l’huile, le vin, des théories de jambons, des chapelets de coppa, plein la bagnole. Bruno Crouzat, (un nom, déjà, qui sent le meilleur roquefort) est un grand voyageur. « Je roule pour vous », dit-il. En fait, il roule pour le plaisir, le sien, le nôtre. En se contentant du meilleur. De ce point de vue, il aura fait beaucoup pour Dijon, sans exagération. Les amateurs le savent : chez Bruno, chaque produit est une signature, on a peu de chance de le trouver ailleurs. Ce que cet homme a de singulier, c’est qu’il va lui-même au produit, au pays, au terroir, à l’homme derrière le produit. Ce qui l’intéresse, c’est la quête inlassable. Son Graal, c’est le gras ; son idéal, c’est l’excellence ; sa devise pourrait être : « toujours en vins, jamais en vain ». Et si sa table ronde est un bar de coin de rue, il reste, définitivement, notre Amadis de Gueule et notre Lancelot du lard. Chez Bruno, 80 rue Jean-Jacques Rousseau, à Dijon - Tél. 03 80 66 12 33 M Falorni à Greve(Chianti) dont la Marcelleria célèbre en Toscane pour ses cochons cinta senese élevés au domaine de San Piero D’Uzzano. On y trouve les jambons de Toscane, les coppas et finochianta, à déguster chez Bruno La bonne idée dans le coin La balade gourmande de Ladoix Le premier qui demande où est Ladoix sera privé de dessert… Ladoix enfin… Ladoix-Serrigny, non, toujours ? C’est pas très loin en plus, allez à 20 minutes à peine de Dijon, sur la Côte de Beaune, entre Nuits-Saint- Georges et Savigny-lès-Beaune. Pour la peine, vous irez voir Ladoix le premier dimanche de juillet. Plus de 3500 se sont inscrits cette année à la 15ème Balade gourmande. Ca se passe donc à Ladoix et c’est organisé par les vignerons du cru, histoire de découvrir « in situ » les fameux coteaux de Corton, un grand cru s’il vous plaît. Et puisqu’on est à Ladoix, on en profitera pour découvrir un endroit resté hors du temps, l’auberge de la Miotte. Ambiance terroir, table en bois et vieux posters de Saint-Vincent au mur avec vue sur le jardin). Dans l’assiette, du traditionnel bien de chez nous (terrine de lapin, œufs meurette…), une belle carte des vins et des menus de 13 à 26 euros… bref, c’est tout sauf un attrape-touristes. Plus d’infos : auberge de la Miotte, 4, rue de la Miotte 21550 Ladoix- Serrigny ; tél. : 03 80 26 40 75 Elevage de Cochons chez M Pegues (Laguiole) Et toujours plus de 800 références de vins dont 18 proposés tous les jours au verre (Ramonet, Leflaive, Colin, Roulot, Lafon, Jacqueson, C Dugat, Dujac, Mugnier, Perrot-Minot, Mortet, Arlaud, Tolot-Beaut, Geantet, Muzard, Conti, Roumier, etc... ainsi que de nombreuses autres références de toutes les régions. Ribouldingue et Filochard race large White croisée Pietrain communiqué 19



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