Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : Dijion va se faire voir ailleurs !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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32 C’dans l’art 07 C dans l’art L’exposition qui décoiffe : LYNDA BENGLIS En 2008 à Bruxelles, l’exposition It’s not only Rock’n-Roll, Baby ! rassemblait des œuvres visuelles de musiciens rock majeurs des années 1970 à nos jours : Yoko Ono, Patti Smith, Brian Eno, et d’aujourd’hui comme The Kills, Pete Doherty, etc. Ces artistes ont souvent été plasticiens avant d’être musiciens et montraient combien ces deux formes d’expression sont indissociables dans leur univers. Depuis les années 60, si tous les élèves des Beaux-Arts ne sont pas devenus musiciens, ils ont souvent puisé dans la musique leur énergie et leur inspiration et bien des expositions ont repris ce thème récurrent. Rock’n Roll, phénomène générationnel, c’est vrai aussi à Dijon, la preuve… n La rock’n-Roll Artitude de Bertrand Kelle Plasticien et performeur. http://www.myspace.com/bertrandkelle Petit, il mâchait du chewing-gum, devenu grand il s’est mis à travailler avec du chewinggum, à recouvrir des objets, faire des sculptures et des performances. Le côté potache, décalé et mal élevé de la gomme lui rappelle celui de la musique. Coller, faire du lacis à la Pollock sur des pochettes de disques sont ses premières références directes. Dix ans après, il assume : C’est ma construction, c’est moi. Autant dans les performances que dans mon travail de plasticien, j’essaie vraiment de provoquer un mixage, un télescopage entre les codes fétichistes, parfois violents, les gymniques de l’univers du rock avec les clichés des avant-gardes du 20 e siècle. Tel Peter Townsend, fortement influencé par les artistes performeurs américains, qui cassait sa guitare, il brise des cd à coups de marteau, gribouille sur les photos de musiciens pour Bertrand Kelle Circles 2008 faire écho à certaines performances scéniques. Cette violence s’amenuise ensuite et sa série de cibles paraît plus tranquille. Visuellement, formellement elle a un côté plus clean, plus décoratif, pourtant elle vient de l’idée de cribler, percer la toile de pin’s, de médailles. Cette série est inspirée des blousons des Mod’s et des Who, les premiers à jouer du côté fétichiste inhérent à l’univers du Rock. Après ce fétichisme est devenu plus violent avec le mouvement Punk dans les années 80. Personnellement j’ai été très marqué par cette culture anticonformiste qui avait poussé à l’extrême ce côté autodestructeur. Texte : Françoise Perrichet Photo : DR n And now I wanna be your dog… Longvic – 4 rue des Bleuets 7, 8 et 9 mai L’association Barbatruc organise un weekend autour des rapports entre l’art et le rock et donne carte blanche à Bertrand Kelle. L’artiste a enfilé son perfecto préféré pour ces trois jours hauts en volume : Vendredi, soirée débat Le rock, l’art et la performance avec Vincent Pécoil de la galerie Triple V, auteur de l‘essai sur le peintre newyorkais John Tremblay, autour d’un bar à bière et Mr Duterche aux platines. Samedi, atelier fabrication de pancartes et de masques de chiens à partir de la chanson I wanna be your dog des Stooges, suivi d’un défilé en centre ville accompagné du Lalala crew, chorale à géométrie variable. Samedi soir, karaoké, La meilleure version de I wanna be your dog en français sera récompensée. Performance de Bertrand et concert Rock Garage avec I love the barmaid, Scarecrow et Dallas Kincaid. Dimanche, atelier ouvert à tous pour ériger un monument Rock’n Roll. Apportez vos cd, vinyls, vieilles radios, et mettez la main à la pâte…
n L’exposition qui décoiffe : LYNDA BENGLIS Jusqu’au 20 juin au Consortium, 16 rue Quentin à Dijon Depuis plus de trente ans, Lynda Benglis (née en 1941, vit et travaille à New York) réalise des œuvres s’inscrivant à la lisière des différents courants de l’Expressionnisme, du Pop Art, du Funk Art et du Minimalisme. Privilégiant les matériaux industriels, elle utilise aussi parfois la cire, l’or et les néons. Militante féministe, ses autoportraits constituent autant une critique virulente du machisme, du sexisme, que du système de starification des artistes. n Et pourquoi pas libellule ou papillon ? « L’ENTOMOLOGISTE » David Brunel Lydie Jean-Dit-Pannel 2008 Lydie Jean-Dit-Pannel n’est pas une enfant sage bien qu’elle collectionne les images et les papillons. C’est même plutôt une espèce de Zébulon, une artiste toujours en mouvement et à multiples facettes. Professeur de vidéo à l’ENSA de Dijon, elle utilise et manipule les images pour en faire le Panlogon, une collection de plans séquences vidéo, numérotés de 0 à l’infini, à la fois autoportrait, journal de bord et carnet de croquis de l’artiste. Je deviens image. Et comme toutes celles que je fabrique avec la vidéo depuis la fin des années 80, je deviens matière au montage, au rythme, à l’installation, au mouvement. À partir de là, tout est possible… Ça, c’est pour les images, quid des papillons ? Depuis 5 ans, mon corps et moi avons entamé une migration dont le papillon Monarque est l’aiguilleur. Leur migration m’a semblée d’une richesse métaphorique, symbolique et plastique telle que j’en ai fait mon terrain de recherches privilégié. Lors de mes déplacements, je me fais tatouer toujours le même motif : un papillon monarque femelle à échelle 1. Dans chacune des villes où je me rends, un artiste tatoueur local encre sur la partie gauche de mon corps ce motif récurrent. Chaque tatoueur travaille avec le même modèle qu’il adapte sur ma peau à son style, de la façon la plus fidèle. Je porte à ce jour 33 de ces papillons. Lydie Jean-Dit-Pannel est devenue une œuvre d’Art à elle toute seule ! Dans son nouveau grand projet vidéo « L-INK «, la question du tatouage entre à nouveau en jeu. Grâce à un tournage réalisé pendant le Tattoo Art Fest à Paris en 2009, elle a pu enregistrer un travelling vidéo sur plus de 1000 bras tatoués... Une passerelle éthnicorganique, un continent oublié, un pow-wow géant, une fresque freaks ! Lydie Jean-Dit-Pannel organise régulièrement avec la galerie Interface des présentations de travaux d’élèves et expose partout en France, mais n’a pas d’actualités régionales… Pour parodier je dirais pourtant que ce sont « des images que l’on n’aimerait voir plus souvent «. Mai - Marseille Exposition personnelle « ALIVE », « VOYAGEURS », « L-INK », « LA COLLECTION 2010 » Pour vos projets d’aménagements, étude personnalisée à partir de 100 CEDRIN DECO C dans l’art 07 13, rue du petit Citeaux 21000 Dijon 03 80 41 20 59 www.cedrin-deco.fr cedrin-deco@wanadoo.fr Lundi 14h-19h Mardi au Vendredi 10h-12h - 14h-19h 33



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