Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : Dijion va se faire voir ailleurs !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 agenda éclectique 05 Texte : Lydie Reversat Photo : DR Rock around the city Ni rock, ni baroque, Dijon ? Tout dépend si on prend ça à la lettre. La ville de Rameau n’est pas devenue la dernière escale des vieux rockers sur le retour, mais les rockeurs d’hier sont les décideurs d’aujourd’hui. La ville de Dijon manquerait-elle pourtant de rock & rollattitude ? Bien sûr, il y a les institutionnels culturels et puis, il y a les collectifs artistiques, plus underground, qui battent le rythme de la scène dijonnaise et qui créent l’événement autour du spectacle vivant. Focus sur les stars montantes de la jeune création qui impulsent une énergie rock & roll à la ville. Lydie Reversat La Péniche Cancale (encore !) : Le Cavern Club du port du canal ? La péniche Cancale serait-elle la digne héritière du Cavern Club de Liverpool qui a fait découvrir les Beatles ? Ce qui est sûr, c’est qu’on y entre et qu’on en sort avec la banane... des Velvet Underground aux lèvres. Ici on mise sur la découverte d’artistes inconnus, peu connus ou reconnus, dans une fusion de styles qui détonne. Comme aux origines du rock, aucune distinction de genres, la programmation est éclectique, portée par un collectif fédérateur à l’exigence artistique. Sur la péniche Cancale, de la chanson française à des soirées repas autour du monde, tout y passe. On prend l’air du large dans des cales à l’ambiance bistronomique (mot du moment !) et musicale. Avec une petite équipe de permanents, et une floppée de bénévoles, ces enragés tiennent bon la barre et nous convient à de belles navigations musicales. Côté bistrot, la carte est sympathique : le fait maison, les prix mini mini, la Mandubienne ou le jus de rhubarbe rendent les fidèles accros. En prime le sourire de Kiko et de Côme, toujours de mise, malgré le rythme d’enfer qu’ils tiennent derrière le bar. Dans le port du canal, y’a des marins qui pleurent… Côté spectacle, la programmation est ultra riche et signe un bel engagement artistique. « Sous les pavés la plage » ? Pour sûr, un air de Mai 68 souffle les conventions et ravive le feu de la création. Des jeunes bambins aux sexagénaires, toutes les générations se mélangent à la Cancale. C’est aussi ça l’alternatif, la mixité des âges et des genres artistiques. Rythmée par une trilogie rock & roll, la programmation ravit les goûts de chacun : jeudi concert, vendredi Djs et week-ends plus familiaux, entre apéros, théâtre et soirées repas-dégustation. Alors, les mauvaises langues diront que la jauge est trop petite mais c’est ce qui fait son charme aussi : convivialité Cancale, crédits : JC Tardivon avec les clients, complicité avec les artistes, proximité avec l’équipe. Avec une politique tarifaire qui défie toute concurrence et une programmation alléchante, difficile de ne pas succomber à la tentation ! La péniche Cancale devient l’acteur culturel incontournable du port du Canal. Un lieu alternatif qui redynamise le quartier et donne une bouffée d’air frais aux résidents dont ils avaient grandement besoin ! Dans les cales de la Cancale Et la grande nouveauté, un Woodstock dijonnais ? Pour inaugurer la terrasse de la péniche Cancale, le festival Prise de CirQ’. Seule contrainte imposée par Benjamin et son équipage : respecter le voisinage. Ouverte jusqu’à 22 heures, la terrasse sera l’occasion de déguster un apéro les pieds dans l’eau sur fond de musique ; avant de poursuivre les festivités dans les cales de la Cancale. A la période estivale, concerts, ciné en plein air, concours de pétanque, parties de foot endiablées seront programmées. Un lieu alternatif loin des sentiers conventionnels, qui annonce un été festif. La coopérative culturelle et solidaire, L’Autre bout du monde, ouvre un nouvel horizon à consommer sans modération... Qu’on se le dise : Tous à l’abordage ! ▀ Site de la Péniche cancale : http://www.penichecancale.com/411111 4111111111161/1 1141111.11,11.111N40, ININIMISrf< t:,, il**M*R*ttiftatatt »... atar.ikt M*fifl11**at**1tltlt
La nouvelle Factory de Nü Köza ! Sur les traces d’Andy Warhol, La Factory n’est plus newyorkaise mais dijonnaise ! Oubliés les 27m2 du 89 rue Berbisey : les artistes de Nü Köza rejoignent un local de 130 m2 digne de leurs actions artistiques. Maxime Grossier, Fabien Lédé et la fine équipe investissent le quartier du Petit-Cîteaux. Après une première bougie soufflée au prix d’efforts, le collectif engagé gagne son pari : la ville reconnaît ses talents de fédérateur artistique et lui accorde un nouveau local (dans ce qui devrait devenir un véritable pôle culturel). Nü Köza, qui compte aujourd’hui 50 artistes et plus de 1000 oeuvres, aura enfin les moyens de réaliser ses actions artistiques. Un grand espace sera dédié à l’artothèque (20 € à l’année pour emprunter une œuvre pendant un mois parmi les 600 mises à la disposition du public), des expositions seront valorisées à leur juste valeur, des soirées festives avec d’autres associations seront organisées et les Nü Köziens bénéficieront enfin d’un vrai bureau ! Le nouveau roc de l’art dijonnais garde son cap alternatif et part révolutionner le Petit-Cîteaux de ses pinceaux et de ses mots. Telles des rocks stars de l’art au pluriel, leur calendrier est overbooké. Grande exposition Métropole Rhin-Rhône au Cloître Sainte Anne dès le 23 avril, sous oublier celle du Calend’art d’Octarine (du 23 avril au 28 mai) et celle d’Okiko (du 07 au 26 mai). Le rayonnement de Nü Köza ne se bornera pas à Dijon, il s’exportera jusqu’à Avallon pour investir les Abattoirs de la ville avec une grande exposition et des concerts sur Jean Genet (dès le 17 mai). Cet été, Nü Köza renouvellera son festival Out of Nü Köza et s’installera au cœur de la ville. En un an, cette galerie d’artistes alternatifs est devenue un acteur culturel incontournable. Une fédération rock & roll qui a relevé le défi de faire vivre sa galerie, sans la moindre subvention de la ville, durant sa première année. Chapeau bas les artistes ! ▀ Site : http://www.nukoza.com/L’Écoute au casque : la palme de l’underground okiko Pour sa 3ème édition, Antoine Dumont (collectif RAS) revient en force avec son Festival Le Placard/L’Écoute au casque. Un concept unique et atypique à Dijon pour un line-up ultra alternatif : une nuit blanche de sons et d’expérimentations à savourer exclusivement au casque Cette grande famille de musiciens alternatifs investit la galerie Interface en partenariat avec Why Not. De 20h le 23 avril jusqu’à 12h le lendemain, des sets de 40 minutes s’enchaînent pour une nuit blanche de musique. Au programme ? Ambient, electro, bending (détournement d’objets électroniques pour de nouveaux générateurs de son). Une plongée nocturne pour découvrir en live une agenda éclectique 05 musique expérimentale et improvisée. L’idée ? On met tout par terre, on chausse un casque et on se laisse transporter par ces créations contemporaines. Vidéos, performances visuelles, jeux de lumières. Musiciens et performeurs sont au rendezvous pour un show démesuré, réhaussé d’une scénographie underground. L’occasion de rencontrer des artistes, de partager ses impressions et de mélanger les générations. L’esprit du festival c’est aussi de ne pas mettre en avant tel artiste plutôt qu’un autre. Pour les noctambules qui sortiront de la 2ème édition du Dum Dum Club à la Vapeur à 4 heures du matin, rejoindre la galerie Interface sera une invitation à déguster un petit déjeuner, histoire de se requinquer et de prolonger l’after. Duvets et casques sont les bienvenus pour passer une nuit blanche sur place à s’enivrer de sons ! Si c’est pas la rock & rollattitude ? ! En prime ? Une entrée gratuite et une buvette sur place. Antoine planche déjà sur ses futures actions artistiques, impossible pour lui de rester bloqué dans une image figée. L’electron libre de la musique expérimentale investira un nouveau lieu pour la 4e édition (septembre/octobre 2010) dans un atelier de 300 m2, tenu secret pour l’instant. L’Écoute au casque sera sur 2 jours, l’un consacré à la vidéo expérimentale, l’autre dédié à la musique. Et pour cet été, des « Concerts In In » pointent leur nez : créer une pièce musicale, jouée en live chez l’habitant avec un artiste connu et deux musiciens dijonnais. Une expérience underground par excellence ! ▀ lecoute-au-casque.blogspot.com www.whynote.com 25



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