Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : Dijion va se faire voir ailleurs !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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02 C dans l’air 12 Une sitcom made in chez nous : le casting… je l’ai fait ! Je vous raconte ? « Cité des Ducs » : clairement on ne sait pas encore si c’est une série qui marchera. Ce qu’on sait en tout cas c’est qu’ils seront une poignée à avoir essayé et que c’est courageux ! Parce que je ne vous dis pas le nombre de personnes qui les attendent au tournant. L’équipe : 2 coproducteurs, Danielle Juban et Vincent Harbulot, 3 scénaristes, Catherine Barbier, Cyril Bouchard et Adrien Anderson, un « chuchoteur », Patrice Cordier, conducteur de bus chargé de recueillir les anecdotes croustillantes et 2 chargées de projet. Les acteurs, encore inconnus, seront choisis à l’issue de 2 castings. Le pitch pour vous la faire courte : les aventures de 6 salariés au sein d’une agence de communication renommée située place de La Lib. Une intrigue différente alimentera chaque épisode de 20 mn, avec la vie de ces dijonnais pas tristes en toile de fond. Une série humoristique dont les 5 épisodes pilotes seront enregistrés sur un DVD qui devra convaincre. Message aux potentiels distributeurs : alleeeeeez offrez-nous notre sitcom, qu’on leur montre à Marseille que nous aussi on peut ! Mon premier casting On est le samedi 27 mars. Je pars de bon matin dans les locaux de l’ESC pour un rendezvous avec toute l’équipe de la sitcom « Cité des Ducs ». C’est mon tout premier casting. Présélectionnée sur dossier, je fais partie des 50 personnes choisies qui auditionneront aujourd’hui. Jamais pris un cours de théâtre, enfin si peut-être bien trois en fait… autant dire que dalle. Mais voilà, j’en rêve depuis que je suis gosse de faire l’actrice. Alors pourquoi pas dans une sitcom dijonnaise, après tout ? Mi-curieuse, mi-amusée et entièrement détendue je me pointe et je pointe à l’accueil. Les formalités passées, je vois débarquer d’autres postulantes d’environ mon âge. C’est drôle, de les voir là me donne la niaque tout à coup. Textes distribués, c’est dans un amphithéâtre que nous apprenons consciencieusement nos répliques. Je suis pressentie pour le rôle de Jacqueline, directrice de l’agence de com, 35- 40 ans (hum, ferais-je plus vieille que mon âge ? !) Je répète avec Carine qui auditionne pour le rôle de Suzon, peste trentenaire, mon assistante dans la série. Le stress pointe le bout de son nez. Tiens mais qu’est-ce qu’il fait là lui ? Et eux là qui rentrent doucement avec micro et caméra ? Parce que c’est ce moment là que choisit l’équipe de France 3 pour venir filmer nos répétitions, ne faisant évidemment qu’ajouter au trac qui monte (mais c’est vrai que j’ai le trac ! !) Tous en scène ! Deux duos sont déjà passés. On nous appelle. A nous de jouer ! L’ambiance dans la salle des auditions est pro mais détendue : photo, brève présentation filmée, un passage « brouillon » et le vrai, filmé cette fois-ci par France 3 et le réalisateur de « Cité des Ducs ». Et c’est là qu’il ne faut pas se rater parce qu’un bide aux nouvelles du Midi Pile ça s’oublie vite mais une casserole dans le bonus du DVD « Cité des Ducs » qui sortira à la fin de l’année, ça reste… « Ca tourne ! Quand vous voulez ! » Eh ben on veut et puis on va y aller hein, parce qu’on est venu là pour ça et parce que ça ira mieux après… Bon, 6 ou 7 répliques enchaînées sans trous de mémoires, c’est déjà ça ! J’ai trouvé Carine super. Moi… aucun recul, aucune idée mais j’ai A-DO-RE !!! Ce que je sais à l’heure où j’écris ces quelques lignes, c’est que je suis retenue pour participer au 2ème casting ! Finalement si c’était moi la future directrice de l’agence Superchouette.com ? Le suspense reste entier. ▀ Céline Di(j)on Cité des Ducs – La série TV 09 72 13 23 18 - ww.citedesducs.fr Ca sera moi, ou je fais un malheur ! ! GRAIN DE POUDRE PRONOVIAS JESUS PEIRO ROSA CLARA WHITE ONE MODELATTI AIRE.COLLECTION Robes de mariée, costumes, cocktail, accessoires, lingerie 3-5 rue Verrerie, Dijon. 03 80 30 47 87 partenaire des galeries lafayette mariage 10% du prix d’achat de votre robe de mariée crédités sur votre liste de mariage
Chronique : Comment apprivoiser le Dijonnais ! Tu as le gros défaut de ne pas être né à Dijon, mais tu y habites depuis quelques temps déjà. Tu commences à comprendre que Chenôve n’est pas Longvic, que Saint- Bénigne n’est pas Saint-Philibert. Tu as reconsidéré ton sens des valeurs avant de comprendre qu’il était impossible qu’il y ait deux FNAC dans une agglomération de 250 000 habitants et que, en conclusion, le centre n’était pas aussi vaste que tu ne le croyais au bout de deux longues heures de marche. Tu sais qu’il y a du brouillard en hiver et qu’il fait parfois gris et chaud en été, et qu’il y a plein de plans d’eau, pas loin, qui peuvent te faire patienter avant d’aller voir si les mouettes ont toujours pied là où tu sais. Tu sais aussi que les vins ne sont, ma foi, pas mauvais et qu’il règne ici une certaine douceur de vivre pas désagréable. Tu t’acclimates. Tu commences même à connaître des autochtones et ils s’habituent à toi. Ils te parlent, s’aperçoivent que tu n’es pas que parisien et que tu peux même être sympathique. Et un jour, un grand jour, un dijonnais t’emmène quelque part (à la gare, chez Carrefour ou même à Beaune). Tu es adopté ! Et là commence l’aventure la plus bizarre de ta vie. Le dijonnais bifurque brusquement du trajet rectiligne que tu crois, pauvre innocent, qu’il va prendre. Et tu découvres des endroits que tu ne connaissais pas. Des maisons calmes, des collines, des pruniers, des jardins, des immeubles pleins d’étages, des sculptures étranges, des ronds points et personne nulle part. Tu évalues que tu as fait pas mal de kilomètres, mais que la voiture ne s’est jamais arrêtée qu’à des stop. Tu finis par arriver, tu ne sais comment, à destination. Tu es désorienté. Et là, le dijonnais se tourne vers toi avec un air extrêmement fier et te dis : « tu es arrivé. Tu as vu ? On a évité 4 feux. Tu te souviendras du chemin ? » Il t’a fait son plus beau cadeau : son itinéraire secret qui évite les 4 feux d’enfer, car pour un dijonnais, 4 voitures à la queu-leu-leu, c’est un embouteillage. Et tu restes là, ahuri mais reconnaissant, presque pas en retard avec ton premier rituel de dijonnais en tête : ton premier trajet dijonnais anti-feux. ▀ Prochain numéro : le rituel du marché Carla Garfield pub mylsand-marais_132x210:pub mylsand-marais 6/04/10 15:44 Page 1 38, rue des Forges - Dijon 03 80 30 58 59 ISABELLE MARANT ISABELLE MARANT ENFANT VANESSA BRUNO JÉRÔME DREYFUSS JOSEPH 2, place Notre Dame - Dijon 03 80 35 75 81 C dans l’air 02 Le cornet a la frite ! « Avoir la frite » : expression populaire qui désigne une personne pleine d’énergie et de dynamisme. Pour ce qui concerne « le cornet », c’est une sorte de petite trompette utilisée dans les orchestres populaires (harmonies, fanfares, dixieland...) et dans les conservatoires (pour les débutants). Le « cornet de frites » signifie tout autre chôse ! Plutôt rare de trouver des musiciens comme Thierry Caens, capables un jour de défiler en fanfare sur la Vème Avenue, à New-York, et huit jours après d’aller donner des cours au centre social de la Fontaine d’Ouche, à Dijon. Pourquoi une école ouverte pour apprendre la trompette et le cornet ? Du point de vue de Thierry Caens, « l’accès à nos écoles de musique et conservatoires est peu adapté aux jeunes issus des quartiers dits « difficiles » (bien qu’il y ait du progrès). » Le Cornet a la Frite a trouvé le moyen de faire souffler un vent de renouveau dans « ces » quartiers Pourquoi le cornet ? « Parce que c’est un instrument assez facile pour un débutant, parce qu’il symbolise bien la France (cocorico ! !) et donc représente un symbole évident en terme d’intégration et qu’il permettra très vite au jeune musicien de jouer la musique de son choix : classique, jazz, fanfares » … Thierry Caens accueille, chaque semaine, 5 jeunes agés de 5 à 11 ans au Centre Social de la Fontaine d’Ouche et leur apprend l’art du Cornet. Une expérience « classique » qui donne la frite et qui permettra peut être à l’un de ces jeunes musiciens de rejoindre le conservatoire un jour ou l’autre... ▀ Pour en savoir plus : association Vivartis. Tél : 03 80 44 95 64 - vivartis@wanadoo.fr 13



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