Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
Bing Bang n°42 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,7 Mo

  • Dans ce numéro : Dijion va se faire voir ailleurs !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
02 10 Photo prise dans un local tout pourri rue de la Prévôté dans lequel un peintre chinois de renommée mondiale aujourd’hui... travaillait aussi ! En 1981, Christine rejoint Usher et Chelsea et se retrouve derrière la batterie alors qu’elle ne sait pas en jouer. Qu’importe, à l’aube des années 80, à la différence d’aujourd’hui, on ose prendre des risques pour mettre le feu sur scène. Norma Loy n’hésite pas à casser les codes convenus et révolutionne le paysage musical par des performances branchées et décalées. Les concerts s’enchaînent sur fond de contestation, de musique industrielle et de cold wave. En 1992, Christine Martin signe son dernier concert avec Norma Loy à la Locomotive à Paris. Aujourd’hui, malgré la sortie en janvier 2010, de leur nouvel album Un/Real, aucun concert de Norma Loy n’est programmé à Dijon. Le groupe culte s’exilera à Paris, le 19 mai au Point Ephémère et le 26 juin au Botanique à Bruxelles. Norma Loy sur scène à Dijon ? Pour le coup, ce serait vraiment rock & roll ! Une ex-batteuse devenue « battante » ! Exit la musique, place à la politique pour Christine Martin. Les élections de 1981 sonnent comme une victoire à ses oreilles : Christine Martin une « battante parmi les adjoint(e)s : Rock around the mairie « Enfin, je suis au cœur de la révolution ! » s’exclame Christine Martin en 1979 alors qu’elle arrive à l’Université de Dijon. Dans les couloirs de la fac, elle flashe sur le pantalon à carreaux rouges et noirs d’Usher (Norma Loy), acheté dans la même boutique londonienne que la petite robe « aussi mini qu’un timbre poste » de notre Miss rock & roll. Signes vestimentaires distinctifs de la culture underground qui initient les débuts de Norma Loy. « c’est génial, c’est la libération ! ». Ayant horreur de l’injustice, en 1995, elle fait son entrée en politique par le biais du syndicalisme. La « claque de l’élection de 2002 » lui donne envie de se rapprocher du PS. Elle y adhère en 2005 grâce à une rencontre avec Laurent Grandguillaume qui compte énormément pour elle. En avril 2008, elle est élue sur la liste de François Rebsamen. Comment passer de la batterie à la mairie ? L’écart n’est pas si grand : c’est la même énergie qu’elle met au service de la ville. Aujourd’hui, notre Miss rock & roll dope sa politique culturelle avec le même dynamisme qu’elle avait derrière sa batterie. Faire bouger Dijon, soutenir des actions nouvelles pour façonner la ville « avec et pour » tous les Dijonnais. Ses coups de coeurs parmi tant d’autres ? Kultur’Mix, le premier festival lancé par la star montante de la politique (Laurent Grandguillaume, toujours lui !) , qui offre une chance unique à de jeunes associations de devenir de véritables acteurs culturels. Ne manquez pas Karnaval en fête (29 mai). Autre coup de cœur de notre Miss rock & roll, loin des sentiers battus de la culture institutionnelle : la Biennale d’Itinéraires Singuliers, qui s’est terminée le 11 avril, art brut itinérant « fort et bouleversant ». Le militantisme de Christine Martin l’anime galerie des trois pignons dijon magasin de mobilier ancien et iaduetxiel galc r ic d c9 troi syigoon9. orteo.so m mardi 1 sa}mcdi, 10h/12h ci 1511/18h 7j/7 sur rendez-vous. tel O6.75.47.62.59 5 rue chaudronnerie, 21000 dijon galcricdcs[ruispignons wanadno.fr toujours autant : donner sa chance au plus grand nombre, soutenir des projets novateurs et dynamiser la culture. Certes, il y a les lieux institutionnels importants et essentiels mais il y a aussi la culture émergente qu’elle soutient et veut voir s’épanouir. Son fer de lance ? Etre au cœur de de la ville et encourager la jeune création. Un côté « twist » et « fun » qu’elle approuve en dopant de nouveaux bonus, qui révolutionnent aujourd’hui le spectacle vivant. Lydie Reversat ▀ Site Kultur’Mix : http://www.dijon.fr/fiche/kultur-mix.art.1586.php Site Itinéraires singuliers : http://www.itinerairessinguliers.com/Site de Norma Loy : http://normaloy.free.fr/Photo prise à la sortie d’un concert à Lyon. La reconnaissez-vous ? 0
A pleurer de rire ! Bon, pour rester dans l’univers de la BD, c’est drôle, ce voyage façon Asterix chez les Macs (do), partant avec barde et bagages défendre le patrimoine local, au pays de la malbouffe. Jamait qui chante son old Dijon, des portions de plats bien de chez nous offertes pour réchauffer les passants pressés d’aller prendre leur train, les vins fins pour les pots des officiels (il y a toujours des pots de vins !) , Thierry Caens qui fait LeCollectifEphémère souffler un vent de folie dans les rues, l’équipe municipale qui a pris des cours d’anglais en accéléré, ça va être drôle à voir si Voo TV, la chaine locale, a pu tout filmer. « J’ai rêvé New-York », « Voo qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir » … « Faut pas pleurer comme ça » …Pour la bande son, ils avaient l’embarras du choix, sans même chercher dans le répertoire rock ! C’est rock et ça ne sait pas ! J’adore Voo TV, depuis qu’elle existe, je me régale. Suffit de zapper sur le canal 20 pour rigoler un peu, avec les invités du plateau ou les chroniqueurs du moment. Oublié FR3, devenu trop tendance, trop pro, trop sérieux en comparaison. Pas la faute du présentateur, C dans l’air 02 qui fait ce qu’il peut. J’ai vu un invité, un bon, terrorisé par une nunuche qui lui posait des questions idiotes. Terrible ! Faut faire tarte pour plaire, on le sait bien, regardez les autres chaînes du cable à l’heure des infos ou des divertissements. Pas facile de se démarquer ! Regardez le film réalisé à la demande de la ville et de l’office de tourisme pour montrer un Dijon de rêve à ceux qui suivront la balade des pleurants de musée en musée. On prend des figurants pour lever le coude dans une cave, se promener en segway, poser devant le Bareuzai, faire semblant de boire un Romanée-Conti place de la Lib. Si les pleurants continuent leur balade (les travaux du musée semblant au point mort, va falloir les occuper, les pauvres chéris !) , ce film va faire un malheur : de Hong Kong à Vienne, on adore montrer des couples bien habillés qui boivent un vin sublime à la lueur des bougies, sourient à la vie en terrasse, s’habillent pour aller à l’Opéra. Quand les pleurants reviendront prendre place au musée, la ville aura bien changé : un tram en bonne voie, une piscine pour les bains de foule, un feuilleton qui aura battu les records de « Plus belle la vie », des bars bizarres, des restos rigolos… Une ville plus « rock n’roll », au sens actuel du mot, plus drôle à vivre, pour tous. On est forcément optimiste, quand arrivent les beaux jours. GB ▀ 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :