Bing Bang n°40 oct/nov 2009
Bing Bang n°40 oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : 13 macarons sucrés et des résultats qui ne manquent pas de sel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 02 C dans l’air le H, j’en prends un peu, le Q le plus possible, pour le E, j’attends demain. Ma nuit avec Rudy Ricciotti Il y a des hommes que l’on ne doit pas laisser passer et Rudy Ricciotti fait partie de ceux là. Dès l’annonce de sa venue à Dijon, je le savais, une détermination sans faille, il me le fallait. Cet homme, ce vrai male, cette grande et belle gueule, débordant de mots et d’énergie, il était pour moi. Je le voulais et je trouverais le culot, Rudy Ricciotti sera à moi, je vais me le faire. La conférence de plus en plus proche, je me renseigne, un peu. Ses derniers projets, quelques uns de ses textes, ces dernières colères, mais surtout quel âge, est-ce qu’il a vraiment cette tête de beau gosse italien sur le retour ? Je cherche, un peu. Le grand soir, du monde partout, du beau monde partout. Aïe, comment moi, petite souris, je vais attirer l’attention de ce grand – c’était pas marqué sur le net – homme qu’une foule si importante attend comme le prophète de l’architecture contemporaine ? On verra tout à l’heure, ça commence. Eh ! il est brillant le garçon, l’air de ne rien avoir préparé, faisant défiler les images de ces nombreux projets et concours, il fait rire le beau monde ! Il parle, il parle. De tout et d’autres choses, passant de son fils, « pas assez con pour des études d’architecture », ingénieur des ponts, son super bras droit, à la portance croisée de l’ossature de béton… Une autre photo, un autre bâtiment, le pavillon noir à Aix, encore plus impressionnant que le précédent, et hop, vas-y que je te glisse une pique sur les urbanistes et un très long compliment pour les ouvriers français… Un autre projet, et voilà un petit essai sur la politique d’extension passive et internationale de l’architecture traditionnelle du midi « la jihad méditerranéenne » Éclats de rire de l’auditoire, ça existe aussi en Bourgogne. Dernière photo, le pont du diable, dans l’Hérault, une prouesse technique. C’est son chouchou, une épure, un sabre noir entre deux rives. Le discours et l’orateur s’emballent, le BFUHP*, le micro ajustement, et pourtant ce n’est pas du high-tech, « je déteste le high-tech ». C’est la fin, quelques questions techniques puis un architecte, petit malin, le lance sur le HQE** et la réponse est attendue : le H, j’en prends un peu, le Q le plus possible, pour le E, j’attends demain. Bravo, le one man show était très chaleureux. Ça ne m’aide pas, tout le beau monde veut le saluer. Je saute de mon premier rang, je grille un maire et deux archis, j’arme mon plus beau sourire. Ça y est, il me parle, il me dit oui, il ME donne son numéro de portable, et là, je joue mon meilleur rôle de Bridget : Je n’ai pas de stylo, mon portable n’a plus de batterie et je lui fait répéter trois fois son numéro, incapable de le retenir… Je suis pétrifiée ! Ravie, heureuse, épanouie, sur un nuage, j’ai rendez-vous avec Rudy Ricciotti. Sa main dans la mienne, de sa voix ferme mais avec des yeux tellement doux, il me confirme : demain 10h00, un tête à tête, juste lui et moi, un quart d’heure… Je n’en ai pas dormi de la nuit. Je prône une monomatière, la peau et les os, une architecture aux pieds nus, mais qui soit corporelle, sensuelle. Rudy Ricciotti est le lauréat du concours d’architecture du nouveau rectorat que les dijonnais pourront voir « pousser » entre 2010 et 2012. Il était l’invité du CAUE, Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement de Côte d’Or lors de son assemblée générale annuelle. Texte Bridget P.BFUHP : Béton Fibré à Ultra Haute Performance HQE : Haute Qualité Environnementale Brèves rencontres... On dit l’homo bourguignonus farouche. Rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir pu rencontrer cet être bizarre ailleurs que dans sa cuisine, où il abreuve le peu d’élus à qui il ouvre sa porte de vins choisis pour accompagner l’ingestion, et la digestion, des escargots qu’il a amoureusement élevés... Or le Bourguignon s’aperçoit, depuis un certain temps, et spécialement dans le microcosme culturel, qu’il est bon parfois d’adresser la parole aux gens qu’il croise dans les concerts, les expos, certains êtres de passage méritant le détour d’une conversation. C’est l’heureuse initiative de la pétulante équipe de la Vapeur qui a permis ce petit miracle : un « speedmeeting culturel » a réuni plusieurs douzaines d’artistes, de chargés de culture, techniciens, vidéastes et autres journalistes et chargés de communication, pour faire connaissance ou plus si affinités. Ainsi, pendant deux bonnes heures, dans le cadre arty du Saint-Fiacre, rue Vauban, des mini-rencontres ont eu lieu. Chacun avait 5 minutes pour se présenter, présenter un projet et échanger ses cartes. Et ça va bouger, les amis ! Rien de mieux qu’un peu de bousculade pour créer du lien et « faire du buzz » (parole de communicantes). Tout le monde était ému, la nouvelle se répandait le lendemain sur Facebook et Twitter et dans les bars, on en redemande. Donc, la Vapeur va remettre les voiles. A noter également, dans cette tendance « on se rencontre en vrai », la tenue d’un « Artcamp » le 28 novembre à l’Atheneum. Mais qu’est-ce donc encore me direz vous ? Une rencontre informelle entre geeks et artistes, qui pourront partager sur leurs pratiques et en créer de nouvelles, apprendre à se servir (enfin) correctement des réseaux sociaux, faire des podcasts, connaître intimement gimp ou la réalité augmentée et même faire des batailles graphiques avec Paris et Nantes ou un concert virtuel. Ne me demandez pas de vous expliquer, c’est plus fort que moi, je ne peux pas. Carla Garfield Pour plus d’infos : www.barcamp.org/Art- CampDijon et www.lavapeur.com
Métal Hurlant : Brigitte Durieux invente les livres… qui meublent Qui meublent les conversations, dans les salons dijonnais, comme à la télévision, car elle est de toutes les émissions déco. Deux ans de travaux forcés pour cette retraitée speedée qui a décidé de ne pas passer son temps assise sur une chaise, fut-elle estampillée Tolix (ceci dit pour vous rappeler le nom de son premier album, Inoxydable Tolix). Brigitte D, vous la connaissez forcément si vous fréquentez le quartier des Antiquaires, qu’elle a contribué à transformer au fil des ans en nouveau quartier « mi indus mi design », pour parler comme cette fausse parisienne, aujourd’hui invitée de tous les mags branchés… et même débranchés, car elle est n’est pas snob. Ceux qui l’ont vue passer avec ses lampes d’usine sous le bras ou traînant ses chaises d’atelier seront surpris de découvrir au fil des 245 pages de cet ouvrage ce qu’elles ont pu représenter dans l’histoire du « Mobilier d’Industriel ». Une histoire encore inédite, racontée de façon claire et passionnante par cette journaliste curieuse (à tous points de vue), cette chineuse des temps modernes qui a rempli ses 65 mètres carrés dijonnais d’objets cultes jusqu’alors ignorés du grand public. Des outils de travail de vos grands parents que la révolution informatique a rejeté et qui deviennent déjà nos nouveaux meubles de famille (en attendant le grand retour du buffet Henri II). GB Brigitte, son livre et ses accessoires de travail vous donnent rendez-vous à la Librairie Grangier le 28 novembre à partir de 15 heures. Présentation de mobilier à la boutique Paula Coste, place Darcy, tout le mois de décembre. Le Mobilier Industriel, « quand l’utile devient style », par Brigitte Durieux. Aux éditions Aubanel. Graine d’Iris noir, glamour, et chic à prix démocratique La tendance 2009/2010 est à l’intemporel, et le noir sera toujours un classique chic, ultra inspiré : le voici sur une veste en tweed façon Chanel signée K de KarlLagerfeld, ou sur un tailleur croisé d’Irène Van Ryb, épuré chic avec les robes d’Iriée Wash, sublime avec la nouvelle ligne « Hôtel particulier » qui signe des blousons en cuir gansés de fourrure, des slims en peau d’une qualité exceptionnelle à des prix étonnants (dès la mi-novembre). A découvrir en plus de l’ambiance ultra décontracte. Côté nouveautés : les chemisiers Gant, la nouvelle marque de la maison Rizal « Hôtel Particulier » et les mailles raffinées de Baroni. 21 rue des Forges Tél : 03 80 30 14 01 Ouvert le lundi 14h-19h et du mardi au samedi 10h-12h, 14h-19h C dans l’air 02 Inoxydable Brigitte D. V.Arbelet 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :