Bing Bang n°40 oct/nov 2009
Bing Bang n°40 oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : 13 macarons sucrés et des résultats qui ne manquent pas de sel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 C’dans l’air 02 Bons baisers de Dijon J’ai longtemps habité Dijon. C’était avant la perestroïka, on ne trouvait plus de gougères après le couvre-feu. Dijon ressemblait aux faubourgs de Tcheliabinsk et la place de la Libération à un parking. Maintenant que j’y déjeune, pour ainsi dire en touriste, je trouve que les choses ont bien changé. Si on plisse les yeux, la place n’est pas sans évoquer celle du Palio, avec son palazzo communale comme à Sienne, des terrasses autour, et en plus, des fontaines géométriquement signifiantes, comme à Romorantin. On s’y fait mélodieusement caresser le lobe en été par les mêmes accordéonistes roumains qu’à Rome ou Arles et on y mange dans les mêmes verrines qu’un peu partout. Après, on peut aller buller sur la plage, à l’ombre des mêmes cabines qu’à Cabourg, à côté de palmiers qui sont les petits frères de ceux de Cannes ; et le soir, on partage la même culture festivalière qu’à Avignon ou Saint-Omer. Si on veut, on peut même profiter -mais attention : seulement le temps des travaux sur les boulevards- d’embouteillages qui valent bien ceux de Juan-les-Pins. Les girafes Martine Roch Changez d’air Respirez ! Bonne idée d’avoir mis ce panneau sur un des murs de l’Orangerie, afin que les voyageurs traversant le jardin de l’Arquebuse (à quand un accès direct depuis la gare ?) aient envie de respirer Dijon à pleins poumons, dès leur sortie du TGV. D’autant qu’ils n’avaient rien de drôle à lire, dans les mags, sur leur ordinateur portable, pour ceux et celles qui l’emportent en voyage. Ceci, c’était avant l’arrivée de Dijonscope et des nouveautés télévisuelles en tous genres, qui vous font voir Dijon autrement, et dont on vous parle ici. Dijon change, il y a de l’humour et de l’amour dans l’air, respirez-le. Emportez ce mag dans votre sac, en même temps que le masque, le gel et tout ce que vous avez acheté par précaution en prévision d’un automne difficile. Même la Foire de Dijon, notre repaire dans la nuit automnale, aurait pu être annulée si les menaces de grippe se faisaient sentir. Alex Miles, en organisant cet été un festival 4-14 autour des Halles où l’on pouvait déguster de tout comme autrefois, sur un air de jazz, a eu du nez : il nous a offert une foire… en plein air. Alors, je vous le demande : pourquoi aller s’emmerder ailleurs, puisqu’on a tout sur place pour faire briller le jour, y compris sous les rares nuages, attentifs à ne pas obscurcir le tableau ? Bientôt, on n’aura même plus besoin d’aller à Saint-Etienne pour prendre le tramway. Il ne restera plus qu’à équiper la tour de Bar d’un parcours ascensionnel afin de faire oublier Chamonix et à exhumer le Suzon pour qu’on puisse vaquer en pédalo, du théâtre à l’hosto, en regardant les amoureux se bécoter sur les quais. Ce sera Byzance et ce sera moins difficile que de détourner l’Euphrate. ça pourrait même être inclus au prochain programme municipal. Je glisse l’idée aux représentants du Modem : ça pourrait constituer une ligne politique. En attendant, pour ceux qui seraient contraints de partir, pour ceux, voire, qui auraient choisi d’aller chercher ailleurs, à grands frais, ce qu’ils avaient sous la main, voici de quoi leur faire oublier leur déconvenue. Culture, bouffe, activités, nouveautés de tous ordres : Dijon est toute l’année, on nous le dit, « une ville douce à vivre ». Au point que c’est presque une douleur d’avoir à la quitter.. Jean Maisonnave
Un nouveau bateau-théâtre au allures de bistro-gourmand V.Arbelet Quand Cancale cale à Dijon : sûr, on vous mène en bateau ! À Dijon, ce qui manque, c’est l’eau. Non pas souterraine, comme le Suzon qui court sous les rues du centre ville. Mais l’eau vive, dont la circulation au grand jour induirait vie et mouvement. Cette absence, mine de rien, pourrait condamner la cité des Ducs de Bourgogne à une forme d’immobilité éternelle. Sauf qu’on oublie trop souvent que Dijon, à défaut de fleuve ou rivière, accueille un canal et un port. Et d’ailleurs, c’est de ce côté là de la ville que l’immuable est en train d’être bousculé, bouleversant par là-même la donne tant « bistrotière », associative, que culturelle. Vous n’aviez pas remarqué ce nouvel arrivant, prometteur de dynamisation de tout un quartier ? Il s’agit d’une péniche, amarrée là et à priori pour un bout de temps. Nommée Cancale, cette vaste embarcation construite par l’arsenal de Toulon en 1951 a, sa vie durant, transporté toutes sortes de marchandises, du blé au charbon en passant par les canettes de bière. Elle débute cette automne une nouvelle carrière. Non pas comme convoyeur quelconque, mais comme lieu de vie et de spectacles. Un espace singulier, qui va permettre à tout un chacun de réinventer le goûter en famille, l’apéro ou le concert entre amis. Mais attention, comprenez bien que la Péniche Cancale n’est pas qu’un lieu de spectacles. Pas plus que seulement un bistrot. À travers ses différentes identités il s’agit aussi – surtout - de réinventer les lieux d’échanges. Tandis que le bistrot gourmand donne l’occasion de déguster selon Regardez Voo en face ! Voo qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir… Allez savoir pourquoi me revient cette chanson de Trenet au moment de vous parler de l’événement télévisuel de l’automne. Ce qu’il y a de bien, avec Voo, « votre » future télé régionale, c’est qu’on ne peut pas la manquer, en zappant les chaînes du cable. Entre M6 Boutique et TV Breiz, sur le canal 14. Des images du marché, de la place de la Lib, des concerts de l’été, sur une musique horripilante destinée à l’origine à la promo de la fête de la musique. Daniel-Henri Vincent, le président de Voo, se veut rassurant : dans les jours à venir, la programmation 24h/24 sera un peu plus variée. Après avoir lancé Tintin en bourguignon au dernier salon du livre, l’ancien directeur de la DRAC Bourgogne, qu’on espérait voir un jour adjoint à la Culture, nous revient en tant que gardien du temple des temps C dans l’air 02 les goûts bières de trappistes, vins de petits producteurs bourguignons, assiettes de produits régionaux, le bistrot-spectacle accueillera concerts d’artistes locaux, comédiens, conteurs ou encore expositions. Tout ça dans le même espace, l’ensemble affirmant bien la naissance d’un nouvel espace largement convivial. Lieu de rencontres, la Péniche Cancale a d’ailleurs mis en œuvre ses valeurs dès le début : sa gestion, assurée par une société coopérative, met autant l’accent sur le développement durable que sur son accessibilité (large gamme de tarifs) à tous. Bon, résumons : tandis qu’en début de semaine la Péniche ouvre ses portes aux entreprises ou autres associations pour des locations privées, le bistrot-spectacle, lui, est ouvert toute l’année du jeudi au dimanche. De 18h à 21h (sauf le dimanche), on s’y retrouve pour les apéros gourmands, et à partir de 21h c’est place à la musique sous toutes ses formes. Et les samedis et dimanches après-midi sont, eux, consacrés au théâtre, sans oublier goûters animés et malles à jeux pour les enfants (on vous joint d’ailleurs le programme à côté). Dijon continuant sa mue, et le quartier du port du Canal étant promis dans les années futures à un sérieux lifting, via, entre autres, l’arrivée du tramway, la réhabilitation des casernes et de l’hôpital, l’implantation de logements, etc., la Péniche Cancale s’annonce déjà comme une locomotive essentielle à ce vaste projet... Caroline Chatelet Péniche Cancale : port du Canal – Dijon. Tél. 03 80 43 15 72 - contact@penichecancale.com www.penichecancale.com nouveaux. A lui de veiller, avec une équipe de sages, à que tout se déroule au mieux entre les différents partenaires, publics et privés. Mission Impossible… 20 ans après ? Ceux qui disent déjà cette chaine « Vouée à l’échec » peuvent ricaner et se repasser les meilleurs moments de FR3 Bourgogne, quand Claude Patriat venait commencer les élections. Laissons du temps au temps, dirait J.F. Bazin, qui pourrait toujours proposer un feuilleton 100% bourguignon pour les longues soirées d’hiver. C’est vrai, marre de voir les chaînes généralistes choisir toujours la Provence, le Nord ou la Bretagne pour leurs polars régionaux. Et nous ? Avec nos Pleurants qui s’en vont aux USA, et qui sont les témoins de toutes les turpitudes des Ducs, on n’a rien à se mettre sous la dent. Si, on aura les « Chevaliers du Ciel » en décembre (j’adorais !). Espérons que la chaîne nous offrira quelques débats corsés, et des soirées pas tristes nous montrant tels que nous sommes, aujourd’hui. La vérité, c’est qu’on sera très content de « Voo » voir, enfin ! Gérard Bouchu 5



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