Bing Bang n°40 oct/nov 2009
Bing Bang n°40 oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,6 Mo

  • Dans ce numéro : 13 macarons sucrés et des résultats qui ne manquent pas de sel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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04 Cuisines et dépendances Texte : Jean Maisonnave Photos : DR 16 Au plaisir des sens Faire son marché, c’est prolonger la sensation des vacances, un retour de chaleur, de couleur. D’ailleurs, si les marchés sont souvent saturés, aux beaux jours, c’est que tout le monde y va. Pas seulement pour acheter ; pour se tremper dans le pays, et même parfois un pays imaginaire. En rentrant, on n’est pas fier, ça n’a plus le même goût, ça a perdu sa magie. On ne va plus au marché, d’ailleurs. On n’a plus le temps, on travaille toute la semaine, ça se comprend. Reste le week-end. Alors là, si on ne retourne pas au marché, on est impardonnable. Voici, à titre de rappel, quelques marchés où retourner, où retrouver un temps du loisir pas bien cher et utile. La vie, c’est des petits bonheurs à tricoter bien serrés… Le samedi : Dijon, Marché Central Au plan de l’alimentation, ce n’est pas le plus intéressant de la semaine. Mais les dijonnais doivent savoir qu’ils ont le plus joli marché de tout l’Est (Chalon et Nancy sont bien aussi, mais en semaine). Voici un jeu : il faut associer les produits avec les commerçants adéquats (ceux-ci n’étant donnés qu’à titre d’exemples). 1 – L’andouillette AAAAA de chez Lemelle ? 2 – Une terrine de raie à tomber 3 – Les volailles de chez Miéral 4 – Un très vieux Gouda d’anthologie 5 – Du jambon Ibaïona à se rouler par terre 6 – De la manzanilla La Guita, la plus légère Réponses : A – Le Gars Gourmand ; B – Les Frères Chenu ; C – Casa Manolo ; D – Le Gourmet ; E – La Triperie dijonnaise ; F – Les Salaisons de Campagne Encore une fois, ce ne sont que des exemples, on pourrait prolonger le jeu. Et qu’est ce qu’on gagne ? Du plaisir. Marché Dijon-Grésilles En dehors de l’humanité qu’il confère au quartier, sa principale vertu est sa modicité – il est bien moins cher que le marché central – et son côté bon enfant – question répertoire, c’est autre chose. Un seul producteur local (d’Auxonne), un boucher traditionnel et parfois un petit poissonnier. Mais surtout le jeudi. Pour le reste, beaucoup de fruits et légumes en provenance d’un peu partout (là, on peut au moins lire sur les cagettes) et pas pire qu’ailleurs. Des épices aussi, bref de quoi faire un bon couscous. Avec de la sape et de la déco à des prix plus que sympas, mais dans un style nettement ethnique. Globalement, si on n’habite pas le quartier, ce n’est pas Byzance. Le dimanche : Marché de Chenôve On peut y retrouver, rares, quelques commerçants du marché central, mais ce n’est pas l’intérêt. L’intérêt c’est que le dépaysement est garanti, même si les tours environnantes n’évoquent que très lointainement une médina. Dans la rue et au fond du centre commercial, quelques producteurs locaux : un spécialiste de la patate, une bonne maraîchère, un excellent fromager. Pour le plus gros : fruits et légumes de partout, à sélectionner, produits turcs et maghrébins, épices, confitures de cerise, lentilles roses et pas mal de rôtisseurs, hallal ou non. Les tarifs sont économiques (y compris les fleurs) sur le coup de midi, on fait de vraies affaires, et pour la qualité il faut regarder, il s’en trouve. Mais le plus beau, ça reste l’ambiance. Marché de Longvic Pas bien grand et presque circulaire, un marché campagnard en bord de zone. Pas mal de petits éventaires de production locale, avec un point fort sur les légumes ; plusieurs bons maraîchers dans la petite rue derrière et de savoureuses charcuteries jurassiennes sur la grand rue. C’est à peu tout, avec un fromager sympa, versé lui aussi dans le jurassien. On peut aller lire un journal au café, au bord de la rivière.
Des adresses...‘‘bon marché » À Tout Va Bien Les jours de marché, c’est là que les anciens venaient prendre une leçon de bonne humeur, dès 7h du matin, et même avant. Plats traditionnels, style tête de veau, hachis parmentier ou bœuf bourguignon. Rien de changé, apparemment, si ce n’est la déco, plus flashy, et la couleur de cheveux de la patronne. Le chef lui est toujours là, ses plats du jours aussi. Ouf, on est rassuré. GB 12, rue Quentin. Tél. 03-80-49-15-36. Face aux halles. Ts les midis. Formule déj (en sem) 13,50 € ; autre menu le sam 17 € ; compter 25 € à la carte. Brasserie du Marché de Gros Avant, pour situer un resto, on disait : derrière la poste, sur le marché, etc… Aujourd’hui, on précise : à côté d’Ikéa, dans la zone. Mais cette zone-là, on en redemande. Un monde qui ne cesse de boire et de manger, tout au long de la matinée, ce qui oblige à attendre au bar qu’une table se libère. Que du bon, du frais, du marché, forcément, ou du moins on peut l’espérer. Il y a de l’ambiance, et aucun problème pour se garer, en attendant le jour où tout cela sera loti. Salle climatisée, terrasse ombragée. GB 1, rue Léon Delessard (Marché de Gros). Tél : 03-80-71-14-35. Tlj sf sam et dim, 6h-14h30. Menus 13,50-20 €. à tous les prix La brasserie Flo Moi et Hitler avons beaucoup aimé les brasseries. Lui, parce qu’il a commencé sa carrière politique dans les brasseries münichoises ; moi parce que j’y vois l’avenir de la restauration, de la fonctionnalité du plaisir. Le groupe Flo – époque Bücher – a largement fait évoluer le concept - au départ bière maison et grosses bouffes locales – vers l’urbanité et la gastronomie, en rachetant de jolies maisons (Flo, Julien à Paris, l’Excelsior à Nancy, par exemple) et en améliorant la carte (le Flo Toulouse est exemplaire). Flo Dijon est dans la ligne : on peut y manger jusqu’à 15 heures et, le soir, jusqu’à 23 ou 24 heures ; c’est précieux. Quant à la carte, elle est plus ambitieuse que celle d’avant, avec des produits mieux achetés. Rien à redire, sauf un coulis de persil un peu trop collé avec les grenouilles (juste saisies) et des crêpes Suzette qui marquent nettement les limites du tout fait. On pourrait également étoffer les vins en carafes, pour adoucir l’addition en nette hausse elle aussi, à la carte. Les menus restent corrects pour une expérience globalement satisfaisante. Service et accueil charmants. Conclusion : très utile, un peu cher, peut-être pour amortir le décor, qui a été clairement défolklorisé. JM 18 rue Odebert. Tél : 03-80-30-81-83. Menus : 15,40 à 23,50. Carte : 45 € Café de l’Industrie Moins bistrot, plus troquet dans l’âme, l’Industrie ne fait pas dans l’industriel. Le bar se transforme le midi pour accueillir une clientèle professionnelle soucieuse de manger assez vite, pas trop mal et surtout à bon compte. Petite salle à côté. Là aussi, comme souvent autour des Halles, il vaut mieux réserver. La carte propose des spécialités bourguignonnes, et des planches de fromages ou de charcuterie, ceci dit pour qui serait enclin à rester côté bar, afin de profiter de la rue et de l’animation. La table est bonne, les patrons sympas, c’est bien là le principal. PL 15, rue des Godrans. Tél : 03-80-30-20-81. Lindustrie0479@orange.fr Tlj sf dim. Formule à 11 €. Petite carte 15-20 €. € communiqué 17



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