Bing Bang n°38 mar/avr/mai 2009
Bing Bang n°38 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,9 Mo

  • Dans ce numéro : cuisine, déco et ambiance musicale... le renouveau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 l’agenda classique 06 Sélection et Textes : Gérard Bouchu Photos ; BingBang, Thomas Hazebrouck Grandes expos, grands festivals, grandes émotions... Monsieur le Maire, on a besoin de vous ! Bonne idée que d’avoir communiqué sur le futur tramway dijonnais dans Les Echos, Le Parisien ou tel quotidien national. Mais, tout en découvrant la vision du Dijon de demain, on pouvait voir dans les autres pages l’annonce de « La Folle Journée de Nantes », qui fait vibrer une foule incroyable, en hiver, autour de la musique classique, on découvrait le futur musée ethnographique de Marseille, on apprenait les projets de Strasbourg et Bordeaux, on rêvait déjà de se retrouver à Bourges pour le Printemps, à La Rochelle avec le programme des Francofolies, à Rennes pour les Transmusicales ou tout projet théâtral d’envergure… Toutes ces villes n’ont pas (encore) de tramway, mais toutes ont des idées et surtout une image. Tout comme Dijon, qui pourrait créer l’évènement, demain, autour de son musée… et surtout d’un festival à la dimension de nos rêves. L’avenir dira déjà si le choix de lacher les Fauves, cette année, sur les pas de Matisse, va inciter les Français à venir passer un week-end à Dijon. On le souhaite, car ils auront de quoi se nourrir et le corps et l’esprit. Ce qui est la moindre des choses pour une ville de 150 000 habitants, direz-vous. On n’est pas des ploucs, quand même, vous répondra le rigolo de service, qui a déjà pris sa place pour applaudir Dubosc une seconde fois !!! Dubosc à qui on fait le coup du ban bourguignon à chaque passage : ça aussi, ça va aider, pour changer l’image de la ville !!! Et surtout, par pitié, cessons de dire : « il y a tellement de choses à voir qu’on ne sait plus quoi choisir », pour faire « tendance » car, faute de moyens, de connaissances ou d’intérêt réel, les programmations actuelles ne réussissent qu’une fois sur deux à ramener au théâtre, à l’opéra, et dans les salles un public qui va chercher ailleurs ses sources de connaissance ou de divertissement… Des contes d’Hoffmannqui finissent bien, un public rassuré : à quand le grand festival lyrique de l’été ? Pour que Dijon ne fasse plus « plouc » Une partie de la population a besoin qu’on l’aide à vivre mieux, dans ses rêves, dans ses espoirs. Regarder des vieilles séries en DVD permet de chasser l’angoisse des lendemains. Dans Chapeau melon et Bottes de cuir, Steed lançait à sa partenaire : « Madame Peel, on a besoin de vous ». Et bien, « Monsieur le Maire, on a besoin de vous ». Le festival baroque souhaité pour la ville de Rameau se déroule l’été à Beaune, qui bénéficie en plus du seul festival de cinoche dont on rêvait depuis des années… Il y a bien des micro-festivals pour animer les quartiers dits sensibles ou faire vibrer le centre-ville (le vieux théâtre fut même transformé en scène rock en février !) et des micro-évènements pour satisfaire telle ou telle association plus ou moins turbulente. Mais pas de grand festival pour faire vibrer les Dijonnais de 7 à 77 ans et surtout faire connaître Dijon à l’extérieur comme une ville qui bouge dans sa tête comme dans ses murs. On a chassé le seul metteur en scène assez fou et intelligent pour faire, autour du lyrique, un rendez-vous du cœur et de l’émotion. C’est à lui qu’on doit, en mars, ces « Contes d’Hoffmann » dépoussiérés, brillants, drôles, enlevés, applaudis par tous ceux qui n’ont pas eu peur d’affronter la grêve annoncée des musiciens de l’orchestre (voir plus loin). Monsieur le Maire, il est temps de rendre de la vie à la culture, sans tomber dans le snobisme ni le ringardisme, avant que l’auditorium ne croûle sous la poussière, que les marches du théâtre ne servent qu’à manger des kebabs, que le Parvis Saint-Jean ne retombe dans l’oubli, que les artistes ne boudent les Feuillants, etc, etc… Certes, Dijon à Jamait et en est fière. Mais jamais on a eu le sentiment d’avoir si peu à se mettre sous la dent, alors qu’on a une programmation qui reste pléthorique. Politiquement incorrect ? Oui, on peut le dire.
Il ne faut jamais tenter le diable à l’opéra, une grève est si vite arrivée... L’Opéra de Dijon dans la tourmente La musique n’adoucit pas (toujours) les moeurs On avait oublié ce que ça pouvait être beau, un opéra, combien c’était fragile aussi. Difficile d’attribuer à la seule grêve des musiciens (mécontents de leur transfert au sein d’un orchestre qui ne serait plus « maison ») le malaise qui traverse l’Opéra de Dijon. Qu’ils soient inquiets pour leur avenir, on peut le comprendre. Montés sur scène pour expliquer leur volonté de ne pas jouer, ils ont eu du mal à s’expliquer aux yeux (si l’on peut dire !) de ceux qui n’ont d’oreille que pour la musique qu’ils veulent bien entendre. Certains spectateurs venus assister aux Contes d’Hoffmannont donc quitté la salle. Ceux qui ont patienté jusqu’à ce que l’orchestre regagne sa place, dans la fosse, ont eu la chance d’assister à un vrai moment de bonheur musical et théâtral. Et d’applaudir ce que certains s’acharnent à détruire, plus ou moins consciemment : une troupe « locale » composée d’hommes et de PyrProci CATCH AMERICAIN WRESTLING EXTREME RAMPAGE TOUR THOMAS FERSEN THOMAS DUTRONC Cnédit+Mutuel AyaIa BQr Design Skrrrr Caea am 20CF1 EfIMG2mfbO.'n 1r,.irr, 03 80 667 666r, - www.pyrprod.fr Spectacles i I1. 11. 1_Il1_Il H 1,1 CUB C L U B id= er. : PTmPII3Ié P Y R PRO D I femmes, solistes, choristes, musiciens, venus de tous horizons (la Bourgogne a toujours été une terre de passage) menée par un chef d’orchestre compréhensif, Dominique Trottein, sous le regard d’un metteur en scène inspiré, Olivier Desbordes. Un grand moment d’émotion ! Orchestre régional, productions internationales, festival national : quel avenir pour l’Opera de Dijon ? Qu’un orchestre digne de ce nom se mette en place, dans la lignée du travail réalisé ces dernières saisons, avec des musiciens qui ne viennent plus, comme autrefois, découvrir la partition la veille de la générale, c’est génial ! Que certains s’inquiètent de leur avenir, c’est compréhensible. On se méfie ici des lendemains qui dé-chantent. TRYO RTL DISCO SHOW SKA-P RFM PARTY 80 l’agenda classique 06 Les gens de pouvoir ont du mal à communiquer avec la base, c’est bien connu, encore plus quand il s’agit d’artistes. Dur pour ces derniers de faire confiance à ceux qui ne les aiment pas vraiment. Olivier Desbordes n’a plus son mot à dire, n’étant plus directeur. Ce n’était pas un gestionnaire, mais un créateur. Un des rares à communiquer avec le plus large public possible, quand il est en forme, comme ce fut le cas pour cet opéra d’Offenbach qu’il a rendu compréhensible à tous. Son festival lyrique de Saint-Céré, dans le Lot, crée chaque été l’évènement. Transposé à Dijon, dans ce théâtre qu’on adore et qui est si mal exploité, il pourrait redonner de la couleur, hors saison, à une programmation annuelle de plus en plus austère et éloignée des créations locales. Certains, pour juger du contentement du public, comptent les entrées, comme les hôtesses des offices de tourisme, sans préjuger du résultat. Mais ce qui fait la magie d’un lieu, le bonheur des visiteurs, la richesse du souvenir qu’ils conservent n’appartient pas au domaine des mathématiques. Il faut sauver l’Opéra de Dijon. Pas seulement les murs, mais son âme ! LES ATELIERS DU PARFUMEUR distributeur agréé de L’Artisan Parfumeur 11, rue Mably Dijon - Tél/fax : 03 80 30 97 04 Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 19 h http://lartisan.parfumeur.free.fr ABBA MANIA FRANKLIN & SES AMIS GAD ELMALEH SUPERBUS nlicences Pyrprod : 2-146643 et 3-146644 29



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