Bing Bang n°38 mar/avr/mai 2009
Bing Bang n°38 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Edibang

  • Format : (245 x 320) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,9 Mo

  • Dans ce numéro : cuisine, déco et ambiance musicale... le renouveau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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O U V E R T D E P U I S 1 9 9 5 P r o c è de p a r d é c l a r a t i on pr é f e c t o r a l e à une LIQUIDATION TOTALE -60% sur tout le STOCK Des dizaines de tapis modernes, stylisés, précieux à pr i x s a c r i f i é s ! ! TOUT DOIT DISPARAITRE 12 bis,rue Chapeau-Rouge - 21000 DIJON - Tél. : 03 80 30 23 91 LIQUIDATION TOTALE A V A N T T R A V A U X
Le magazine qui ne vous prend pas pour des ploucs... #38 www.bing-bang-mag.com MAGAZINE URBAIN-DIJON f RIM PUMP 111011 ville de ploucs Sommaire 01Editop3 02C dans l’airp4 03Jap...and lovep14 04Testp24 05Week endp26 06Agendap28 07C’dans l’artp36 08High techp38 LES TITRES AUXQUELS VOUS N’ÉCHAPPEREZ PAS : La moutarde nous monte au nez... Mars, et ça repart !... Quand le crime profite aux Beaunois... Jap and love... De l’art et du cochon... Vin(s) dieu(x), c’est Dick... Monsieur le maire, on a besoin de vous !... 09C’Tendancep4010Portraitp46 Couverture : C’est Tout Comme Adeline Nonciaux création graphique a.nonciaux@ctoutcomme.fr 8, place Emile Zola - 21000 Dijon 03 80 30 12 78 - 06 99 64 52 30 www.ctoutcomme.fr PUBLICITÉ 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28 contact@bing-bang-mag.com www.bing-bang-mag.com PROCHAIN NUMÉRO : JUIN 2009 Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél. 03 80 73 01 15 Gérant/Régie publicitaire Edibang : Richard Patouillet Directeur de publication : Richard Patouillet Direction Artistique : Phosphosis (Philippe Huart) - contact@phosphosis.net - 06 61 77 02 95 Responsable rédaction : Gérard Bouchu - Contact : gerard@bing-bang.fr Auteurs : Gérard Bouchu, Myriam Henry, Jean Maisonnave, Léo Brion, Thierry Binoche, Céline Colle, Emilie Chapulliot, Olivier Mouchiquel, Jean-François Guenin Impression : Imprimerie Champagne Dépôt légal : Mars 2009 Abonnement : 4 n°/22 euros Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés. 01Edito Par Gérard Bouchu Dijon La malédiction Heureux, les journalistes du monde de l’art venus inaugurer l’expo de l’année, à Dijon, et qui découvraient à leur arrivée à la gare en ce vendredi 13 mars, jour retenu pour contrer le mauvais sort, que le « grand » quotidien régional affichait à sa Une : « Dijon ville de ploucs » … Certains le pensaient déjà, comme tout bon Parisien obligé d’aller vers l’Est et non vers l’Ouest ou vers le Sud, mais là, ils avaient matière à se gausser encore plus. Dur, dur, après ça, pour l’office de tourisme et pour les comités aussi bien départementaux que régionaux de justifier la nouvelle image de la ville et de la région qu’ils aimeraient promouvoir, et dont nous reparlerons dans le prochain Bing Bang. Et je suis fier-er, et je suis fier-er... La ville, la vie sont en train de changer, et nos visiteurs l’ont bien vu (s’ils n’étaient pas revenus depuis les déjà lointaines expos qui ont fait parler de Dijon et son musée !) à leur arrivée en gare, métamorphosée. Bon, d’accord, après, ça se gâte un peu. Avec les travaux du tram, les visiteurs auront dans les mois à venir le sentiment que ça bouge. Les Dijonnais aussi, d’ailleurs. Pour faire dans le « politiquement correct », ils repartiront avec le pot de moutarde offert en guise de solidarité avec les travailleurs d’Amora, en se promettant de revenir le jour où le musée nouveau sera inauguré, et où un tram tout neuf leur permettra d’aller directement jusqu’aux portes d’une rue de la Liberté enfin rendue aux piétons. Heureusement, ils ne sont pas du genre à regarder un film comme « Camping », ils ont lu suffisamment de romans, policiers ou non, pour se faire une idée de ce qu’était cette petite ville de province avant qu’elle se « rebsaménise », ils ont même échappé à ce « ban bourguignon » qui nous fait passer toujours pour des cons. S’ils avaient pu apercevoir la tête de Nicolas Canteloup, à la fin de son spectacle au Zénith, en voyant les premiers rangs lui faire ce ban d’honneur, ils auraient peutêtre douté du renouveau artistique de la ville… et je suis fier d’être bourguignon !!! ! ! Et pourtant, on ne peut pas dire qu’ils avaient bu, ces milliers de supporters de la cause bourguignonne. Ils croyaient peut-être bien faire. À propos de vins, un vieux « Adèle Blanc-Sec », dessiné par Tardi, donnait déjà une image caricaturale de la Dijonnaise. Ce serait amusant de repérer dans la littérature les références à Dijon, entre la vision policière de la gare, celle plus érudite des allées du parc ou des hôtels particuliers, ou celle carrément noire de certain philosophe tchèque traumatisé par son passage au lycée Carnot. Si la moutarde nous monte au nez, dans ce numéro printanier, c’est pas seulement, comme vous l’expliqueront ici et là mes petits camarades, à cause d’une délocalisation dont on a déjà beaucoup parlé, à tort et à travers. C’est parce qu’elle reste un symbole de ce que nous sommes. À nous de dire si nous voulons ou non changer notre image, et surtout nos vies. C’est de ce dont il est question, au fond, en ce printemps où tout est plus que jamais possible, puisque l’absence d’argent nous oblige à avoir des idées. « Marche ou crève », nous écrivait un commerçant désespéré. Mars ou rêve, avons nous décidé. Avec un copyright pour dire que nous ne sommes quand même pas si ploucs que ça…



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