Bigre n°23 fév/mar 2019
Bigre n°23 fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de fév/mar 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Association Bigre

  • Format : (170 x 245) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,0 Mo

  • Dans ce numéro : parler bulles, on aime !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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QUOI MA GUEULE ? La fédé’des amicales laïques, une sociologue, un délégué du défenseur des droits, des habitants et un annuaire des acteurs de référence… BIGRE est allé enquêter sur le terrain et vous a concocté une belle boîte à outils pour attaquer les discriminations à la racine. De quoi faire un peu plus attention aux uns, aux autres… P.12\LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS, C’EST AUSSI EN PARLER !
LA LIGUE EST UNE FÉDÉRATION QUI S’EST CRÉÉE AUTOUR DE LA QUESTION DE LA CITOYENNETÉ. AUJOURD’HUI, VOUS ORCHESTREZ LES SECD. POURQUOI ? Nous œuvrons depuis 1935 pour que les citoyennes et citoyens aient le pouvoir d’agir. C’est une pensée égalitaire basée sur les trois fondements de la République Française (Liberté, Égalité, Fraternité) et sur le principe de la laïcité. Le but est d’éveiller l’esprit critique. L’éducation est un élément fondamental, le meilleur rempart contre les ignorances, la montée des intégrismes, les préjugés et les présupposés, en complément de l’école publique. C’est l’école publique, institution indépendante de lobbyings religieux ou économique, qui doit avant tout développer l’esprit critique indispensable pour cultiver les valeurs républicaines. VOUS ATTAQUEZ DONC LES INÉGALITÉS DE FRONT ? La Ligue s’est saisie des questions d’inégalités sociales et culturelles en utilisant notamment les bibliothèques ou le cinéma comme outils d’émancipation. Nous étions déjà engagés avec SOS Racisme depuis les années 80. Pendant la mise en sommeil de cette association sur le territoire, nous avons élargi le propos à toutes formes de discriminations. La question du racisme reste fondamentale ; c’est un mécanisme de domination que l’on va pouvoir décliner de différentes manières. On y retrouve les mêmes racines que dans le sexisme, l’homophobie ou toute autre forme de domination. Aujourd’hui, il y a tout un ensemble de discriminations à déconstruire pour participer à une grande transformation progressiste de notre société. QUELS SONT VOS MOYENS D’ACTIONS ? Tout d’abord, les SECD sont un moment d’échange et de partage, portées par toutes les associations qui s’investissent tout au long de l’année, bien souvent discrètement. C’est un coup de projecteur sur les acteurs. Ainsi la FAL44 coordonne environ 70 associations qui œuvrent et agissent pour l’événement avec la Fédération (et dont certaines sont affiliées, d’autres non —FAL44  : 420 assos - 55 000 adhérents). Expositions, conférences et débats, événements festifs et culturels… c’est la particularité de notre territoire de se mobiliser collectivement hors et dans l’école. Tout le département est actif et mobilise des familles, des bénévoles, des animateurs et animatrices… Cette année, LA FÉDÉ’P./13 DOSSIER i LA UNE Racisme, discriminations… des mots qui écorchent les oreilles et brisent des vies ! Pour que notre société évolue, on doit en parler pour rendre visible ce qu’on aimerait ne pas voir, et aussi s’engager pour combattre ensemble les préjugés. Rencontre avec Florence Lacaze, secrétaire générale (élue) et directrice de la Ligue de l’enseignement FAL44 (Fédération des Amicales Laïque de Loire-Atlantique) qui coordonne sur notre territoire les incontournables Semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations (SECD). nous fêtons les 10 ans des SECD. Nous souhaitons pour l’occasion évaluer le chemin parcouru, sachant toutefois qu’il faut plus d’une génération pour changer les mentalités et que sur ce sujet, plusieurs générations se sont construites avec des présupposés négatifs. Mais d’avoir mis en lien les acteurs du département, notamment grâce à l’aide de la Ville de Nantes, a déjà permis aux associations de se connaître autant en ville qu’en zone rurale. En fédérant, nous sommes plus forts ! Ce n’est pas parce qu’on est victime de discrimination qu’on est forcément en capacité de réagir. De nombreuses associations travaillent sur la transformation sociale pour aider les victimes à se faire entendre  : « je suis légitime d’intervenir, de faire reconnaître mon préjudice pour demander justice ». L’enjeu est la reconnaissance du statut de victime, mais également un travail de fond pour que chaque citoyen trouve sa place dans la société. VOTRE TRAVAIL EST DONC PLUS SOUVENT TOURNÉ VERS LES DISCRIMINÉS QUE LES DISCRIMINANTS ? On donne aux personnes en situation de discriminations le moyen d’agir, mais les discriminants sont presque intouchables. L’État ayant réduit ses moyens d’actions, les quartiers non prioritaires n’ont pas ou peu de budget pour sensibiliser ces personnes. C’est un vrai sujet de société car les préjugés ont la dent dure. Pour exemple, le Rassemblement National et les mouvements identitaires s’élèvent régulièrement contre la Ligue et contre notre action qui ferait du « racisme anti-blanc » alors que nous sommes dans la mise en application des valeurs de la République et dans notre rôle éducatif et social ! Il y a encore beaucoup de travail ! C’est tous ensemble que nous pourrons faire bouger les choses et les SECD sont aussi un instant privilégié pour venir nous rencontrer et, pourquoi pas, s’engager. Propos recueillis par Valérie MARION Les Semaines d’Éducation Contre le racisme et toutes les formes de Discriminations ont lieu tout le mois de mars. Téléchargez le programme à partir de mi-février. Une journée de formation-action gratuite se déroulera le 1er mars à Nantes. Toutes les infos sur → laligue44.org



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