Belles Régions de France n°3 aoû/sep/oct 2010
Belles Régions de France n°3 aoû/sep/oct 2010
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de aoû/sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 77,8 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Bretagne, une magie intacte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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En Bretagne, patrimoine religieux... Après les destructions des invasions normandes, le renouveau religieux entraîne, en Bretagne, dès le IXe siècle, une floraison d’abbayes et d’églises romanes. Du XIIe au XVe, le mécénat des Ducs de la Dynastie de Monfort et celui de la haute noblesse favorisent la reconstruction de la plupart des cathédrales. Enfin, entre le XIVe et le XVIIIe siècles, on édifie d’innombrables églises et chapelles rurales. Ce patrimoine religieux est l’expression de la ferveur religieuse du peuple breton pendant des siècles. mLES SAINTS Comme en témoignent le grand nombre de fontaines sacrées, pèlerinages, ex-voto et chapelles, les saints tiennent une place importante dans la vie quotidienne, survivance du polythéisme celtique. Les saints se comptent par centaines : les plus officiels sont reconnus par le clergé, les autres par les habitants du village où ils sont considérés comme tels. Le culte de Sainte-Anne participe véritablement à la conscience bretonne. On distingue aussi les saints protecteurs : Saint Fiacre et Saint Jacques veillent respectivement sur les jardins et les marins, Sainte Barbe est la patronne des pompiers. Les saints guérisseurs et « vétérinaires » protègent hommes et animaux des maladies… mLE TRO BREIZ Les sept saints fondateurs sont vénérés dans le plus célèbre des pèlerinages bretons, le Tro Breiz (tour de Bretagne, en breton). Le pèlerin doit, au moins une fois dans sa vie, faire le tour des tombeaux des sept saints et des sept évêchés : Samson à Dol, Malo à Saint- Malo, Briec à Saint-Brieuc, Tugdual à Tréguier, Pol-Aurélien à Saint-Pol-de- Léon, Corentin à Quimper et Patern à Vannes. Le parcours, long de plus de 500 kilomètres, se fait à pied, en trente jours, à raison de 20 kilomètres par jour. Chaque cathédrale expose ses reliques et reçoit les contributions des pèlerins. Au XVIe siècle, plus de 30 000 personnes par an partaient pour ce pèlerinage. Remis au goût du jour, cet itinéraire spirituel et culturel permet aujourd’hui de découvrir le patrimoine religieux breton (à pied, à vélo, à cheval, en voiture ou en autocar) La marche Tro Breiz. 28 - Belles Régions de France mLES ENCLOS PAROISSIAUX S’ouvrant sur une porte triomphale, l’enclos est le lien entre le monde des vivants et celui des défunts. Généralement situé autour d’un cimetière, l’enclos regroupe l’église, l’ossuaire et le calvaire. L’espace de l’enclos et du cimetière étant restreint, les reliques des défunts sont régulièrement prélevées des tombes, afin de gagner de la place. On place alors les ossements dans un édifice spécifique nommé ossuaire. Le calvaire est un monument de granit qui porte un Christ en croix et divers personnages de la Passion. Spécifiquement breton, il raconte des épisodes de l’histoire sainte et ils servaient autrefois aux curés pour l’instruction religieuse. Le calvaire est en quelque sorte le développement de la croix de chemin, que l’on rencontre par milliers dans la campagne bretonne. Les principaux enclos paroissiaux se trouvent dans le Finistère à Guimiliau, Lampaul- Guimiliau, Saint-Thégonnec, La Martyre, Commana, Sizun et Pleyben. Saint Yves Helory de Kermartin. mLE PARDON Le pardon est l’expression de la dévotion populaire à un saint particulier, à qui l’on demande grâce. Cette fête patronale célébrant les saints locaux, rassemble chaque année les fidèles d’une ou plusieurs paroisses. La messe solennelle est suivie d’une procession, au cours de laquelle bannières, reliques, statues et croix sont portées par un cortège chantant des cantiques. La cérémonie s’achève par une fête profane, avec danses, musiques et jeux traditionnels. Le pardon de Sainte Anne d’Auray est un des plus fréquentés en Bretagne. La cérémonie des pardons de la mer diffère un peu puisque une fois la procession arrivée au port, clergé, enfants et reliquaires embarquent sur un bateau. Le prêtre procède alors à la bénédiction de tous les bateaux du port, comme au pardon de Saint-Jacques à Locquirec (Finistère), ou lors de la bénédiction des Courreaux à Groix (Morbihan). Le Pardon de St Anne d’Auray. SAINT YVES, LE PATRON DES BRETONS Yves Helory de Kermartin est né en 1253 à Tréguier. Elevé dans la foi chrétienne, il est nommé juge ecclésiastique à 27 ans. Il se fait l’avocat des humbles et des pauvres, mais la mort interrompt ses nobles œuvres à 50 ans. Yves de Kermartin est canonisé en 1347 par le pape Clément VI qui en fait un des rares saints officiels de Bretagne. En tant que patron des avocats et des gens de loi, son culte s’est étendu à l’Europe entière et jusqu’en Amérique. Après Sainte Anne, Saint Yves est devenu le « patron » de la Bretagne en 1924 et on a célébré les 700 ans de sa mort en 2003.
En Bretagne, les phares, le symbole !... Les phares en Bretagne sont les symboles de la vie maritime. Elle possède à elle seule plus du tiers des phares et tours à feu éclairant le littoral français. Bravant courants et tempêtes, ces forteresses de granit signalent depuis le XVIIIe siècle aux lointains navigateurs les dangers de ce littoral déchiqueté, hérissé de traîtres rochers. Ceux du Finistère sont les plus mythiques, Armen, La Jument, Kéréon, La Vieille… L’HISTOIRE DES PHARES Dès l’Antiquité, Grecs et Phéniciens ont recours à des feux pour banaliser les passages dangereux. En France, le balisage des côtes est inexistant jusqu’au Moyen- Âge, car on préfère ne pas se signaler aux barbares et pilleurs éventuels. Par la suite, certains endroits sont signalés par de simples feux de bois. Les premiers phares sont construits au XVIIe et XVIIIe siècle, mais c’est surtout au XIXe siècle que leur construction va se généraliser. Le plus ancien phare breton est celui du Stiff, à Ouessant, dont la construction démarre en 1685 sur ordre de Vauban et qui est allumé en 1700. L’ÉCLAIRAGE DES PHARES Les techniques d’éclairage ont évolué au fil des ans grâce à diverses inventions. Les feux de charbon se sont éteints au profit de la lampe à huile placée devant un réflecteur sphérique, puis devant un miroir parabolique. Mais l’innovation la plus marquante en terme d’optique reste celle de l’ingénieur Augustin Fresnel, inventeur du système de lentilles à échelons encore utilisé de nos jours. Cette véritable révolution qui augmente considérablement la portée des phares, permet d’économiser un carburant précieux tout en augmentant la puissance lumineuse des signaux. Puis, à l’huile de colza succèdent de nouveaux combustibles : le pétrole, le gaz, puis l’électricité. Aujourd’hui, un programme de modernisation est en cours dans le but de développer les énergies douces, éolienne et solaire. LES DÉFIS DE LA CONSTRUCTION Certaines réalisations se sont faites dans des conditions incroyables, sur des rochers recouverts à marée haute et dans des zones de courants et de tempêtes. Le phare d’Armen, le plus légendaire de tous, est érigé sur une roche qui n’émerge que de 1,50 m à marée basse, en plein Raz de Sein. Dès que le temps le permet, les ouvriers forent un trou pour les futures barres de scellement. La première année, ils ne percent que 15 trous, 34 l’année suivante. Durant toute l’année 1870, ils ne peuvent travailler que 8 heures, 6 en 1873. La construction d’Armen prendra 14 ans… La construction du phare de la Jument, près d’Ouessant, prendra 7 ans. L’AUTOMATISATION DES PHARES Les phares sont aujourd’hui presque tous automatisés. Les premiers furent Armen en 1990, la Jument en 1991, les Pierres Noires en 1992… Le phare isolé en mer se dit automatisé lorsque aucune intervention humaine directe n’est nécessaire à son fonctionnement. Le mythe du gardien de phare, métier autrefois très contraignant, est donc en train de disparaître. Le gardien a désormais pour tâche de surveiller les systèmes automatisés et d’intervenir en cas de défaillance. Il s’occupe de l’entretien du phare et de ses abords, assure les liaisons radio et les relevés météo. LA VISITE DES PHARES Aujourd’hui encore 80 phares émettent leurs signaux le long des côtes bretonnes. Même si ils ne sont plus habités, quelques-uns se visitent encore. Les derniers gardiens de phare acceptent d’ouvrir la porte des principaux ouvrages aux visiteurs par amour de leur métier. Parmi les plus connus se visitent : Saint Matthieu, Trézien, l’Ile Vierge, Le Stiff, Créac’h… Ce dernier, sur l’île d’Ouessant, renferme l’un des feux les plus puissants au monde dont la portée atteint 120 km par temps clair. L’ancienne salle des machines abrite aujourd’hui le musée des phares et des balises. BALISES ET AMERS Pour tous ceux qui naviguent, phares, balises et amers font partie du paysage marin. Les balises sont des marques fixes ou flottantes qui permettent au marin de déterminer sa position lorsqu’il fait route en vue de la côte et d’éviter toutes sortes de dangers. Clochers, châteaux d’eau, tourelles de phare, tous ces objets fixes et bien visibles de la mer et dont l’emplacement est porté sur les cartes marines s’appellent les amers. L’original Phare de Bodic à Lézardrieux. Célèbre Phare du Créac’h à Ouessant. Le Phare St Matthieu et son église. Le Phare du Stiff, il se visite encore. Belles Régions de France - 29



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