Belles Régions de France n°3 aoû/sep/oct 2010
Belles Régions de France n°3 aoû/sep/oct 2010
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de aoû/sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 77,8 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Bretagne, une magie intacte.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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En Bretagne, le mystère des Mégalithes... Dès l’époque paléolithique, des hommes occupent l’Armorique. Vivant d’abord de la chasse, de la pêche et de la cueillette, ils se sédentarisent au néolithique (vers 4500 avant J.-C.) et maîtrisent peu à peu les techniques d’élevage, d’agriculture et de construction. C’est cette civilisation qui donna naissance à l’art des pierres levées. La plupart des mégalithes (dolmens, tumulus et menhirs) ont été érigés entre 4500 et 200 avant notre ère. Avec près de 3 000 pierres dressées réparties sur plusieurs sites, Carnac est un des plus grands vestiges de l’art mégalithique. mDOLMENS Les dolmens, « pierres longues » en breton, servaient autrefois de sépultures collectives. Ils sont composés de dalles monumentales montées en simple table de pierre, en allée couverte, ou en couloir menant à une chambre mortuaire. Certains dolmens sont ornés de motifs variés –idoles, serpents, crosses, haches- et gravés de façon élaborée, comme celui de Gravinis, dans le golfe du Morbihan. Au départ, ils abritaient une quinzaine de morts, peut-être les membres d’une même famille ou des personnalités éminentes, mais à la fin du néolithique, ils accueillaient parfois les ossements de centaines de personnes. Les dolmens avaient une fonction culturelle et étaient associés à des rites funéraires célébrant le passage de la vie à la mort. Ils se situent souvent dans des endroits retirés, ce qui renforce le secret lié à ces rites. mTUMULUS ET CAIRNS Un tumulus est une accumulation de terre et de pierres qui recouvrent une chambre mortuaire. La structure intérieure est en bois et en petites dalles. Dans la famille des sépultures collectives, le plus structuré est le cairn, qui est monté avec des blocs de pierre formant une maçonnerie sèche. Cette juxtaposition de compartiments laissent à penser que les cairns abritaient différentes cérémonies. Les tumulus et les cairns, en général construits sur des sites et visibles de loin, servaient de symbole et de point central au territoire de la communauté. Celui d’Er-Grah, à Locmariaquer, dans le Morbihan, est un des plus grands, atteignant presque 200 m de long. 26 - Belles Régions de France Dolmen de Kercadoret à Locmariaquer. Dolmen de La Roche-aux-Fées. Tumulus d’Er-Grah. Cairns de Gavrinis. mMENHIRS Du mot breton signifiant pierres dressées, les menhirs sont encore plus nombreux et plus mystérieux que les dolmens. Isolés ou en groupe, ils peuvent être disposés en file, en alignement ou en cercle. Ils mesurent de quelques centimètres à plus de vingt mètres. Les espaces entre les pierres, leur orientation, le schéma qu’ils définissent avaient certainement une signification rituelle ou astronomique. On évoque des rites religieux liés au culte de la fécondité, des cérémonies en l’honneur du soleil… Leur emplacement ne semble pas relever du hasard mais correspond à une réelle fonction. Les alignements de Carnac, par exemple, semblent indiquer les positions du soleil tout au long de l’année. Célèbres Menhirs de Carnac. Des techniques avancées L’édification des mégalithes implique l’existence de moyens techniques efficaces. Certaines de ces pierres, comme le grand menhir de Locmariaquer, pèsent 350 tonnes ; les plus courantes dépassent les 50 tonnes. Elles devaient être extraites du sol et transportées sur des kilomètres pour être dressées au point voulu. Elles étaient déplacées par des simples systèmes de rondins, de cordages, de leviers et de plans inclinés. LE CAIRN DE GAVRINIS Situé sur un îlot d’une quinzaine d’hectares dans le Golfe du Morbihan, le cairn de Gavrinis est reconnu comme le plus beau du monde pour la richesse de sa décoration. Ce cairn, long de 100 met haut de 8m, recouvre un grand dolmen à couloir, formant une galerie de 14 m de long et de 1,50 m de large qui mène à la chambre funéraire carrée. La beauté de ce monument, datant du quatrième millénaire av. J.-C., permet d’avancer qu’il s’agissait d’une sépulture royale.
En Bretagne, j’aime les traditions... Les symboles mLE DRAPEAU BRETON Le « Gwennha Du » (blanc et noir), drapeau de la Bretagne que l’on voit flotter un peu partout en Bretagne, a été créé en 1925. Il comporte neuf bandes : cinq bandes noires qui symbolisent les cinq anciens « pays » ou évêchés de Haute-Bretagne : Dol, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc et Saint-Malo, et quatre bandes blanches qui symbolisent les quatre anciens « pays » ou évêchés de Basse-Bretagne : Cornouaille, Léon, Trégor et Vannetais. Le coin supérieur gauche contient un quartier d’hermines sur fond blanc. mL’HERMINE Ce petit mammifère carnivore a été utilisé très tôt en héraldique, ressemblant un peu à une croix avec généralement trois pointes vers le bas. L’hermine héraldique a été utilisée dans beaucoup de pays d’Europe. Adoptée en Bretagne par la lignée ducale des Montfort, elle finit par être considérée un peu partout comme « le » symbole de la Bretagne et elle se retrouve de fait, dans les armoiries d’un très grand nombre de villes bretonnes aujourd’hui, sur des enseignes et sur de nombreux produits. Église Saint-Étienne de Nevers. mLE TRISKELL Vient du grec « triskelês » qui signifie « à trois jambes ». Ce motif décoratif n’est réapparu en Bretagne qu’à partir des années 20 mais il a été très utilisé par les anciens Celtes. Le triskell peut évoquer le soleil ou le mouvement perpétuel. Très répandu aujourd’hui dans les six pays celtiques, ce motif décoratif sert en quelque sorte de label de « celtitude ». mLA LANGUE BRETONNE Le breton est une langue celtique. Issues de la famille indo-européenne, les langues celtiques comprennent 2 groupes que sont le gaélique et le brittonique. Au Ve siècle, une émigration massive en provenance de l’île de Bretagne (Galles, Cornouailles, Devon…) traverse la mer et renouvelle la population armoricaine : l’Armorique devient la Bretagne et le breton, sa langue. Pendant la IIIe République, l’Education Nationale intervient afin de faire disparaître cette langue minoritaire. On assiste aujourd’hui à un net regain d’intérêt pour l’apprentissage du breton et on peut évaluer à 700 000 le nombre de bretonnants grâce au développement de l’enseignement du breton. mLES COSTUMES Transmis de génération en génération, les costumes étaient autrefois de toutes les fêtes familiales et publiques. Ce vêtement servait de signe de reconnaissance entre paroisses et pays traditionnels. Aujourd’hui, les costumes traditionnels ne sont portés qu’à l’occasion de pardons ou de manifestations folkloriques. L’originalité du costume féminin vient de la coiffe, portée autrefois surtout dans le Finistère et le Morbihan. Ornée de rubans et de dentelles, sa forme et sa taille varient selon les régions et sont souvent représentatives d’un « Pays ». La coiffe bigoudène est certainement aujourd’hui la plus connue. Costumes traditionnels de danse bretonne. Le Triskell. Femme avec sa coiffe Bigoutorche. mLA MUSIQUE ET LES DANSES BRETONNES La musique bretonne traditionnelle est symbolisée par le couple biniou-bombarde (qui équivaut au duo cornemusehautbois). Joué par des sonneurs, accompagnés de chanteurs ou de conteurs, ce duo d’instruments anime les manifestations et les fêtes populaires. D’autres instruments viennent s’y ajouter comme le violon, le vielle, la harpe, la clarinette… Cette tradition musicale se poursuit grâce à la création des bagadou, forme bretonne des « pipebands » écossais. Aujourd’hui, les sonneurs animent toujours les festou noz (fêtes de nuit) et font danser petits et grands. Les danses bretonnes se pratiquent en ronde, en chaîne ou en couple. Héritière de très anciennes traditions mélodiques, la musique bretonne épouse aujourd’hui d’autres influences celtiques et modernes. Elle s’exprime par la présence de nombreux groupes et artistes bretons tels Alan Stivell, Tri Yannou Dan Ar Braz, lors de fêtes et festivals. Belles Régions de France - 27



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