Belles Régions de France n°2 jui/aoû 2010
Belles Régions de France n°2 jui/aoû 2010
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 99,4 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Corse, île de vraie beauté.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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En Corse, Patrimoine, culture, traditions et faune… LE MOUFLON (A MUFRA, U MUVRONE) Autrefois très répandu sur l’ensemble de la Corse, on le trouve aujourd’hui seulement dans deux massifs : Bavella et le monte Cintu. Tout un poème… (À tel point que bon nombre de chanteurs en ont fait une chanson, certains même ont été inspirés pour trouver un nom de groupe, comme « I MUVRINI » …). En véritable « roi de l’île », cet ongulé du genre Ovis, pour un poids moyen de 30 à 60 kg, est probablement issu d’un mouton du Moyen-Orient et vit en Corse depuis le Néolithique. Longtemps « braconné », on ne compte plus actuellement que quelques centaines d’individus qui doivent leur survie aux deux sanctuaires de Bavella et du Cintu. Interdit de chasse depuis 1955, il se réfugie dans les montagnes escarpées à milieu ouvert et dans les forêts quand les montagnes sont trop enneigées. Essentiellement herbivore, vous aurez peut-être la chance d’en voir un avec une bonne paire de jumelles face au vent dans les endroits cités plus haut. Courage et surtout, patience… LE COCHON (U PORCU) Trop souvent confondu avec le sanglier, car de morphologie similaire, le « cochon de corse », comme certains l’appellent (histoire de contourner l’interdiction de vendre du sanglier hors période de chasse dans les restaurants…), est reconnaissable à son attitude et sa couleur : son pelage est beaucoup moins foncé que celui du sanglier et son comportement beaucoup moins sauvage. Vous le verrez souvent vagabonder à l’entrée des forêts et des villages, groin collé au sol à la recherche de racines ou de détritus comestibles ! LE RENARD (A VOLPE) « A volpe perde u pele ma u viziu ma » (le renard perd le poil mais jamais le vice) ! Ce mammifère carnivore de la famille des « canides », est un véritable cauchemar pour les éleveurs de poules et autres volailles tant il est agile et vicieux. Je vous ferai grâce de toutes les expressions illustrant ces propos. On le reconnaît aisément par sa couleur rousse, sa longue queue touffue, ses oreilles « pinzuti » (pointues…) ses pattes fines et son museau allongé. 18 - Belles Régions de France LE SANGLIER (U CIGNALE) Ah, le sanglier ! Il pourrait figurer sur le drapeau corse que ça ne choquerait personne ! Autre figure emblématique de l’île de beauté, il fut immortalisé avec « Asterix en Corse » il n’y a pas si longtemps. La chasse au sanglier en Corse est une véritable institution. Donc, si vous voyez quelqu’un sur le bord de la route en treillis avec un fusil à la main, non ce n’est pas un clandestin ! Il arrive souvent en battue que les « postes » (endroit ou le sanglier est susceptible de passer) soient situés au bord de la route ! Le légendaire sanglier est en fait un puissant et robuste cousin sauvage du porc. Sa robe est sombre, ses pattes sont courtes, il est trapu et a une croupe basse. Le mâle est également doté de deux courtes défenses qui peuvent s’avérer redoutables dans certains combats contre les chiens de battues ou pendant la période des amours de novembre à décembre. Il se nourrit de glands, châtaignes, racines, fruits, truffes qu’il déniche grâce à son groin en labourant la terre, ce qui donne à sa viande ce goût fort et authentique. Les mâles sont solitaires, rapides et puissants, les femelles vivent en groupes avec leurs marcassins (que l’on reconnaît à leur « pyjama rayé »). L’ANE CORSE (U SUMERU) « Chi nasce mulu un more cavallu » (qui naît mulet ne meurt cheval)… Très utilisé dans les années soixante puis quasiment disparu de l’île (non reproduction puis utilisation excessive pour la charcuterie), l’âne corse retrouve peu à peu de nos jours une population respectable et un statut respecté. En effet, jadis utilisé pour sa robustesse dans le transport de denrées et le travail agricole, l’âne est aujourd’hui très recherché pour la promenade (souvent à but lucratif d’ailleurs) ou simplement comme animal de compagnie. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir dans la presse locale : « un âne a été volé » … LE CERF (U CERVU) Disparu en 1970, il fut réintroduit par le Parc Naturel Régional de Corse en 1985. Il est en train de recoloniser son territoire d’origine.
En Corse, Patrimoine, culture, traditions et faune… LE CURSINU LA MALMIGNATTA Seul animal mortel de Corse, la Malmignatta fait partie des 53 arachnides endémiques à la Corse sur les 373 espèces différentes. On la trouve jusqu’en moyenne montagne à 600 mètres d’altitude dans les herbes et cachées sous les pierres. Pour la reconnaître : c’est une araignée courte sur patte, son abdomen est volumineux (jusqu’à 2,5 cm de diamètre) et recouvert d’un duvet noir luisant tacheté de rouge. Elle est équipée de deux puissants crochets de chaque côté de la mâchoire qui libère, après la morsure, le puissant venin. L’AIGLE ROYAL (L’ALTAGNA) Sa population est estimée à une trentaine de couples répartis le long de la chaîne centrale, dans le Cap Corse et en Castagniccia. C’est un rapace diurne d’une envergure de 2 m à 2,5m, il se nourrit de mammifères de petites et moyennes tailles (des reptiles aux renards), vous le reconnaîtrez à son vol absolument majestueux ! Sa population est estimée à une trentaine de couples répartis le long de la chaîne centrale, dans le Cap Corse et en Castagniccia. C’est un rapace diurne d’une envergure de 2 m à 2,5m, il se nourrit de mammifères de petites et moyennes tailles (des reptiles aux renards), vous le reconnaîtrez à son vol absolument majestueux ! LA GRENOUILLE (A RANOGHJA) Elle est verte, petite, ne mesurant pas plus de 10 cm et présentant deux lignes jaunes sur chaque flanc ainsi qu’une médiane avec des taches noires. La Rana Esculenta, de son nom scientifique, se trouve surtout à basse altitude, mais il n’est pas rare d’en trouver jusqu’à 600 mètres d’altitude. Eléments absolument incontournables du milieu humide et marécageux, e Ranoghje sont celles qui vous chantent par dizaines leur musique inimitable au soleil couché, pour bercer vos nuits d’été… Le Cursinu est un chien de race corse, il est rustique, robuste et réputé être polyvalent : berger, gardien et chasseur. Pour le reconnaître : sa robe est foncée et tigrée de couleur rousse, son poil est ras, sa truffe est large et noire, son museau en forme de pyramide et ses lèvres sont minces. Au garrot les mâles font de 46 à 58 cm, les femelles, 3 cm de moins. Aujourd’hui on en compte environ 2 000 sur l’ensemble du territoire ; depuis plus de 20 ans (1984) des passionnés se battent pour sa sauvegarde et la reconnaissance de sa race (obtenue en 2003). Donc, si vous en croisez un, ne pensez surtout pas, comme un certain Jack Palmer dans l’enquête corse, qu’il s’agit là d’un « bon bâtard » … Il pourrait se vexer ! LA TORTUE D’HERMANN (A CUPPULATA) Naguère très répandue dans le monde, c’est aujourd’hui un des reptiles les plus rares de France, elle est d’ailleurs protégée par la loi car en voie de disparition. On la reconnaît par sa taille – environ 20 cm – et par sa couleur orange, rayée de noir, elle vit principalement dans le maquis. En véritable fossile vivant, ses origines remontent à plus d’un million d’années ! Elle peut vivre jusqu’à 100 ans. Malheureusement, malgré l’exploit d’avoir traversé les âges, elle est aujourd’hui menacée par la bêtise humaine : incendies à répétition, écobuages, urbanisation à outrance détruisant son habitat possible et ramassage par des personnes peu informées ou malveillantes sont les paramètres incontestables de sa disparition définitive ! C’est pourquoi sa sauvegarde relève impérativement d’une prise de conscience collective ! LE HÉRISSON (U RICCIU) Ce petit mammifère, qui semble tout droit issu de la préhistoire, vit la nuit. Avec ses petites pattes à 5 doigts, son museau pointu et son groin noir, sa particularité réside dans ses poils, mous en dessous, ils deviennent des épines sur les autres parties du corps. Sorte de système de défense contre les prédateurs, u Ricciu était dans le temps très apprécié par les anciens pour… son goût ! Il n’était pas chassé mais ramassé souvent blessé sur les routes de campagne. Pour le cuire, son corps était enduit de terre glaise et placé directement au four, une fois cuit, la carapace ainsi formée se détachait d’un bloc avec les épines ! Belles Régions de France - 19



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