Belles Régions de France n°1 avr/mai 2010
Belles Régions de France n°1 avr/mai 2010
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°1 de avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 71,9 Mo

  • Dans ce numéro : la Bourgogne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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En Côte d’Or, un peu d’histoire… Un peu d’histoire... Nos ancêtres les Gaulois L e plus vieux Côte-d’Orien connu (c’est même le premier Bourguignon) est un néandertalien : l’homme de Genay. Dans ce petit village près de Semur-en-Auxois fut découvert un crâne d’environ 75 000 ans. Avec l’âge du bronze, la région devient un lieu de passages sur les routes du commerce. A l’âge de fer, le peuplement est continu. La richesse de la région, son ouverture vers le reste de l’Europe sont déjà remarquables. Le fameux vase de Vix (à découvrir au musée de Châtillonsur-Seine) est un témoignage notoire de cette société prospère en échanges commerciaux et en savoir-faire : vers 650 av. J.C., cet immense cratère de bronze aux motifs d’inspiration grecque a été fabriqué en Italie pour une riche princesse celte, avec du cuivre extrait sans doute au Moyen Orient et de l’étain venu d’Angleterre ! La Côte d’Or, lieu de passage mais aussi carrefour, puisque c’est ici, à Alésia (aujourd’hui Alise-Sainte-Reine, dans l’Auxois), que les différents peuples gaulois livrent bataille à Jules César sous un commandement commun : celui de Vercingétorix. Même si ce combat est une défaite, il est le symbole d’une Gaule unie en une seule nation. Avec la paix romaine s’installent dans la région une certaine prospérité économique mais aussi la vigne sur les coteaux. Le christianisme s’implante doucement, tandis que certains cultes gaulois demeurent (la déesse Sequana aux sources de la Seine, par exemple). Palais des Ducs de Bourgogne. 52 - Belles Régions de France 1 De la Burgondie au duché de Bourgogne Et puis, c’est à nouveau le temps des invasions. La région est conquise par les Burgondes (peuple originaire de Scandinavie) au Ve siècle. En 476, Dijon tombe sous leur hégémonie ; une hégémonie qui ressemble d’ailleurs fort plus à une fusion en douceur avec les populations locales qu’à une véritable prise de pouvoir. Moins d’un siècle plus tard, le royaume tombe cette fois aux mains des héritiers de Clovis qui perpétuent d’ailleurs ce processus de fusion. Pendant l’ère carolingienne, les premières luttes de pouvoir apparaissent, divisant la Burgondie en deux, en 843 : le nordouest revient à Charles le Chauve et le reste est confié à Lothaire. Les comtes prennent le pouvoir et l’un d’eux, celui d’Autun, rassemble nombre des autres comtés sous son autorité, aux alentours de 890 : c’est la naissance du duché de Bourgogne. A cette époque, il a donc Autun pour centre. Mais très vite, une autre ville se fait sa place : Beaune. Les ducs y ont eu leur logis et leur parlement, cour supérieur de justice que Louis XI ne transfèrera à Dijon qu’en 1480. Aux XIe et XIIe siècles, ce sont les grandes abbayes qui attirent l’attention : Saint-Bénigne de Dijon (Guillaume Volpiano et la réforme de Cluny), Saint-Seine, Flavigny, Bèze, Moutiers- Saint-Jean, Molesme. A l’abbaye de Cîteaux vient de naître (1098) l’ordre cistercien et, en 1112, s’y installe le plus prestigieux des Bourguignons du XIIe siècle : Bernard de Fontaineslès-Dijon, bientôt abbé de Clairvaux. Le régime capétien installe un système féodal : un duc, des seigneurs et beaucoup d’humbles qui se placent sous leur protection et dans leur servitude. Il faudra attendre 1361 et la mort du dernier duc, Philippe de Rouvres, emporté par la peste, pour
En Côte d’Or, un peu d’histoire… que le duché revienne au roi de France Jean le Bon. La Bourgogne vient de repasser sous autorité royale directe. Il cèdera la Bourgogne à son fils deux ans plus tard pour service rendu sur le champ de bataille… Un premier nom célèbre entre alors dans l’histoire : celui de Philippe le Hardi. L’épopée des Ducs de Bourgogne Si l’histoire de la Bourgogne, et plus encore de la Côte d’Or, s’attache très souvent à cet épisode de presque 150 ans, c’est que les quatre grands noms de la maison de Valois qui vont se succéder mèneront la Bourgogne à son apogée : son territoire n’aura jamais été aussi important et ses richesses aussi considérables. Son prestige jamais égalé suscitera convoitise et jalousie, notamment celle de la maison royale avec qui la Bourgogne entre directement en concurrence. Philippe le Hardi entre solennellement à Dijon le 17 novembre 1364. Son mariage avec Marguerite de Flandre lui amène ce comté. C’est à lui que l’on doit la construction de la tour de Bar du palais ducal (encore visible aujourd’hui), le développement du parlement à Beaune et une chambre des comptes à Dijon. A sa mort, son fils Jean Sans Peur lui succède. Il accentuera plus encore les rivalités avec le pouvoir royal mais son règne sera de courte durée. Son fils, Philippe le Bon portera le duché à son apogée (1419- 1467) : le duc achète le comté de Namur, se fait céder le Hainaut, la Hollande et la Zélande et reçoit, en héritage, le Luxembourg, le Brabant et le Limbourg. C’est également lui qui fonde en 1429 l’ordre de la Toison d’Or, soutenant des principes chevaleresques. Il ne manque plus au duché de Bourgogne que la Lorraine pour faire se rejoindre le nord et le sud. C’est chose faite en 1475 mais le duc, entré en conflit avec Louis XI, perd la vie lors du siège de Nancy, deux ans plus tard. Charles le Téméraire n’a pas d’héritier mâle et le roi de France prend possession du duché. C’est la fin d’une grande saga familiale et d’une histoire dont toute la Côte d’Or garde précieusement aujourd’hui les divers témoignages : architecture, culture, tradition… Rattachée définitivement au Royaume de France au milieu du XVIe siècle, la province épouse alors son histoire. Le siècle des Lumières Si le XVIIe siècle est essentiellement marqué par la crise sociale et économique, le Siècle des Lumières marque une grande croissance économique et le développement des villes. Le commerce du vin se développe et passe aux mains des négociants (d’où de nombreuses exportations) et quelques nouveautés commencent à poindre : - les forges de Buffon, près de Montbard, réactivent la tradition de la métallurgie. C’est aussi le temps de l’érudition et de la culture : - Crébillon, Rameau, Piron et le temps des sociétés savantes. L’Académie de Dijon, fondée en 1740, couronne, dix ans plus tard, le premier discours de Jean-Jacques Rousseau. Puis la Révolution vient marquer la division administrative de la Bourgogne en départements (comme dans le reste de la France d’ailleurs). Les grands domaines du clergé, comme le vignoble, sont acquis par les bourgeois (ex : le château du Clos de Vougeot). Le département mène une vie plutôt effacée jusqu’au milieu du XIXe siècle ou l’arrivée du chemin de fer et du canal redonnent du dynamisme. Le phylloxera viendra porter un coup sévère à la vigne qui perdra en superficie mais continuera d’asseoir une réputation qui ne s’est jamais démentie depuis. La Côte d’Or contemporaine Elle ressemble d’assez près à d’autres départements français. Quelques grandes figures locales marqueront la vie politique française comme Gaston Gérard, maire de Dijon, qui deviendra, en 1920, le premier secrétaire d’état aux travaux publics et au tourisme ou encore le Chanoine Kir, autre célèbre maire qui fera connaître dans le monde entier son célèbre apéritif, un tiers de cassis et deux tiers d’aligoté. En 1925, Jacques Copeau installe son théâtre dans un petit village de la Côte, Pernand-Vergelesses, et le sculpteur animalier, François Pompon, fait connaître son ours polaire. Dijon s’est incontestablement imposé comme capitale régionale en se plaçant au centre de tous les réseaux de communication. Si la Côte d’Or est aujourd’hui réputée pour sa gastronomie, son patrimoine et son art de vivre, c’est en grande partie à cette riche histoire qu’elle le doit et à ses habitants qui n’ont jamais hésité à perpétuer ses traditions. la Côte d’Or Pendant plusieurs siècles, l’histoire de la Côte d’Or ne fait qu’une avec celle de la Bourgogne. Il faudra attendre la Révolution, le 24 février 1790, pour que l’espace bourguignon soit officiellement divisé en quatre départements : Yonne, Côte d’Or, Nièvre, et Saône-et-Loire. La Côte d’Or aurait pu s’appeler « Haute-Seine » puisque le fleuve de la capitale y prend sa source, ou « Seine-et-Saône » du nom de ses cours d’eau principaux… Mais, sur cette terre d’art (qu’il soit art de vivre ou architecture), on aime à parler de saveurs et de couleurs : on préféra, pour désigner la Côte d’Or, le flamboiement du soleil dans les feuilles de vigne en automne.



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