Bébés et Mamans n°76 mars 2020
Bébés et Mamans n°76 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°76 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Sfera France

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'aider à grandir, le bon équilibre pour sa croissance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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#grandirtouslesjours mais permettez-lui de trouver lui-même la solution. Ainsi, l’enfant apprend à ne pas se laisser vaincre par les difficultés et à se rendre compte qu’il peut faire les choses seul. BEAUCOUP DE CÂLINS Faites-lui des bisous sur le ventre, prenez-le dans vos bras, peau contre peau et bercez-le doucement, avec des gestes tendres… Une relation naturelle qui s’établit entre la mère et le bébé dans les premières semaines de vie. Que disent les études ? La nécessité du contact est une question de survie biologique. Le travail de John Bowlby, publié après la Seconde Guerre mondiale, est déjà un classique. Il parle de la fragilité du système immunitaire des bébés en #22# BebesetMamans.com orphelinats, totalement privés de tendresse et de câlins, à tel point que cela influe sur le taux de mortalité. Une autre expérience qui a fait école est celle des « singes d’Harlow ». Ainsi, on a proposé à des primates restés toute une journée sans nourriture, deux poupées : l’une en fil de fer, avec de la nourriture à l’intérieur, et l’autre en tissu, mais sans nourriture. Bien que l’alimentation soit un besoin vital, le besoin de tendresse le dépasse, même chez les singes, qui ont choisi la seconde poupée. Que faut-il faire ? Laissez-vous guider par votre instinct et le plaisir du contact avec votre enfant. Vous devez tous les deux prendre du plaisir à ces câlins, ces caresses, ces massages. Les baisers et les caresses de sa maman détendent le bébé lorsqu’il est énervé, ils soulagent ses coliques… Vous pouvez aussi prendre un cours de massage pour bébé et utiliser des huiles essentielles. Cependant, rappelez-vous que la valeur ajoutée pour votre enfant ce n’est pas la maîtrise d’une technique, mais le contact de votre peau, qui fait aussi d’ailleurs des miracles lors de la visite chez le pédiatre : si votre bébé vous sent proche de lui lors de l’examen médical, il ne vivra pas cette expérience comme une intrusion. JOUEZ AVEC LUI Le jeu est fondamental pour le développement, et c’est un droit reconnu par la Convention des Nations Unies dans les droits de l’enfance et de l’adolescence. Que disent les études ? Des études menées dans les kibboutz israéliens (coopératives agricoles où les enfants sont élevés par la communauté et non pas par leur famille) concluent que les personnes de référence pour les enfants ne sont pas celles avec lesquelles ils passent le plus de temps, mais celles avec lesquelles ils jouent et ont des échanges. Cela nous apprend beaucoup sur l’importance du jeu dans le développement et la construction de l’identité. Que faut-il faire ? Souvent, les parents craignent de ne pas avoir assez de temps pour jouer avec leurs enfants. En fait, « le temps du jeu » n’est pas organisé comme les heures de classes à l’école. Au contraire, ce qu’il faut, c’est trouver des
occasions de jouer, même dans les tâches quotidiennes. Par exemple, au moment du change, vous pouvez caresser votre bébé, jouer à cache-cache ou avec votre voix. Lorsque l’enfant grandit et devient plus autonome dans ses mouvements, laissez-le vous imiter et explorer le monde. Vous cuisinez ? Donnez à votre enfant un plat avec un peu d’eau et de la farine pour confectionner un « gâteau ». C’est l’heure du ménage ? Laissez-le vous suivre avec son chiffon. Proposez-lui des stimuli gratifiants : un enfant de moins de 18 mois ne s’ennuie pas, même si vous répétez souvent le même jeu. POSEZ DES RÈGLES ET DES LIMITES L’enfant en a besoin dès la naissance, entendu que vous lui montrez que vous comprenez ses difficultés, sa colère et sa frustration, et que vous êtes prête à le consoler. Que disent les études ? À partir d’enregistrements de l’activité cérébrale par IRM et tomographie par émission de protons (PET), il a été constaté que les enfants éduqués dans un contexte ferme mais empathique, présentent, à l’adolescence, une plus grande activation des lobes pariétaux, responsables de la production de sérotonine et d’endorphines, les hormones de la bonne humeur. À l’inverse, les enfants à qui on n’a posé ni règles ni limites, loin d’être plus détendus et heureux, présentent une plus grande activation des lobes frontaux, siège de production du cortisol, l’hormone du stress. Que faut-il faire ? Les règles doivent être peu nombreuses, mais raisonnables, cohérentes et adaptées à l’âge de l’enfant. L’éducation ne doit pas devenir un rapport de force. Au contraire, l’objectif est d’aider l’enfant à contrôler ses sautes d’humeurs et ses impulsions, à supporter la frustration, et à patienter ou même éventuellement à savoir renoncer. En d’autres termes, à transformer ses émotions. Imposer des règles ne signifie pas éduquer l’enfant dans l’austérité. Au contraire, vous devez le plus possible essayer de rire avec lui et créer une ambiance de détente à la maison. Toutes ces expériences constitueront pour lui un patrimoine émotionnel agréable auquel il pourra faire appel dans les moments de difficulté. BebesetMamans.com #23#



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