Bamboo Mag n°65 nov/déc 2019
Bamboo Mag n°65 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Bamboo Édition

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : studio danse, olé flamenco !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’Insoutenable Légéreté du slip. Tu avais déjà envie de devenir dessinateur ? Oui, mon père m’avait aussi emmené chez Philippe Luguy, avec lequel il travaillait sur la série Percevan. Je suis allé dans son atelier, un endroit incroyable rempli d’objets magiques comme des plumes et du papier à dessin… Luguy m’a donné quelques conseils pour dessiner de petits personnages à partir de formes géométriques toutes simples. Tu n’as pas suivi les cours d’une école de dessin ? Il existe de bons établissements qui apprennent à dessiner, comme les Arts appliqués ou Émile Cohl. Et d’autres qu’il vaut mieux éviter, comme les Beaux-Arts, où l’on apprend parfois plutôt à réfléchir sur les œuvres, mais pas à les réaliser. Tu as publié plusieurs albums en collaboration avec ton père scénariste  : travailler en famille, c’est un avantage ou un inconvénient ? C’est un peu plus qu’une relation professionnelle classique, car nous avons entièrement confiance l’un envers l’autre. Nous ne perdons pas de temps à nous demander comment faire une remarque à l’autre sans le vexer ! Nous sommes là pour réaliser le meilleur album possible, pas pour défendre notre ego… J’ai commencé à travailler avec lui quand j’avais 15 ans. Il m’avait proposé de courts scénarios qui m’ont permis d’avancer par étapes. Au début, je me concentrais sur les expressions du visage, et ensuite sur le corps des personnages. Les premiers temps, je dessinais des têtes plutôt réussies sur des corps ignobles ! Et puis, petit à petit, tout s’est mis au diapason. « Mon dessin est plutôt enfantin, et j’aime prendre le contre-pied avec un propos qui ne s’adresse pas spécialement aux enfants... » Lis-tu toujours des bandes dessinées ? Même si j’adore en dessiner, je n’en lis presque plus depuis une dizaine d’années. Ou alors des BD américaines « underground », très différentes de celles que je produis. Sinon, je passe mon temps à repérer les défauts et les maladresses de dessin, ce qui m’empêche de profiter de la lecture ! Mais il m’arrive quand même de relire des classiques, comme Les Schtroumpfs de Peyo, une série à laquelle j’aurais adoré participer. Pourquoi as-tu choisi la voie de l’humour ? Il correspond plus à ma personnalité. Mon père m’avait pourtant encouragé à m’intéresser au dessin réaliste. Et un dessinateur très connu m’avait dit que j’aurais vite fait le tour de l’humour. Je ne l’ai pas écouté  : il faut savoir faire le tri dans les conseils qu’on nous donne ! Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui souhaite s’orienter vers la BD ? Je l’inciterais à ne pas se limiter à la bande dessinée, mais à s’intéresser aux différentes sortes de dessin, qu’il soit créatif ou de représentation. Et je l’encouragerais à faire un tour sur un site Internet passionnant, schoolism.com. Même s’il est en anglais, il vaut largement une école de dessin ! Les Profs. Il t’arrive de le consulter de temps en temps ? Bien sûr, je continue à prendre des cours sur ce site. L’univers du dessin est infini, on progresse toujours. Hélas, on n’en a jamais fini avec les erreurs !
Polstar. Tu as succédé à Pica sur la série Les Profs, comment s’est déroulé le passage de relais ? J’avais déjà eu l’occasion d’encrer un album. Pica me faisait entièrement confiance, c’est lui qui m’a proposé de prendre sa suite. Tout le monde autour de moi m’incitait à conserver mon propre style de dessin, ce qui était plutôt encourageant. Je me suis glissé dans son univers tout en apportant une touche personnelle. Pica a réalisé un énorme travail de « character design »  : ses personnages sont tellement bien identifiés qu’on peut les « tordre » comme on veut, on les reconnaît toujours. Tu publies chez Bamboo L’Insoutenable Légèreté du slip, un recueil de strips dessinés sur Internet  : pourquoi avoir choisi un pseudonyme ? Mon dessin est plutôt enfantin, et j’aime bien prendre le contre-pied avec un propos qui ne s’adresse pas spécialement aux enfants… De manière générale, j’utilise un pseudo, car je trouve dommage que les lecteurs se fient à un nom qu’ils connaissent déjà pour acheter un album, au risque de passer à côté d’un dessinateur qu’ils ne connaissent pas. Même si mon trait est facilement reconnaissable, c’est une manière de dire que l’auteur compte moins que le livre lui-même. Pourquoi as-tu créé un site Internet de téléchargement gratuit de BD ? La lecture ne doit pas être un acte payant. Le « livre électronique » est une escroquerie  : en réalité, il s’agit de lecture électronique. Quitte à ne pas être acheté sous forme d’album, autant être lu ! Je mets en ligne mes BD dont j’ai récupéré les droits et beaucoup de strips, un format qui convient bien à Internet. Et j’essaie d’embarquer quelques copains dessinateurs dans l’aventure ! On trouve notamment des strips inédits de Spoon & White, ces deux flics idiots qui seront réédités l’an prochain chez Bamboo… Nous avons récupéré les droits de plus de la moitié des titres de la série. Nous aurions pu les publier nous-mêmes, mais je savais qu’Olivier Sulpice, le fondateur de Bamboo, aimait vraiment bien ces personnages. J’ai toujours été très satisfait de son travail d’éditeur et je lui fais entièrement confiance, donc autant aller chez Bamboo pour ce nouvel album… Avec mon père, nous avons aussi les droits d’autres séries que nous avons créées, comme Polstar, ou comme la collection adaptée de pièces de théâtre du répertoire classique que j’avais lancée chez Vents d’Ouest. Nous verrons bien, tout dépendra de l’accueil réservé à Spoon & White… Quels sont tes autres projets ? Avec Olivier, nous aimerions publier des leçons de BD en bande dessinée. Nous avons en tête l’architecture générale du projet, plusieurs pages ont déjà été réalisées, il ne reste plus qu’à passer à la mise au propre, mais cela prend du temps et je suis un gros fainéant qui travaille trop ! À part ça, j’ai six ou sept scénarios qui sont prêts, il ne me reste plus qu’à choisir celui que j’ai envie de dessiner… Spoon & White.



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