Bamboo Mag n°65 nov/déc 2019
Bamboo Mag n°65 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Bamboo Édition

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : studio danse, olé flamenco !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES CHRONIQUES GRAND ANGLE.../... et l’évolution de la société américaine à ses débuts est un sujet passionnant et un terreau inépuisable d’histoires. De quand date votre rencontre ? J.F. – Au début des années 2000, j’animais un atelier BD pour adolescents. La plupart y venaient pour passer un bon moment plus que pour devenir dessinateur. Et puis Paul est arrivé avec ses trois poils au menton. Son dessin n’était pas parfait, mais j’y ai tout de suite vu une maturité hors norme qui ne demandait qu’à éclore. Il était (déjà) très humble et il écoutait mes conseils. J’ai alors décidé de le confier à des auteurs bien plus confirmés que moi pour qu’il progresse encore. Il y eut ensuite la rencontre avec Bamboo Édition, chez qui je venais d’arriver. Ils furent impressionnés par le talent du jeune Paul, alors tout juste âgé de 17 ans. Le dossier de L’Héritage du diable fut alors envoyé et ce fut le début d’une longue collaboration. Votre façon de travailler a-t-elle évolué depuis L’Héritage du diable ? J.F. – Je fais partie de ces scénaristes qui préfèrent livrer leur script sous forme de petits story-boards. Sur les deux premiers tomes de L’Héritage du diable, Paul les suivait scrupuleusement. L’idée était qu’il puisse se consacrer au dessin sans avoir à se soucier de la narration. Aujourd’hui, il a toute latitude de changer mon story qui est de moins en moins précis. Ce qui est étonnant, c’est que je reconnais tous mes trucs dans la mise en scène de Paul… mais en nettement mieux !.../... Ci-dessous, le storyboard de Jérôme Félix pour l’une des premières planches de l’album. Ci-dessous, la version finale par Paul Gastine. si on m’avait dit que tu claquerais avant moi, l’ami… maman !!!
.../... Un des éléments marquants de cet album est sans doute les « gueules » extraordinaires des personnages. Paul, comment as-tu réalisé ce casting particulièrement réussi ? P.G. – Je ne peux pas dessiner un visage qui ne m’emballe pas sur des pages et des pages, alors parfaire le casting était crucial. Je me suis basé sur des acteurs que j’aime ou des visages qui m’ont marqué. Emmett par exemple, le tenancier du General Store, est un caviste de ma connaissance. Miss Collins a hérité d’un peu d’Ellen Page. Pour Bennett, je me suis basé sur Anthony Perkins jeune. La sensibilité, la fragilité et la sympathie qu’il dégageait, par contraste avec le panel de l’époque, m’a toujours beaucoup plu. Pour le reste, j’ai été piocher dans les « gueules » du cinéma américain et anglais. Un nez de Woody Harrelson par-ci, un œil de Powers Boothe par-là... L’important est de ne pas copier, mais de s’approprier ce qu’on aime chez les gens qui nous inspirent, pour réinsuffler cette énergie dans les personnages. Sans trop dévoiler l’histoire, comment as-tu réagi, Paul, en découvrant que dans ce récit, les « méchants » s’en tirent plutôt bien, en particulier le maire du village ? P.G. – Curieusement, je l’avais envisagé comme le grand méchant à la première lecture et puis j’ai fini par changer d’opinion à mesure que je dessinais l’album. Son village est vieillissant, au bord de l’exode, et c’est toute une vie d’efforts qu’il voit s’effilocher. D’une certaine façon je l’ai trouvé proche du personnage de Russell. Les deux sont rudes, sanguins et s’il le faut, impitoyables. Mais surtout, ils sont amenés à faire des choses terribles, par peur et par colère. C’est ce que j’ai adoré dans cette histoire  : la notion de gentils et de méchants est changeante, sinon absente. Le lecteur est impliqué, c’est pour ainsi dire lui qui fait tomber le verdict. Qui est bon, qui est un salaud, selon ses propres critères. Également disponible  : tirage luxe grand format, limité à 3000 exemplaires numérotés. Inclut un cahier graphique exclusif et un frontispice inédit. 80 pages, 29,90 e LES CHRONIQUES GRAND ANGLE



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