Bamboo Mag n°36 nov/déc 2014
Bamboo Mag n°36 nov/déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Bamboo Édition

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 25 Mo

  • Dans ce numéro : Les Fondus du Champagne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
D.R. Marko un dessinateur dans les tranchées Comment vous documentez-vous ? Je ne lis que des livres sur la Grande Guerre et je me suis rapproché de « spécialistes » du conflit. Ce ne sont pas forcément des historiens de métier, mais d’authentiques amateurs, très pointilleux sur le sujet. Quand je dessine un ceinturon censé dater de 1916, je ne prends pas pour modèle un ceinturon datant de 1914… C’est pour cette raison que la série est appréciée des enseignants et des passionnés de 14-18  : ils estiment que la série des Godillots, au-delà de l’aventure, est traitée avec tout le sérieux nécessaire. Pour le troisième tome, nous avons notamment collaboré avec Claude Thollon-Pommerol, un spécialiste des avions de la Première Guerre mondiale qui s’occupe d’un site internet traitant des « as oubliés ». Mais si je me documente avec soin, je m’autorise aussi à « tordre » un petit peu la réalité quand l’histoire l’exige. Et quand je dessine un avion, il peut arriver qu’il n’ait pas tous les boulons que l’on trouvait sur les appareils d’origine… Qu’apportez-vous de différent par rapport aux autres bandes dessinées prenant pour cadre la Première Guerre mondiale ? Nous venons en complément des albums de Tardi, de la série Notre Mère la Guerre de Maël et Kris, des récits de poilus ou de cours d’histoire plus académiques. Nous apportons une touche de couleur et aussi un peu de vie. Il ne faut pas oublier que les soldats passaient 90% de leurs journées à attendre le combat ! Et de toute façon, dessiner de l’hémoglobine ne m’a jamais intéressé. Les Godillots évoquent la série Les Tuniques bleues, signée par Cauvin et Lambil… En effet, l’une et l’autre ont pour héros des personnages qui vivent un peu en marge, mais qui se trouvent cependant au cœur des événements, ce qui permet au lecteur de comprendre le contexte d’une époque. Je suppose que le travail de Cauvin et Lambil est lui aussi très documenté… Quand j’étais enfant et que je lisais leur série, je m’intéressais d’abord à l’aventure et pas forcément au récit de la guerre de Sécession. C’est aussi le principe des Godillots  : nous privilégions l’aventure sur fond de conflit, mais celui-ci ne constitue pas toujours le sujet central des albums. Ce qui permet au lecteur de s’y intéresser, c’est justement notre travail de documentation. Nous ne racontons pas n’importe quoi  : si l’on veut qu’une fiction soit crédible, elle doit être solidement documentée ! Le roman Nous aimons bien les romans adaptés des séries jeunesse de Bamboo. Nous avons proposé l’idée à Olivier Sulpice, notre éditeur, qui l’a acceptée tout de suite. Le roman permet une autre approche et s’adresse à un public nouveau. Il complète les histoires en albums et vient enrichir l’univers des Godillots en nous donnant la possibilité d’aborder des thèmes différents. Dans la BD, nous utilisons très peu de bulles de pensée. Le roman plonge le lecteur « à l’intérieur » des personnages  : on sait ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent.
L’expo « Comme nous ne pouvons pas intervenir en permanence dans tous les festivals de BD, nous avons réalisé, avec l’aide de Bamboo, une exposition sous forme d’une douzaine de panneaux qui expliquent le processus de fabrication de la série. Nous en avons extrait un matériel pédagogique utilisé par les enseignants, et nous effectuons aussi des interventions scolaires dans les classes où la Première Guerre mondiale est au programme, de la sixième à la seconde. Mais à l’occasion des cérémonies du Centenaire, les profs sont à la recherche d’activités en relation avec la Grande Guerre, et nous sommes de plus en plus sollicités ! » GODItLOTS N.1.1.1435e. III 1 ; 1.N1 1,1-1 1111 11.111F-IS I la gal..m rem Rma Cr0111WY1t  : Phiiie.a..x cii Patrice Brochard a réalisé une statuette inspirée de la quatrième de couverture des albums. Tirage limité que vous pouvez vous procurer sur le site de l’artiste  : http://bull100.pagesperso-orange.fr/La créatiON d’une plaNCHe « Avant de démarrer les Godillots, j’étais un peu perdu sur le plan artistique. Je travaillais pour l’animation et l’illustration, mais je ne réussissais pas à placer mes projets personnels. J’étais à deux doigts de renoncer… Puis je me suis demandé quel sujet m’intéressait vraiment et j’ai commencé à réaliser quelques dessins des futurs personnages. Olier a apporté sa vision de scénariste et nous nous sommes lancés… J’ai commencé par travailler en couleurs directes en utilisant l’aquarelle. Après avoir réalisé les 15 premières pages du troisième tome, j’ai décidé d’utiliser l’informatique. Maintenant, je dessine en noir et blanc, puis j’applique un lavis monochrome sur la planche et je mets ensuite en couleur grâce au logiciel Photoshop. Je ne vais pas forcément plus vite, car je peux passer beaucoup de temps sur le lavis, mais cette nouvelle méthode me donne une sérénité que je n’avais pas. Je n’en suis plus à me demander si je vais réussir telle ou telle ambiance  : je peux me « planter » et recommencer. Auparavant, la technique m’imposait des choix artistiques. Désormais, elle me libère, tout en me permettant de conserver cette sensation de matière, ce grain propre à l’aquarelle. Quand nous avons lancé la série, il a fallu tenir compte de mon graphisme semiréaliste, proche de celui du « cartoon ». Mais il ne m’empêche pas de raconter des événements parfois tragiques, car je m’appuie sur la couleur et sur la mise en scène. »



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :