Aviation Civile n°389 jan/fév/mar 2020
Aviation Civile n°389 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°389 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le drone prépare sa révolution industrielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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• #389 • Janvier 2020 20 TEMPS FORT témoignages La parole aux acteurs de la filière drone Création de standards technologiques, mise en œuvre de nouvelles procédures opérationnelles, élaboration de normes européennes… Si le développement des drones civils professionnels est en bonne voie, certains verrous demeurent. Le point avec cinq acteurs de la filière. Crédit photos : DR, Alessia Campostrini, Benoît Goussu, DR, DR. Le développement de notre activité passe par la logistique urbaine » JEAN-LUC DEFRANCE, DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE DPD GROUP arallèlement à la livraison de colis dans des zones difficiles d’accès par drones monoporteurs que nous testons depuis des années, nous réfléchissons à la livraison de colis en zones urbaines via des rotations automatiques de nuit de drones ayant une plus grande capacité d’emport. La livraison de colis dans des zones de concentration serait ensuite relayée par des moyens de transport non polluants. Il reste néanmoins de nombreux verrous à lever, l’un des principaux étant d’ordre réglementaire. La législation européenne doit s’appuyer sur ce qui est fait en France pour permettre le développement de cette activité de logistique urbaine. P E La normalisation est un changement de paradigme majeur » KARIM BENMEZIANE, DIRECTEUR TECHNIQUE AU BUREAU DE NORMALISATION DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE (BNAE) n s’appuyant sur un système de déclaration de la conformité du produit, la normalisation en cours d’élaboration pour les drones de la catégorie « ouverte » constitue un changement majeur de paradigme. Il s’agit de pouvoir mettre sur le marché des drones de manière flexible tout en s’assurant qu’ils répondent aux exigences de sécurité attendues par les autorités. Cela doit permettre notamment aux PME d’accéder au marché. La France a été à l’initiative de la création de la structure européenne chargée de développer ces normes et reste aujourd’hui moteur dans le travail actuel d’élaboration.
Nous sommes aujourd’hui dans une phase préindustrielle » NICOLAS POLLET DIRECTEUR GÉNÉRAL D’ALTAMETRIS vec des drones qui survolent chaque jour le réseau ferré national pour collecter des données, nous sommes dans une phase préindustrielle de cette activité. Ce qui nous manque maintenant, ce sont des drones conçus en intégrant l’analyse de risque afin de garantir un standard de sécurité. Depuis deux ans, le Conseil pour les drones civils, auquel nous contribuons, travaille à fixer des règles dans ce domaine. Aux constructeurs de nous proposer des produits répondant à ces enjeux. Après, compte tenu des coûts des matériels futurs, il faudra générer du volume pour avoir un modèle économique viable par rapport au coût unitaire de visite par homme, par train, ou par hélicoptère. A N À ressources équivalentes, les drones permettent d’avoir une meilleure connaissance du réseau et de son état » PATRICK BORTOLI, DIRECTEUR DE LA MAINTENANCE, RÉSEAU DE TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ (RTE) ous disposons actuellement d’une quarantaine de drones et d’une cinquantaine de télépilotes formés pour assurer la surveillance et la maintenance des installations électriques de RTE. À ressources équivalentes consacrées à la surveillance du réseau, les drones permettent non seulement d’avoir une meilleure connaissance du réseau et de son état, mais aussi de réaliser des visites d’inspection en minimisant l’impact pour les clients et dans des conditions de pénibilité réduites pour les opérateurs. Aujourd’hui, RTE aborde une phase industrielle, avec une multiplication par trois du nombre d’appareils et cinq cents télépilotes formés à l’horizon fin 2020. L Assurer la sûreté des opérations pour les drones et la société » FLORIAN GUILLERMET, DIRECTEUR EXÉCUTIF DE SESAR JU ’U-space est un ensemble de services digitaux et progressivement automatisés qui permettent les opérations de drones à large échelle. L’objectif est d’assurer la sûreté des opérations pour les drones et les autres véhicules volants (les hélicoptères, l’aviation de loisir ou commerciale) ainsi que la société en général. La mise en œuvre de cette solution européenne pour la gestion du trafic des drones se matérialise notamment par la création de standards technologiques, de nouvelles procédures opérationnelles et de textes réglementaires nécessaires à un sain développement industriel du drone civil en Europe. • #389 • Janvier 2020 21 TEMPS FORT



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