Aviation Civile n°388 oct/nov/déc 2019
Aviation Civile n°388 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°388 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Union européenne renforce ses règles de sécurité aérienne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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• #388 • Octobre 2019 26 TRAJECTOIRES trajectoires métiers Formation des contrôleurs aériens : un parcours exigeant Esprit d’analyse, rigueur, capacité de prise de décision… Le métier de contrôleur aérien exige un savoir-faire sans faille. La formation est donc extrêmement rigoureuse et alterne enseignements théoriques et stages pratiques. Il en va de la sécurité des avions et des passagers ! - Par Sylvie Mignard Thomas Perbost EN FORMATION À L’AÉROPORT ROISSY-CHARLES DE GAULLE Qu’est-ce qui vous séduit dans le métier de contrôleur aérien ? Thomas Perbost : Je ne suis pas arrivé ici par passion, je souhaitais exercer un métier opérationnel prenant mais que l’on peut mettre de côté une fois rentré chez soi. C’est un métier difficile car il faut être résistant au stress, accepter les responsabilités et être performant en continu. C’est réellement très intense. Après deux années de formation pratique au sein de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, mon enthousiasme est toujours le même. Où en êtes-vous de votre formation ? T. P. : Je suis diplômé et j’ai obtenu la qualification sol, pré-vol et LOC (position tour). Je suis donc en mesure de travailler en tour de contrôle sans instructeur afin de gérer des aires de mouvement. Je dois encore valider les positions départ et arrivée. Désormais, j’interviens donc en salle d’approche sous la supervision d’un instructeur. Il me reste environ un an et demi avant d’achever ma formation, qui dure en moyenne trois ans. Comment envisagez-vous votre avenir ? T. P. : À court terme, mon objectif est d’obtenir ma qualification et d’exercer pleinement les différentes dimensions de mon métier. À plus long terme, je ne suis pas encore fixé car les possibilités d’évolutions sont variées, incluant instruction, qualité de service, etc.
Adélaïde Calvel EN FORMATION AU CENTRE EN ROUTE DE LA NAVIGATION AÉRIENNE (CRNA) EST Comment se déroule votre formation ? Adélaïde Calvel : Après avoir passé le concours d’entrée à l’École nationale de l’aviation civile (Enac), à l’issue d’une classe préparatoire scientifique, j’ai choisi de suivre la formation d’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA). J’avais découvert ce métier en classe prépa et il m’avait séduite. J’ai ensuite suivi une formation théorique d’un an et neuf mois avant d’être affectée au centre en route de la navigation aérienne (CRNA) Est, où je suis stagiaire depuis un peu plus d’un an. La grande différence entre le travail en CRNA et celui en aéroport est que l’on ne voit les avions que sur des écrans radars puisque ceux-ci sont en moyenne ou haute altitude. Au bout d’un an, on retourne deux mois à l’Enac pour soutenir notre mémoire et obtenir notre diplôme avant de rejoindre à nouveau notre centre d’affectation. Pour obtenir la qualification, il faut en effet compter environ trois ans et demi. Qu’appréciez-vous dans l’exercice de votre métier ? A. C. : On ne s’ennuie pas ! Il faut être vigilant puisque nous guidons les avions dans le ciel en interagissant avec les pilotes. Cela suscite parfois un peu d’adrénaline, mais l’on fait en sorte que tout se déroule parfaitement bien, en toute sécurité. C’est donc un peu stressant, mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt du métier. C’est pourquoi je me vois bien l’exercer très longtemps, j’apprécie son côté très concret. Julian Gierens EN FORMATION AU CENTRE EN ROUTE DE LA NAVIGATION AÉRIENNE (CRNA) SUD-OUEST Où en êtes-vous de votre parcours de formation ? Julian Gierens : Je suis entré à l’Enac en avril 2016, où j’ai suivi le cursus ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA). J’ai reçu une formation théorique très complète assortie d’exercices sur simulateur, et effectué deux stages : un en tour de contrôle d’un mois à Strasbourg, et un pour le brevet de pilote de deux mois. Depuis fin décembre 2017, je suis affecté au CRNA Sud-Ouest où j’ai commencé ma formation en centre de contrôle. Durant les trois ou quatre premiers mois, j’ai suivi de nombreux cours afin d’apprendre la géographie et les procédures de mon CRNA et, en parallèle, je me suis exercé sur simulateur. Comment se sont déroulés vos premiers pas au sein de votre équipe ? J. G. : Au début, c’est la découverte du rythme de travail, qui est particulier puisque l’on exerce en horaires décalés. Ensuite, on alterne cours théoriques, tests de validation, observation et simulation. On réalise plusieurs stages pour découvrir les différentes facettes du métier, y compris un stage d’immersion de trois semaines en Irlande afin de passer le Toeic 1 . Aujourd’hui, il me reste environ un an avant d’obtenir ma qualification. J’apprécie beaucoup le travail en équipe. On partage beaucoup de choses et on essaye d’aller toujours au bout de nos compétences. Ce métier demande beaucoup de rigueur et génère aussi des pics d’adrénaline. C’est également ce qui me plaît. 1. Test of English for International Communication. Illustrations : Clara Dealberto • #388 • Octobre 2019 27 TRAJECTOIRES



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