Aviation Civile n°385 oct 18 à mar 2019
Aviation Civile n°385 oct 18 à mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°385 de oct 18 à mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : les aéroports, sanctuaires de la biodiversité !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DÉJÀ DEMAIN #385 Décembre 2018 32 l'essentiel « Nous avons levé la barrière psychologique du monomoteur. » PAR JEAN-MARC LAPÈNE, ADJOINT AU CHEF DU PÔLE AÉROPORT DE LA DSAC, ANCIEN CHEF DE PROGRAMME AU PÔLE OPÉRATIONS AVIONS Pourquoi autoriser le transport public en monoturbine ? En 2017, l’AESA (Agence européenne pour la sécurité de l’aviation civile) a autorisé le transport public de passagers en avion monomoteur à turbine. Quelles sont les raisons de cette décision ? Pourquoi autoriser le transport public en monoturbine ? Le TBM 700 de Daher Socata, le Cessna Caravan, le Pilatus PC 12  : autant d’avions monoturbines qui offrent des performances supérieures aux bimoteurs classiques à moteur à piston, ainsi qu’un taux de sécurité supérieur à ces derniers. Les normes de l’OACI permettent l’utilisation d’avions dotés d’un seul turbopropulseur qui démontrent une fiabilité et un niveau de sécurité compatibles avec les exigences du transport commercial. En 2017, un texte réglementaire européen a précisé les exigences techniques de ce mode de transport. - Propos recueillis par Germain Chambost Sur quoi portent ces exigences techniques en matière de sécurité ? Elles portent sur l’organisation de la compagnie exploitante en matière de sécurité, sur les équipements supplémentaires dont ces avions doivent être dotés, par rapport aux avions multimoteurs de même catégorie. Par exemple un système de génération électrique redondant, une batterie de capacité augmentée, un radar météo, un GPS qui mémorise les aires d’atterrissage de secours, ou un système d’enregistrement des paramètres moteur pour anticiper une panne et prévoir une éventuelle action de maintenance. Quel est l’intérêt de ce type d’activité pour les exploitants et leurs clients ? L’intérêt de ce type d’activité est d’offrir un système de transport aérien sûr, plus écologique (avec moins d’émissions polluantes) et qui permet une réduction des nuisances sonores par rapport aux biturbines. On peut envisager qu’il est aussi possible de diminuer les coûts d’exploitation, même si le nécessaire complément de formation des pilotes de monoturbines, d’entretien et d’équipement de sécurité vient en déduction des gains ainsi réalisés.
ENAC découverte L’Enac inaugure sa volière de drones En mai dernier, la nouvelle « Volière Drones Toulouse Occitanie » de l’Enac a été inaugurée. Cet espace d’expérimentation, l’un des plus grands d’Europe, promet de devenir un formidable catalyseur pour le développement de la filière. - Par Béatrice Courtois Inauguration de la volière en mai, en présence d’Élisabeth Borne (ministre des Transports), Carole Delga (présidente de la Région Occitanie), Jean-Luc Moudenc (maire de Toulouse et président de la Métropole) et Patrick Gandil (directeur général de l’Aviation civile). C’est un vaste bâtiment de 560 m 3, organisé autour de la volière, zone d’évolution des drones protégée par des filets qui montent à 10 mètres de haut. On y fait voler plusieurs drones aux tailles et fonctionnalités diverses, opérés par des étudiants de l’École nationale de l’aviation civile (Enac), des chercheurs français et internationaux, des industriels, des enseignants… Tous ceux qui travaillent dans la filière pourront utiliser cet espace d’expérimentation exceptionnel qui combine les aspects physiques (réalité des vols, perturbations, obstacles) et virtuels (simulateurs de drones, de capteurs, de trafic aérien et d’environnement lié au trafic de drones). Autour, tout un environnement de prototypage et de production complète la plateforme  : ateliers de mécanique et de matériaux composites, atelier d’intégration, salle dédiée à l’informatique et aux systèmes embarqués… Autant d’espaces pour imaginer, créer, dessiner, concevoir et fabriquer des drones civils. « L’idée de créer cette volière est née lors d’une visite du président de Région à l’Enac en 2014, explique Yannick Jestin, responsable du programme de recherche systèmes de drones. L’école travaille depuis 2005 au développement de nouveaux drones et sur leurs usages civils, et plus récemment sur leur insertion dans l’espace aérien. Ainsi, réaliser un espace d’expérimentation, ouvert à nos partenaires, s’inscrivait parfaitement dans cet axe de recherche. » Trois ans plus tard, dans le cadre d’un contrat de plan État-Région – auquel s’est ralliée la métropole toulousaine –, le projet voyait le jour. UN SITE DE HAUTE TECHNOLOGIE Équipée d’instruments de localisation et de mesure de haute précision, la volière peut reproduire les conditions de vol réelles et tous les aléas qui y sont liés. « Nous disposons d’un système de capture de mouvements identique à celui qui est utilisé dans le cinéma, délivrant jusqu’à 350 positions LA VOLIÈRE EN CHIFFRES 2000 m 3  : volume du Hall d’essai 560 m²  : superficie du bâtiment 12x11x10 m  : les dimensions du volume d’évolution 16 caméras, qui composent le système optoélectronique 1,5 million d’euros d’investissements, financés par l’État, la Région et la métropole de Toulouse par seconde avec une précision en dessous du millimètre », détaille Yannick Jestin. La volière va prendre progressivement sa vitesse de croisière. « Nous sommes en train de finaliser une offre de services qui va permettre aux acteurs de la filière qui le souhaitent d’utiliser cet espace pour mettre au point de nouvelles générations d’algorithmes, perfectionner et sécuriser les drones, et ainsi faciliter leur intégration dans le trafic aérien », reprend le responsable. Déjà, la « Volière Drones Toulouse Occitanie » a fait preuve de son pouvoir d’attraction. Le responsable du laboratoire de drones de TU-Delft, aux Pays Bas, a passé trois mois sur le site pour mettre au point des moyens de nouvelle génération pour détecter et éviter des obstacles. « C’est un espace d’échanges scientifiques et techniques qui génère de l’enthousiasme et donne libre cours à l’ingéniosité et à l’innovation pour favoriser le développement des drones afin qu’ils soient toujours plus sûrs et plus endurants », conclut Yannick Jestin. #385 Décembre 2018 33 DÉCOUVERTE



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