Aviation Civile n°385 oct 18 à mar 2019
Aviation Civile n°385 oct 18 à mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°385 de oct 18 à mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : les aéroports, sanctuaires de la biodiversité !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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#385 Décembre 2018 26 TRAJECTOIRES trajectoires projet Airbag  : tout savoir sur les articles interdits ou réglementés à bord d’un avion Lutte contre le terrorisme, prévention des accidents liés à l’emport de produits dangereux… Certains articles, parfois très familiers, ne peuvent être emportés en cabine ou en soute pour des raisons de sécurité ou de sûreté. Afin d’aider les passagers à identifier ce qu’ils peuvent transporter et faciliter la préparation des bagages, la DGAC a développé une application, Airbag (articles interdits ou réglementés dans les bagages), qui permet d’accéder très facilement à la réglementation en vigueur. Propos recueillis par Sylvie Mignard Jean-Marcel Dauphant EXPERT MARCHANDISES DANGEREUSES À LA DIRECTION DE LA SÉCURITÉ DE L’AVIATION CIVILE (DSAC) Quels sont les objectifs de l’application Airbag ? Jean-Marcel Dauphant  : Les règles en matière de sûreté et de sécurité sont complexes à appréhender pour les passagers. Certains objets familiers sont parfois interdits à bord des avions et la réglementation n’est pas toujours très lisible. Nous avons donc souhaité mettre à la disposition du grand public une information facilement accessible, vérifiée, mise à jour régulièrement. Les recherches peuvent ainsi se faire au travers de mots-clés, de visuels ou d’un glossaire. C’est donc un outil interactif que nous enrichirons au fur et à mesure en fonction des requêtes les plus fréquentes des utilisateurs. À quels enjeux une telle application répond-elle ? J.-M. D.  : Les compagnies aériennes ont l’obligation d’informer les passagers, mais elles ont parfois du mal à le faire et à trouver le bon vecteur de communication. Avec l’apparition des systèmes de réservation et d’enregistrement en ligne, par exemple, leurs personnels n’interviennent plus directement dans ces procédures. L’enjeu est donc de compléter l’information fournie par les compagnies aériennes en informant les passagers de manière interactive et sur différents supports (ordinateur, tablette et téléphone). Nous allons par ailleurs élaborer une version de l’application en anglais afin de toucher une population anglophone au départ de France ou en transit sur le territoire.
Sonia Hifdi CHEF DU BUREAU MESURES DE SÛRETÉ DE L’AVIATION CIVILE À LA DIRECTION DU TRANSPORT AÉRIEN (DTA) Comment avez-vous travaillé sur les contenus proposés dans Airbag ? Sonia Hifdi  : Nous travaillons depuis plusieurs années avec les spécialistes des matières dangereuses afin de dégager une logique commune aux enjeux de sûreté et de sécurité. L’élaboration de l’application Airbag a encore renforcé cette approche. En matière de sûreté, par exemple, le principe est de dire que tout ce qui peut servir à un acte terroriste est interdit en cabine. C’est pourquoi nous incitons à mettre les liquides en soute. En revanche, côté sécurité, avoir certains liquides en soute peut s’avérer problématique. Nous avons donc dû élaborer des réponses communes, avec une information consolidée. "Une logique commune aux enjeux de sûreté et de sécurité" Quelles directions ont été impliquées dans ce projet ? S. H.  : Ce projet a été mené avec différents services. Bien sûr, les services de sûreté et de sécurité ont été fortement impliqués tout comme la direction des systèmes d’information au Secrétariat général. Mais nous avons également fait appel à la direction juridique pour les mentions légales et le dépôt de la marque Airbag ou encore les services de communication pour tout ce qui concernait l’approche graphique et la présentation des informations. C’est donc un projet qui, pour voir le jour, a impliqué différentes personnes-ressources. Viviane Evan DÉVELOPPEUR À LA DIRECTION DES SYSTÈMES D’INFORMATION (DSI) AU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL Comment avez-vous conduit le développement de l’application ? Viviane Evan  : Nous nous sommes appuyés sur la méthode Agile. L’idée était en effet de développer une partie de l’application, de la tester et, si cela s’avérait concluant, de poursuivre le développement. J’ai donc eu des réunions régulières avec la DSAC et la DTA tout au long du développement. Nous avons eu toute une phase de tests avec des collaborateurs en interne, connaissant ou pas le domaine, afin d’avoir des retours d’expérience sur le fond, la forme, l’ergonomie, etc. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ? V. E.  : Sur le fond, ce projet ne présentait pas de difficultés particulières. En revanche, comme il impliquait plusieurs services, il y a eu un travail de co-construction afin de trouver une approche graphique et ergonomique qui convienne à l’ensemble des protagonistes et de respecter les impératifs ministériels. Finalement, nous avons réussi à trouver un compromis satisfaisant pour tous les services concernés. L’autre difficulté était plus technique puisque ce site devait pouvoir être consulté sur tout type d’écrans (smartphones, tablettes et ordinateurs). Enfin, s’agissant d’un site public, nous avons dû veiller à la fiabilité de tous les éléments, tant au niveau technique que du point de vue des contenus. Illustrations  : Clara Dealberto #385 Décembre 2018 27 TRAJECTOIRES



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