Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : 3,05 €

  • Parution : n°375 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 267) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,1 Mo

  • Dans ce numéro : vers un nouveau cadre réglementaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Rencontre Jean-Michel OZOUX, délégué général du Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives (CNFAS). Maxime coffin EX-Chef de la mission aviation légère, générale et hélicoptères à la DGac — Crédit photo  : D. Bascou/DGac CNFAS Le porte-voix des fédérations aéronautiques Jean-Michel Ozoux, délégué général du Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives (CNFAS), répond aux questions de Maxime Coffin, ex-chef de la Mission aviation légère, générale et hélicoptères (MALGH) à la DGAC. Crédit photo  : Fédérarion françaie aéronautique
Pourriez-vous nous rappeler les missions du CNFAS ? Jean-Michel Ozoux  : Le CNFAS a pour mission de traiter tous les problèmes communs à l’ensemble des fédérations aéronautiques et sportives. Avant la création du CNFAS, en 2006, toutes les fédérations allaient exposer leurs problématiques à la DGAC, aux autorités militaires ou sportives en ordre dispersé. Ce n’est plus le cas à présent, et toutes les réunions sont désormais préparées en commun, car nous avons tous un grand nombre d’intérêts identiques. Notre interlocuteur privilégié est la MALGH, avec laquelle nous entretenons d’excellentes relations. Quelles actions mène le CNFAS pour améliorer la sécurité dans l’aviation légère ? J.-M. O.  : Elles sont de natures diverses et complémentaires. Nous sommes régulièrement consultés sur des dossiers de partage de l’espace aérien. Nous travaillons avec les services concernés de l’aviation civile et la Direction de la circulation aérienne militaire (DIRCAM). Nous collaborons également avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) via Europe Air Sport. Cette dernière est l’organe européen regroupant l’ensemble des fédérations aéronautiques et sportives. L’une de nos plus importantes réalisations est la reprise par nos soins du suivi des événements au travers de la standardisation des REX (retours d’expérience). Alors que ceux-ci étaient auparavant confiés au BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile), ils sont à présent sous la responsabilité de chaque fédération. Nous travaillons en parallèle avec la DGAC sur le rapprochement entre les procédures REX et la nouvelle obligation européenne de déclaration des occurrence reporting. Dans le même esprit, nous travaillons à reprendre, au bénéfice de nos licenciés, une partie de l’organisation matérielle des examens théoriques, jusqu’à présent organisés par la DGAC. Sur quels dossiers travaillez-vous plus spécifiquement en matière d’espace aérien ? Quid des contraintes nouvelles pesant sur l’aviation légère avec l’augmentation du nombre d’éoliennes et l’émergence des drones ? J.-M. O.  : Nous sommes mobilisés sur deux dossiers principaux au sujet de l’espace aérien. Le premier concerne les nouvelles zones (ATZ, RMZ, TMZ, etc.) créées dans le cadre du projet « L’une des réalisations marquantes est la reprise par nos soins du suivi des événements au travers de la standardisation des REX. Alors que ceux-ci étaient auparavant confiés au BEA, ils sont, à présent, sous la responsabilité de chaque fédération. » Jean-Michel Ozoux/Délégué général du Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives (CNFAS) En chiffres 9 fédérations aéronautiques sont représentées par le CNFAS. 160 000 pratiquants de l’aviation légère et sportive, répartis dans 2 000 clubs, réalisent plus d’un million d’heures de vol chaque année. SERA – Standardized european rules of air – qui vont se substituer aux espaces préexistants. Ce que nous souhaitons est d’éviter le recours à une réglementation excessive, l’idée étant de conserver le plus grand espace de liberté possible. Le second dossier, que nous pouvons qualifier de point chaud, est l’immense zone militaire située en Région Centre. Nous demandons, en cas d’activation de la zone, de disposer d’un couloir Est-Ouest à basse altitude pour pouvoir la traverser. S’agissant des éoliennes, nous avons d’ores et déjà des contacts avec France Énergie Éoliennes pour éviter l’implantation de ces tours aux abords immédiats des aérodromes et dans les couloirs aériens sous le RTBA (Réseau très basse altitude). Nous sommes également très vigilants sur les drones, même si ceux à vocation professionnelle posent, a priori, moins de problèmes du fait qu’ils sont pilotés par des personnels devant disposer de toutes les qualifications nécessaires. Quel regard portez-vous sur la réglementation européenne ? Comment la faire évoluer vers une meilleure prise en compte des spécificités de l’aviation légère en France ? J.-M. O.  : La feuille de route aviation générale a totalement changé la donne. La réglementation n’a pas été déclinée de l’aviation de ligne comme c’était le cas précédemment. Elle vise, au contraire, à définir un cadre spécifique à l’aviation légère. Il convient ici de saluer le travail de simplification considérable mené sous l’autorité de Patrick Ky, directeur général de l’AESA, et de Dominique Rolland, en charge de la coordination de la feuille de route de l’aviation légère au sein de l’AESA. C’est au travers de groupes de travail, dont faisait partie le CNFAS, que les propositions de simplification sont sur le point d’aboutir. Pour autant, notre pays a durci ses règles sur le plan des visites médicales. Nous voudrions revenir à des principes plus simples, notamment pour le LAPL, le brevet de pilote de loisir. Enfin, et cela constitue une mesure définitive, nous allons devoir rééquiper l’ensemble de la flotte d’appareils avec de nouvelles radios, en prolongement de la décision prise par Eurocontrol de séparer les fréquences de 25 kHz. Le coût estimé de cette mesure pour nos fédérations s’élève à 32 millions d’euros ! C’est difficilement supportable. Quelles mesures vous sembleraient utiles pour promouvoir l’aviation légère et sportive ? J.-M. O.  : Nous souhaiterions que les grands médias soutiennent les sports aériens. Le village des fédérations, lors des journées grand public du Salon du Bourget, a connu un beau succès populaire, de même que le récent championnat du monde de voltige qui s’est tenu sur l’aéroport de Châteauroux en août dernier. Il a réuni pas moins de 100 000 spectateurs. Ce rassemblement prouve que le public français aime son aviation. D’ailleurs, et au-delà des opérations que nous mettons en place, nous comptons aussi sur des dispositifs comme le BIA (brevet d’initiation aéronautique) pour attirer de nouveaux jeunes vers le monde de l’aérien. Nous sommes, enfin, très vigilants quant à la défense de nos aérodromes. Nous menons donc des actions chaque fois qu’intervient une menace autour de la pérennité ou de l’intégrité d’un site. PROPOS RECUEILLis PAR Olivier Constant Aviation Civile magazine n°375 Janvier 2016 09



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