Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : 3,05 €

  • Parution : n°375 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 267) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,1 Mo

  • Dans ce numéro : vers un nouveau cadre réglementaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Crédit photo  : F. Stucin 26 sur le terrain PAR Gilmar Martins > Allez plus loin dans la découverte de la démarche CDM. UNE SALLE POUR TRAVAILLER ENSEMBLE _Le fonctionnement du CDM s’appuie sur le partage d’informations en temps réel, fournies par des indicateurs (temps de roulage à l’arrivée et au départ, charge au décollage, trafic à l’arrivée) et les outils suivants  : DEPARTURE MANAGER détermine la charge de la piste à partir d’informations réelles (et non plus d’estimations), telles que l’heure réelle de départ du stationnement ainsi que la durée de roulage jusqu’à la piste ; MAESTRO aide les contrôleurs aériens à séquencer les arrivées sur les pistes ; > DECOR fournit des informations météo aux contrôleurs ; GLD (Gestion locale des départs) séquence le départ des avions et transmet les informations au DEPARTURE MANAGER ; VU METRE est une carte animée permettant de voir quelles pistes ont été déneigées ainsi que les véhicules et avions en circulation ; Enfin, des caméras surveillent les points clés de la plate-forme. CDM de la crise à la solution Aviation Civile magazine n°375 Janvier 2016 la salle CDM, dotée de neuf écrans diffusant l’évolution d’indicateurs clés (charge de la piste, météo, etc.), peut accueillir jusqu’à 14 représentants de la plate-forme, des compagnies et de la navigation aérienne. En 2010, Roissy-Charles-de-Gaulle a été le premier aéroport français à se voir attribuer le label Airport@cdM par Eurocontrol. La démarche CDM (Collaborative Decision Marketing) est née du besoin de trouver des solutions pour éviter ou atténuer les conséquences de crises (météo, grève, détournement d’avion, etc.) pouvant affecter le fonctionnement global de la plate-forme. Dans un tel cas, les représentants des trois parties prenantes du site – l’exploitant, la navigation aérienne et les compagnies aériennes – se réunissent dans une salle spécialement aménagée avec des outils opérationnels performants. Leur efficacité ne doit pas cependant faire oublier l’essentiel, souligne Guillaume Blandel, représentant de la DGAC auprès de l’aéroport  : « Pour être efficace, le CDM exige que les partenaires partagent toutes les informations utiles en toute transparence. »
Un exercice de déneigement mobilise jusqu’à 350 spécialistes et conducteurs d’engins. « Il ne suffit pas d’installer des outils pour être dans une démarche CDM. Il faut surtout un changement culturel pour que les partenaires partagent les informations et coopèrent en toute transparence. » Guillaume Blandel/représentant DGAC auprès de Roissy-Charles-de-Gaulle. 50 minutes pour déneiger une piste de 4,2 km de long et 60 m de large. 1 minute suffit pour déneiger une surface équivalente à un terrain de football. 13 baies de dégivrage. DÉGIVRER VITE ET AU BON MOMENT En cas de fortes chutes de neige, par exemple, le plateau CDM établit une stratégie qui détermine, en fonction du trafic, combien de baies de dégivrage doivent être mobilisées parmi les 13 que compte l’aéroport. Le suivi de cette décision est assuré par une équipe placée dans une cabine vitrée située sur le plateau CDM. Grâce à l’outil GILDAS *, ses membres surveillent l’activité des baies de dégivrage à l’aide de caméras et peuvent, si besoin, entrer en contact téléphonique avec les agents chargés de les faire fonctionner. « Dégivrer un avion prend en moyenne moins de dix minutes, mais il faut bien cadencer cette opération, car les avions doivent décoller rapidement », explique Guillaume Blandel. * Gestion informatisée locale du dégivrage et antigivrage des aéronefs au sol. les équipes font le point au terme de chaque étape de l’exercice pour vérifier que tout se passe conformément aux consignes. l’équipe chargée de gérer les 13 baies de dégivrage vérifie le bon déroulement des opérations avec l’outil GILDAS. L’exercice en cours doit tester l’efficacité du déneigement avec 11 machines réparties sur les 60 m de largeur de la piste. Objectif  : 82 avions par heure La démarche CDM va jouer un rôle clé dans le futur de la plate-forme Roissy-Charles-de-Gaulle. Il est en effet prévu, d’ici 2020, d’augmenter sa capacité d’accueil de 13% pour porter de 72 à 82 le nombre d’atterrissages par heure. Pour atteindre de telles performances, une évolution des procédures sera nécessaire. Elle sera menée en suivant les principes qui ont abouti à la réalisation du CDM. Augmenter la capacité, tout en maintenant ou en élevant le niveau de sécurité, passera en effet par une coopération renforcée, une transmission d’informations permanente ainsi que par une transparence très poussée entre les parties prenantes. Une évolution qui devrait permettre à la plate-forme de surpasser ses rivales Heathrow et Francfort pour prendre la tête du classement européen. Aviation Civile magazine n°375 Janvier 2016 27



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