Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
Aviation Civile n°375 jan/fév/mar 2016
  • Prix facial : 3,05 €

  • Parution : n°375 de jan/fév/mar 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 267) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,1 Mo

  • Dans ce numéro : vers un nouveau cadre réglementaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 PERFORMANCE > Retrouvez toutes les informations sur le brevet aéronautique. Un brevet d’initiation aéronautique plus efficace Le brevet d’initiation aéronautique (BIA) devrait attirer encore plus de jeunes. Avec la refonte de son cadre réglementaire – pour améliorer les relations entre ses deux ministères de tutelle (Éducation nationale et MEDDE) – et des programmes rénovés, il a en effet toutes les chances d’accroître son efficacité pédagogique et son attractivité. Héritier des « loisirs dirigés » lancés par Jean Zay en 1937 et du brevet élémentaire des sports aériens (BESA) de 1945, le brevet d’initiation aéronautique (BIA) naît en 1968. Son mode de fonctionnement est fixé par deux conventions en date du 5 mars 1986 et du 9 juillet 1999. Cette dernière, conclue entre la DGAC et l’Éducation nationale, a créé deux diplômes  : le certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique (CAEA), délivré aux responsables de formations, et le BIA, décerné aux élèves à partir de la troisième. Le dispositif était encadré par deux instances  : une Commission mixte aéronautique (COMIX A), à l’échelon national, proposant les programmes, et un Comité d’initiation et de recherches aéronautiques et spatiales (CIRAS), à l’échelon local, qui animait les formateurs chargés de l’enseignement aéronautique dans chaque académie sous l’autorité du recteur. Le dispositif présentait cependant une double faiblesse. « Il n’était pas juridiquement très solide, puisqu’il ne devait son existence qu’à des conventions publiées au Bulletin officiel de l’Éducation nationale », explique Alain Vella, adjoint au chef de la Mission aviation légère générale et hélicoptères (MALGH). Il n’était pas non plus conforme aux attentes du monde enseignant, ajoute Jean-Jacques Diverchy, inspecteur pédagogique régional à Lille  : « C’était une suite de savoirs sans articulation claire et dont le périmètre n’était pas fixé, ce qui rendait difficile l’évaluation. » Aviation Civile magazine n°375 Janvier 2016 Un atout pour voler et intégrer le secteur aérien En février 2015, les travaux interministériels débouchent sur un décret, quatre arrêtés et, en mai 2015, est publiée une nouvelle convention liant le CNFAS (Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives) et les deux ministères concernés, celui en charge de l’Éducation nationale et celui en charge de l’Aviation civile. « Le BIA et le CAEA sont désormais délivrés par le rectorat, ce qui évite les allers-retours entre ministères », explique Alain Vella. Les programmes et le mode d’évaluation, plus précis, font une place plus grande aux sciences humaines, à l’histoire, aux enjeux sociaux et culturels. Enfin, toutes les matières aéronautiques (planeur, parachute, ULM, hélicoptère, aérospatiale, vol libre, aéromodélisme, etc.) sont désormais intégrées dans le tronc commun des enseignements et seul l’anglais reste optionnel. Chaque cours doit être encadré par au moins une personne titulaire du CAEA, qui est accordé d’office aux enseignants titulaires d’un titre Crédit photo  : STAC/R. Metzger aéronautique, et aux professionnels, après évaluation par un jury de leurs capacités pédagogiques. Un progrès réel, estime Jean-Jacques Diverchy  : « Cela renforce l’efficacité de la formation. » Sanctionné par un examen écrit de 2 h 30 après un volume minimal de 40 heures de cours, le BIA donne aux collégiens, aux lycéens et aux étudiants l’opportunité non seulement de nourrir une passion, mais aussi de s’ouvrir des portes, souligne Alain Vella  : « Ils peuvent décrocher des bourses pour de véritables vols ou pour passer leur brevet de pilote. Le BIA est aussi un atout pour ceux qui envisagent une carrière dans l’aéronautique. Les recruteurs seront sensibles à l’intérêt précoce qu’ils auront montré pour ce secteur. » Par Gilmar Martins En chiffres 7 314 BIA ont été décernés en 2015 (73% de réussite). 147 caea ont été délivrés en 2015 (238 en 2014). 1 269 conventions en vigueur en 2015 entre des établissements scolaires et des aéroclubs.
Crédit photo  : N ; Quendez TALENTs La tour, d’une hauteur de 35m, offrant une vision panoramique sur l’ensemble des installations, pourra accueillir jusqu’à cinq positions de contrôle. En 2016, un nouveau système de gestion du trafic aérien, appelé cacao 2, plus performant, sera disponible, avec des outils de statistique et de prévision de trafic. Michel Areno, chef du centre de contrôle aérien à Cayenne et responsable des opérations de recherche et de sauvetage des aéronefs « Un métier complet, à la fois opérationnel et managérial » En arrivant à Cayenne le 1er mai 2014, Michel Areno n’était pas un novice en matière d’affectation outre-mer. Électronicien, entré au service de la formation aéronautique et du contrôle technique en 1979, il avait déjà roulé sa bosse en Nouvelle-Calédonie, en Martinique et aussi en Afrique. Mais ce nouveau poste l’a fait un peu hésiter au début. « J’avais une formation purement technique et pas précisément ciblée sur la circulation aérienne », explique-t-il. Dix-huit mois plus tard, le chef de centre n’a plus l’ombre d’un doute. Ce métier opérationnel, qui combine connaissances techniques, capacités de management, contacts avec les interlocuteurs extérieurs, lui convient à merveille. Avec son équipe de 60 personnes, il gère un espace aérien de deux millions de kilomètres carrés. « En juin dernier, nous avons inauguré la nouvelle tour de contrôle, chantier mis en œuvre par mes prédécesseurs, qui va nous permettre d’intégrer des évolutions technologiques majeures. C’est passionnant. » Une passion qui ne s’arrête pas à son métier, mais s’étend à cette région d’outre-mer. « La Guyane est un département magnifique, qui souffre à tort d’une mauvaise image. J’invite tous les agents de la navigation aérienne avides de nouveaux horizons à venir le découvrir ! » Par Béatrice Courtois



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