Aviation Civile n°374 oct/nov/déc 2015
Aviation Civile n°374 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : 3,05 €

  • Parution : n°374 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Babel

  • Format : (200 x 267) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : les compagnies aérienne française face à la mondialisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 ESCALE L’oaci s’engage pour l’environnement Après les nuisances liées au bruit, l’OACI 1 s’est saisie du dossier épineux des émissions polluantes des moteurs d’avion. L’élaboration de normes strictes est le résultat des travaux menés par le CAEP, un comité d’experts. aéroport de paris-charlesde-gauLLe. Vue du terminal 1. Créé 2 en 1983, le CAEP concrétise le souhait de l’OACI de recourir à des experts en matière de protection de l’environnement. Le CAEP est nommé par le Conseil de l’OACI et sa mission est de l’aider dans la formulation de nouvelles politiques et l’adoption de normes relatives au bruit des aéronefs et aux émissions de leurs moteurs. Pour ce faire, le Conseil fait des recommandations qui sont ensuite soumises à l’Assemblée de l’OACI. Composé de 23 membres, le CAEP inclut les plus actifs dans le domaine de l’industrie aéronautique des 191 États que regroupe l’OACI. À ces membres s’ajoutent 16 observateurs, issus de six autres États et de 10 organisations de nature variée (Union européenne, ONG 3, associations diverses…), qui interviennent au cours des travaux. « Le principe de fonctionnement du CAEP est le consensus, c’est-à-dire qu’il est basé sur des décisions prises de concert par l’ensemble de ses membres, tout en prenant en compte l’ensemble des points de vue formulés par les observateurs. Cela permet de mieux garantir par la suite d’être suivi par le Conseil de l’OACI », souligne Jonathan Gilad, adjoint à la sous-directrice du développement durable à la DTA et représentant de la France au CAEP. Un rôle de coordinateur Le travail mené par le CAEP est réparti au sein de neuf groupes, qui font au total appel à plus de 400 experts internationalement reconnus. Aviation Civile magazine n°374 Octobre 2015 Crédit photo  : Le Bras Gwen/ZooStudio. Ils se réunissent plusieurs fois par an afin de coordonner les travaux menés en permanence par les experts. « Le CAEP est ainsi bien structuré et fonctionne de façon claire et précise, permettant un travail efficace et constructif », note Jonathan Gilad. Le CAEP agit selon un cycle triennal, décalé dans le temps par rapport à celui de l’Assemblée de l’OACI. La prochaine édition de cette dernière devant avoir lieu au mois de septembre 2016, la réunion plénière du Comité est donc prévue en février de la même année. Un certain nombre de décisions y seront prises pour soumission préalable au Conseil de l’OACI. La réunion du groupe directeur du CAEP constituant un point d’étape périodique pour les travaux en cours, a lieu, elle, tous les ans. L’action de la France La France figure parmi les 23 membres du CAEP. Son représentant nomme les experts français dans les groupes de travail et prend la parole au nom de la France. « La voix de la France est o En vue Vers la création d’un standard de CO 2 _La prochaine réunion plénière du CAEP en février 2016 devrait aboutir à une décision consensuelle de soumettre à l’OACI l’application à compter de 2020 d’une norme internationale relative aux émissions de CO 2 des aéronefs. L’objectif est d’inciter l’industrie à doter les avions des technologies de pointe moins consommatrices de carburant et ce, dès la phase de conception.
« La voix de la France est entendue, dans le cadre de la coopération avec les autres membres européens, ce qui permet de parler d’une seule voix. » Jonathan Gilad/représentant de la France au CAEP * Soit supérieur à Lden 55. entendue, précise Jonathan Gilad, et ce, dans le cadre d’une étroite coopération avec les autres membres européens, ce qui permet de parler d’une seule voix. » C’est d’ailleurs la France qui a, après les États-Unis, la plus grande contribution au sein du CAEP, en y consacrant des ressources importantes. À ce titre, la DGAC est très active dans les travaux menés par le Comité. Elle a notamment pour objectif de veiller à la compatibilité des normes internationales qui résultent des travaux du Conseil avec les orientations stratégiques nationales et européennes. L’Europe est également très active, notamment via la DG MOVE 4, la DG CLIMA 5, l’AESA 6 et Eurocontrol. Un large périmètre Si le bruit a été l’une des premières préoccupations du CAEP, ce dernier a par la suite élargi son périmètre d’action à l’ensemble des problématiques liées à l’environnement, notamment les émissions polluantes des moteurs (NOx, particules et CO 2). La performance environnementale des opérations aériennes et des infrastructures fait également partie de ce périmètre d’action. Le CAEP travaille en outre sur les carburants alternatifs ainsi que sur les aspects techniques du futur système mondial de compensation des émissions de CO 2 de l’aviation. Enfin, d’autres sujets plus transversaux, tels que les modélisations ou l’état des connaissances scientifiques dans les domaines environnemental et économique liés à l’aviation, sont également traités. Par Régis Noyé 1. Organisation de l’aviation civile internationale. 2. Comité de la protection de l’environnement en aviation. 3. Organisations non gouvernementales. 4. Direction générale de la mobilité et des transports ou Directorate-General for Mobility and Transport. 5. Directorate-General for Climate Action. 6. Agence européenne de la sécurité aérienne. 000 -crairrir +100% de progression prévue par l’OACI pour le trafic aérien régulier mondial de passagers entre 2015 et 2030 (en passager-kilomètre transporté). 705 millions de tonnes de CO 2 produites par le transport aérien mondial en 2013. L’objectif est de les réduire de 50% d’ici 2050. 25 millions de personnes exposées à un niveau de bruit significatif* autour des aéroports. organigramme du caep WG1 Noise Technical issues ANC MDG Modelling and Databases Group ASSC Aviation Carbon Calculator Support Group lm WG2 Operations ICAO Council CAEP Secretary o IE Operational Goals En action La certification acoustique des avions _L’élaboration de normes ayant permis de certifier le bruit des avions selon des catégories (dites « Chapitre 2 » ou « Chapitre 3 ») est le résultat d’une recommandation émanant du CAEP, qui a été suivie et appliquée par les États membres de l’OACI. La certification acoustique permet également de définir des restrictions opérationnelles fondées sur la performance acoustique des avions. Par exemple, les appareils de type Boeing 747-200 sont interdits de jour comme de nuit à Paris-Charles-de-Gaulle. ATC FESG Forecast and Economic Analysis Support Group ISG Impact and Science Group IE Fuel Technology RFP Emissions RFP Noise WG3 Emissions Technical issues Aviation Civile magazine n°374 Octobre 2015 29



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