Avant-Première n°55 avr/mai/jun 2011
Avant-Première n°55 avr/mai/jun 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°55 de avr/mai/jun 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Média Participations

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : Alter Ego, un thriller tentaculaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 Avant-Première/page Interview La douceur de l’enfer Le célèbre dessinateur de Niklos Koda a accordé un bref repos à son héros, le temps de réaliser son premier album complet, La douceur de l’enfer. Premier tome d’un superbe diptyque qui voit Billy Summer s’envoler pour la Corée afin d’y honorer la mémoire d’un grand-père tombé au front, plus de cinquante ans auparavant. L’occasion, pour ce jeune trentenaire, de prendre un peu de recul sur une vie pleine d’incompréhensions, de séparations et de lourds secrets. Olivier Grenson, quant à lui, en profite pour essayer des choses nouvelles, autour d’un premier scénario aussi profond que bien écrit. La douceur de l’enfer Tome 1 Grenson Coll. Signé – Le Lombard 88 pages – 15,95 e Déjà disponible La douceur de l’enfer est votre premier album solo. S’agit-il d’une envie ancienne, ou est-elle née de votre voyage en Corée ? C’est vraiment le voyage qui a tout déclenché. Nous étions là-bas, avec d’autres auteurs, pour une exposition autour de la Belgique. J’ai commencé un carnet de croquis sur la zone démilitarisée. Je ne connaissais rien de la Corée. Cela dit, le timbre principal de l’album est plutôt la façon de rebondir face à des drames personnels. Une thématique qui trouve un écho direct dans le lourd secret que porte Billy... Oui. Pour moi, ce qui est important, c’est la manière de dévoiler ce secret, et non le secret en lui-même. Soit on révèle, soit on enfouit. Dans les deux Rencontre avec Olivier Grenson cas, l’idée est de s’en débarrasser. C’est pour cela que le feu est un motif récurrent de l’album. Il est à la fois destructeur et purificateur. À travers l’image du phénix, il évoque aussi la renaissance. « Le timbre principal de l’album est plutôt la façon de rebondir face à des drames personnels. » Un motif qui vous donne l’occasion de faire des planches assez différentes de ce à quoi vous nous avez habitués, plus graphiques. Ce sont les séquences auxquelles j’ai pris le plus de plaisir. Elles me permettaient de confronter la douceur du rêve – qui, je crois, me correspond assez – à des scènes de violence graphique, une autre dimension de ma personnalité. Avec cet album, je voulais me libérer du « beau dessin », de certaines retenues, même si le naturel revient au galop. Lâcher les choses, c’est un véritable combat, pour moi. « La phase de réécriture a été plus longue. Il a fallu restreindre mes envies de m’éparpiller dans trop d’intentions. » Vous nous dévoilez ici une écriture assez littéraire, entre les chapitres et des narratifs très écrits. Ca vient sans doute du fait que je lis beaucoup plus de romans que de bandes dessinées. Au début, ce livre devait être un carnet de voyage, et puis les personnages me sont venus naturellement. La phase de réécriture a été plus longue. Il a fallu restreindre mes envies de m’éparpiller dans trop d’intentions. Souvent, j’ai pensé craquer et proposer la co-écriture à un scénariste. Mais j’ai tenu bon. Je voulais rester seul maître à bord ! /Propos recueillis par Antoine Maurel



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