Athena n°345 jan/fév 2020
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JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Des jobs pour assurer ! Conforter sa place de leader en chimie et sciences de la vie, tel est le mot d’ordre que se donnent les chimistes wallons. Une excellente nouvelle lorsqu’on sait que chimie et sciences de la vie représentent 23% de l’emploi industriel, 34% de la valeur ajoutée industrielle, 40% du total des exportations et 40% des dépenses privées. Colossal ! Mais comme toute activité d’aujourd’hui, également fragile. De fait, pour rester en tête, la chimie wallonne devra attirer, développer et retenir ses femmes et hommes de talent afin de répondre au triple défi auquel elle se heurte : croissance, démographie et technologies. Si, avec quelque 1000 salariés engagés entre 2017 et 2018, l’emploi a crû de 3%, c’est de plus ou moins 1 500 personnes dont a besoin annuellement le secteur. Attirer, former et garder de nouveaux salariés est donc essentiel à la pérennité du succès. Un défi quand on pense que la moyenne d’âge des salariés de ce secteur est de près de 43 ans, qu’en 2018, plus d’1 salarié sur 4 était âgé de 50 ans et que plus de 5 500 départs à la retraite sont attendus au cours de 10 prochaines années. Ce à quoi il faut ajouter des difficultés liées la mutation en industrie 4.0, comme la numérisation, la robotisation, l’automation, etc. Décidé à réagir au plus vite, le secteur lance Talents, un masterplan destiné à sensibiliser les élèves des filières Science, Technology, Engineering, Mathematics (STEM) et dont le point d’orgue sera la tenue en mars 2020 de Jobs Days ainsi que l’ouverture de nouvelles filières de formation en alternance dans le supérieur. Pour se donner les moyens du succès, un investissement de 7 millions d’euros permettra au secteur Cefochim d’ouvrir de nouvelles infrastructures et d’acquérir de nouveaux équipements de formations. Parallèlement, le secteur initiera des programmes de formation continuée pour assister la mise à niveau des compétences numériques des salariés des entreprises et Athena Mag 345 8 la numérisation des cursus via, par exemple, la réalité virtuelle ou augmentée. Bref, une sacrée machine de guerre ! Mais pour Frédéric Druck, administrateur délégué d’essenscia Wallonie, pas de panique car in fine, « Ces défis sont autant d’opportunités pour réussir la consolidation du secteur de la chimie et des sciences de la vie en matière d’innovations, de productions et d’exportations. Un secteur pourvoyeur d’emplois porteurs de sens – par la création de matériaux innovants, de vaccins et de thérapies nouvelles – pour lesquels nous sommes en quête de talents ». Janvier-Février 2020 https://www.essenscia.be BEWARE  : la Wallonie engage 75 chercheurs Le Service public de Wallonie, pour la troisième fois, vient de lancer un programme de mobilité des chercheurs détenteurs d’un doctorat vers les entreprises, les universités, les hautes écoles et les centres de recherche wallons. « L’objectif est d’attirer, en 5 appels ouverts en 2020, 2021 et 2022, près de 75 chercheurs de toute nationalité, belge comprise, vers nos unités de recherche », explique Pierre Demoitié. « Ils travailleront à la fois en entreprise et dans le monde académique pendant au maximum 3 ans. » Le programme, baptisé BEWARE2, fait suite à un précédent qui poursuivait grosso modo les mêmes objectifs. « Puisqu’il avait été apprécié par la Commission européenne, tant dans sa forme que dans sa gestion, nous avons décidé de soumettre un nouveau projet, poursuit-il. Avec cependant quelques petites nuances comme l’ouverture aux centres de recherche des hautes écoles. » Au terme d’une sélection de plus en plus sévère, le projet a été accepté en juin de l’année passée. « Maintenant que le contrat entre la Région et la Commission est signé, nous pouvons à présent lancer notre campagne de promotion. » Les premiers engagements de chercheurs sont ainsi attendus pour la rentrée de septembre 2020. BEWARE2 est partiellement financé par la Commission européenne, qui apporte 7 millions d’euros ! www.bewarejobs.be
LE CHIFFRE 2 Après avoir secoué le marché en réalisant, en 2018, une levée de fonds historique de 64 millions d’euros, iTeos Therapeutics surprend à nouveau en annonçant avoir signé un partenariat avec le géant américain Merck. L’objectif est d’évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un produit candidat (EOS100850) d’iTeos Therapeutics contre le cancer en combinaison avec le Keytruda, un traitement d’immunothérapie de Merck. Désignée comme antagoniste du récepteur de l’adénosine A2A, la molécule pointée par iTeos Therapeutics combat les mécanismes mis en place par les tumeurs pour déjouer le système immunitaire lors d’une immunothérapie ou en cas de réponse normale à une agression. À cause de ces mécanismes, les niveaux de réponse aux traitements d’immuno-oncologie sont limités entre 10 et 50% selon le type de cancer et de patient. Déjà en tests de phase 1/1b en Belgique, les essais, qualifiés par Merck de phase 1/2, débuteront au début de cette année et se dérouleront en p a Belgique et au Royaume-Uni. Les cancers du poumon, de la prostate, des reins et gynécologiques sont la cible des essais actuels, qui dureront plus d’un an et dont les résultats sont espérés dans 18 mois. Si tout se passe bien, les essais devraient alors passer en phase 2 ou directement en phase 3 selon la qualité des résultats à la fin 2021. Spin-off de l’UCLouvain créée en 2011 et installée à Charleroi, iTeos Therapeutics est une entreprise de biologie dont les travaux gravitent autour du dévelop pement de petites molécules immuno modu latrices pour le traitement du cancer. Avec 68 000 salariés dans 140 pays, l’américain Merck ou MSD développe des traitements pour la santé humaine et animale. Ses domaines sont l’onco logie, les maladies infectieuses, les maladies cardiovasculaires, l’immunologie et la gynéco logie. https://www.iteostherapeutics.com https://www.merck.com une étude de Page Personnel, plus de 2 Belges sur 10 rechercheraient un nouvel emploi faute de perspective D’après de carrière dans leur position actuelle. Commentant ce chiffre, Olivier Dufour, Executive Director, estime que « L’apprentissage au travail est un élément important au bien-être des employés. Plus ils apprennent, plus ils peuvent espérer accéder à des postes enrichissants et à responsabilités. Et d’affirmer que : la perspective d’évolution professionnelle est un point important pour les entreprises si elles veulent garder leurs employés ». L’enquête montre que les Belges sont toutefois plus optimistes que le reste des Européens. En effet, nous sommes 68,8% à estimer de bon à excellent le marché de l’emploi contre seulement 53% pour la moyenne européenne. 64,2% des Belges trouvent leur situation économique bonne contre 54,4% dans la moyenne générale européenne. Et nous sommes toujours aussi positifs avec 18,5% des Belges à penser que l’évolution du marché sera médiocre pour les 6 mois à venir contre 29,2% pour la moyenne européenne. Tout aussi étonnant, le fait que seulement 14% des candidats en quête d’un nouveau job avouent être motivés par l’idée d’empocher un meilleur salaire, pour 27,9% au niveau européen. C’est finalement le désir de développer de nouvelles compétences qui motive 37,8% des employés à envisager un nouvel emploi. « Le bonheur au travail est désormais un enjeu de poids dans la guerre des talents. Si cela passe par la possibilité de pouvoir se développer tout au long de sa carrière, les chiffres de notre étude montrent malheureusement qu’un grand nombre d’employés voient leurs perspectives d’évolution chez un autre employeur plutôt que dans leur entreprise actuelle », conclut Olivier Dufour. Membre du PageGroup (Royaume-Uni), le Cabinet Page Personnel est spécialisé dans les profils juniors et l'intérim. https://www.pagepersonnel.be Avec un leader mondial pour gagner contre le cancer Athena Mag 345 9 Janvier-Février 2020 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS



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