Athena n°345 jan/fév 2020
Athena n°345 jan/fév 2020

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Nouvelle collaboration, nouvelle efficacité Être le plus utile possible pour ses membres acteurs de la santé en Wallonie, telle est la mission que s’est assignée BioWin. C’est donc pour être encore plus efficace que le Pôle a passé un accord de collaboration avec Ayming Belgium. Expert en matière de performances, ce nouveau partenaire entend, par l’expertise de ses collaborateurs en innovation, finance, opération et ressources humaines, pousser les entreprises à aller plus loin, à repousser leurs limites. Ayming épaulera donc le Pôle en complétant et en renforçant son offre d’accompagnement auprès de ses membres. Grâce à cette collaboration d’un nouveau genre, BioWin soutiendra plus proactivement ses membres. « Avec l’aide de cette société de conseil spécialisée en performances entrepreneuriales, notre souhait est d’accélérer la croissance de nos entreprises par une mise en contact encore plus ciblée », déclare Sylvie Ponchaut, Managing Director. Ainsi, Ayming Belgium devient le levier de croissance et le conseiller-expert dans la définition, l’implémentation et la gestion de la stratégie de financement des innovations des acteurs du Pôle. Pour Laurie Pilo, Directrice d’Ayming Benelux, « Notre expertise dans le domaine de l’innovation et ses références en biotech apportera une véritable valeur ajoutée aux membres de BioWin, confrontés aux difficultés que nous connaissons », En effet, précise-t-elle encore, « Si selon nos études de marché, 8 entreprises sur 10 considèrent comme une priorité l’optimalisation des ressources financières dédiées à la R&D, elles se jugent moyennement matures quant à la maîtrise du financement de leur innovation ». Et, c’est ici que la griffe d’Ayming leur permettra de faire la différence. Expert en business performance, le groupe a vu le jour en 1986 à Asnières (France). Aujourd’hui, il mobilise quelque 1 300 collaborateurs, répartis dans 15 pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Il compte plus de 20 000 clients, dont Auchan, Renault, Philips, Burger King, EDF, etc. et chez nous : Solvay, Brico, Lhoist et Coca-Cola European Partners. c'. https://www.biowin.org - https://www.ayming.be Que du bonheur http://www.johncockerill.com Willy Borsus, Ministre Wallon de l’Économie, a inauguré, lors de son voyage en Chine, le nouveau centre de production d’hydrogène de Cockerill Jingli Hydrogen à Suzhou. D’une superficie de 18 000 m2, cette infrastructure de production verra sa capacité de fabrication annuelle d’électrolyseurs passer rapidement de 350 MW à 500 MW. Ce nouveau site conforte le leadership mondial de Cockerill Jingli Hydrogen en matière d’électrolyseurs de grande taille. Rappelons que l’entreprise possède déjà 2 sites clients dotés d’électrolyseurs pouvant produire 1000 Nm3/h et que l’ajout d’un site de 1 500 Nm3/h est également attendu. Le succès s’explique par les caractéristiques de ce modèle d’installation, le seul à permettre la production d’hydrogène à un prix compétitif. Cette solution est ainsi une réponse adéquate Athena Mag 345 6 au développement de filières de production d’hydrogène décarboné de grande capacité, en rencontrant notamment les besoins des applications de mobilité ou les applications industrielles avec injection d’hydrogène dans les réseaux de gaz. « Avec Cockerill Jingli Hydrogen, John Cockerill est aujourd’hui le leader mondial dans la fourniture de solutions globales liées à l’hydrogène vert », explique Jean-Luc Maurange, CEO de John Cockerill. Ajoutant, « Notre ambition est de mettre sur le marché des solutions innovantes, répondant aux besoins de notre temps et de proposer aux entreprises comme aux citoyens des solutions de mobilité et de transport douces et durables ». Une volonté qui illustre la capacité de John Cockerill à innover et à se diversifier dans de nouvelles activités et de nouveaux marchés porteurs. Janvier-Février 2020 e
UNamur : 2 découvertes ! Incroyable mais vrai !, selon la formule. Ainsi, grâce à la recherche wallonne, 2 avancées viennent d’être réalisées à propos de la bactérie Brucella, à l’origine de la Brucellose, pathologie qui infecte le bétail et peut aussi se transmettre à l’homme par la consommation de produits laitiers non pasteurisés, par contact avec des tissus infectés ou par inhalation. La Brucellose est toujours l’une des zoonoses les plus répandues dans le monde. Pour les initiés, l’équipe namuroise est parvenue à démontrer que Brucella est dotée de capacités de défense ultra-performantes face à des stress alkylants. Agnès Roba, chercheuse de l’Unité de recherche en biologie des micro-organismes de l’UNamur (URBM), note qu’il s’agit « D’un type de stress qui touche l’ADN, pouvant générer des mutations ou tuer la cellule, autrement dit qui peut être mutagène ou toxique ». Et d’illustrer son propos en expliquant que « C’est ce qui se produit lorsqu’une viande est trop cuite au barbecue : avec la chaleur, ses molécules deviennent toxiques. C’est le même type d’agression que rencontre Brucella face à des cellules de défense, chez les mammifères. Cela n’avait jamais été démontré jusqu’ici pour aucune bactérie pathogène ». L’équipe a également observé que cette bactérie est très bien adaptée face à ce type de stress, qu’elle est capable de se défendre, ce qui explique sa résistance dans l’hôte. Avec cette découverte, le monde scientifique appréhende mieux la résistance de Brucella et espère, grâce à ces informations, pouvoir développer dans le futur de nouveaux traitements afin d’éliminer les bactéries pathogènes. ZT 4 OP g‘RUS teleke _...eig, iillefir n\r" M Ite., LE10tof0) Tu "L'E lys Lr Athena Mag 345 7 Janvier-Février 2020 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Dans la foulée, des biologistes de l’UNamur ont mis au point des outils capables d’analyser une bactérie à la fois. « Ce qu’on appelle dans notre jargon du single cell. Brucella mesurant à peine un millième de millimètre, elle est extrêmement difficile à observer, mais cette observation est intéressante dans la mesure où les bactéries présentent des différences entre individus », explique Xavier De Bolle, professeur et chercheur à l’URBM. Deux découvertes qui confortent l’UNamur comme place forte de la microbiologie moléculaire. Ainsi, ses chercheurs se sont notamment spécialisés depuis plus de 20 ans dans la bactérie Brucella. Forte d’une telle expertise en la matière, elle organise, depuis septembre 2019, un Master en microbiologie moléculaire, un master unique en Europe et dispensé en anglais. Les 2 découvertes de l’UNamur font l’objet d’un article publié dans Nature Communication (https://www.nature.com/articles/s41467-019-12516-08). https://www.unamur.be COUP D’CRAYON VINCE VINCENT_DUBOIS@ME.COM Impossible de passer à côté de l’épidémie de coronavirus qui touche actuellement la Chine. Les scientifiques ont déjà identifié la chauve-souris comme étant l’hôte « réservoir » (c’est à dire qui héberge un virus sans être malade et peut le transmettre à d’autres espèces) du virus. Mais il lui est impossible de transmettre la maladie à l’homme, elle n’est pas équipée pour. Il y a donc un hôte « intermédiaire », qui reste à déterminer. Selon des chercheurs chinois, il pourrait s’agir du pangolin. En effet, les analyses génétiques de virus prélevé sur le mammifère et sur l’homme sont à 99% identiques. Mais d’autres analyses doivent encore confirmer cette hypothèse.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :