Athena n°345 jan/fév 2020
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YAEL NAZE ASTRONOMIE À la Une du cosmos TEXTE  : YAËL NAZÉ YNAZE@ULIEGE.BE HTTP://WWW.ASTRO.ULG.AC.BE/NEWS Annonce ! Les détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et Virgo avaient trouvé d’inattendus trous noirs assez gros, confirmation de leur existence avec la découverte de LB-1, un trou noir stellaire 70 fois plus massif que le Soleil... sauf que quelques jours plus tard, coup de théâtre : la signature de l’objet n’en est pas une, et la masse doit être revue à la baisse. PHOTO : HOTAKA SHIOKAWA - VUE D’ARTISTE On connaissait les planètes orbitant autour d’étoiles à neutrons ou d’étoiles normales, voici la première autour d’une naine blanche : WDJ0914+1914. PHOTO : ESO - VUE D’ARTISTE Annonce (bis) ! Bételgeuse, l’étoile orangée de la constellation d’Orion, brille assez faiblement de ces temps-ci. Certains veulent y voir l’annonce de sa mort prochaine, dans une explosion de supernova, mais c’est en fait dû à la combinaison de ses cycles de variations : l’étoile se trouve au minimum des 2 cycles et on avait déjà observé un éclat aussi faible il y a un siècle. De son côté, les 2 membres du couple V Sge se rapprochent rapidement : à ce rythme, la fusion aurait lieu entre 2067 et 2099, créant une belle explosion lumineuse (le couple deviendrait aussi brillant que Sirius !). PHOTO : ESO - VUE D’ARTISTE Athena Mag 345 44 Janvier-Février 2020 Les premiers résultats de la sonde Parker commencent à arriver. Plus près de notre étoile, le vent solaire paraît bien plus complexe et instable que près de la Terre, avec des renversements de champs magnétiques rapides - un souvenir de la structure qui a donné naissance à l’éjection. La sonde a pu aussi observer la rotation - attendue mais plus forte que prévu - du vent solaire avec le Soleil (plus loin, près de chez nous, il s’agit juste d’un écoulement radial) ainsi que la diminution - elle aussi attendue - de la quantité de poussière alors qu’on s’approche du « feu central » de notre système solaire. Enfin, l’observation des flux de particules très énergétiques va permettre de mieux comprendre leur accélération. PHOTO : NASA ALMA découvre des halos gazeux de carbone autour de galaxies jeunes. Ces cocons, résultats de l’explosion de supernovae, sont plus étendus que ne le prévoyaient les astronomes. PHOTO : NAOJ - VUE D’ARTISTE
.. * - Le télescope spatial Hubble dévoile une douzaine d’images d’une même galaxie, grâce à un effet de lentille gravitationnelle. Leur analyse donne des informations sur la réionisation de l’univers, quelques centaines de millions d’années après le Big Bang. PHOTOS : HST Nouvelles côté radio : Le télescope MeerKAT a observé un sursaut inédit de l’émission radio d’un couple stellaire - reste à savoir ce qu’il se passe. MeerKAT révèle aussi l’émission radio des galaxies normales très lointaines, indiquant que le taux de formation des étoiles il y a 8 à 11 milliards d’années était plus élevé qu’on ne le pensait. Par contre, l’observation d’une autre galaxie lointaine, dans le visible, montre que des galaxies massives étaient déjà moribondes 1,5 milliard d’années après le Big Bang. Le déploiement de la 5G ne se fera pas sans conséquences : les mesures d’humidité seront affectées, une gêne pour les prévisions météo ! PHOTO : SARAO La station spatiale internationale accueille un petit télescope haute énergie, NICER. Il étudie notamment les pulsars. Il vient de fournir les premières mesures précises et fiables à la fois de la taille et de la masse d’un pulsar (1,3 masse solaire, 26 km de diamètre), ainsi que la première carte des points chauds à sa surface. Il a aussi déniché un sursaut de rayons X record en provenance du pulsar SAX J1808.4-3658. PHOTO : NICER Athena Mag 345 45 Janvier-Février 2020 Quand une étoile peu massive évolue, elle passe par une phase de géante rouge où elle est très grosse : les planètes les plus proches peuvent alors être englouties. Toutefois, HD203949 possède une planète proche, qui a donc évité l’absorption - en fait, elle a pu se trouver au départ plus loin, puis s’être rapprochée après la phase rouge à cause d’un effet de marée. La sonde japonaise Hayabusa quitte Ryugu pour ramener un échantillon sur Terre d’ici un an... En attendant, les cratères de l’astéroïde ont été comptés et étudiés : un hémisphère en comporte plus que l’autre, indiquant des âges différents, et il y en a peu aux pôles. Le bulbe équatorial viendrait d’un temps où l’astéroïde ne mettait que 3 h pour tourner ! PHOTO : JAXA YAEL NAZE ASTRONOMIE



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