Athena n°344 nov/déc 2019
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e JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Première centrale solaire à concentration à sels fondus On attendait cet instant avec impatience. Le 21 septembre 2019, la première centrale solaire à concentration à sels fondus du wallon John Cockerilla été mise en route avec succès. Installée à Haixi (Chine), cette centrale thermo-solaire de 50 MWe peut alimenter quelque 50 000 ménages. C’est John Cockerill qui, au terme de 2 années de dévelop pement, a livré le récepteur thermosolaire à sels fondus logé au sommet de la tour centrale. Dans les grandes lignes, cette unité se compose d’une tour de 150 mètres, au sommet de laquelle on trouve la chaudière mise au point par la société John Cockerill, elle-même d'une hauteur de 40 mètres ; d’un récepteur solaire de 1 500 tonnes et de plus de 4 500 miroirs installés au pied de la tour Cette centrale se singularise par sa capacité à produire de l’électricité jour et nuit grâce à l’utilisation de sels fondus comme calori porteur. Sis dans le récepteur à la cime de la tour et chauffés à plus de 600 °C, ces sels, une fois redescendus, conservent leur chaleur pendant 17 heures, permettant de produire de la vapeur et ensuite de l’électricité. Innovation encore, grâce à des caméras infrarouges, John Cockerill peut contrôler la variation de températures des échangeurs grâce à un logiciel développé en interne, directement depuis son siège de Seraing (Liège). Il peut ainsi les corriger afin de garantir l’intégrité de l’équipement et s’assurer que le sel soit toujours à la bonne température. CEO de John Cockerill, Jean-Luc Maurange se dit très fier de cette grande première. « Démarrer cette centrale, c’est un peu comme lancer notre fusée Ariane à quelque 7 000 km de Seraing. Avec cette capacité de production 24h/24, nos Athena Mag 344 8 P essenscia a un nouveau Président Soutenir les innovations de la biotechnologie et stimuler leur croissance jusqu’à la production industrielle, tel était le message de la Fédération des entreprises actives dans les sciences de la vie et les biotechnologies (essenscia) lors de la présentation de leur nouveau président, Geoffrey Pot, patron de Takeda. Un appel important lorsqu’on sait combien notre qualité de vie est redevable aux savoirs scientifiques et aux innovations de la biotechnologie. Des progrès grâce auxquels nous pourrons nourrir demain une population croissante, traiter des maladies comme le cancer, entrer dans l’ère de la bio économie pour mieux gérer les ressources naturelles. Pour relever ces défis, les industriels misent grandement sur les innovations en matière de sélection végétale, la thérapie cellulaire et génique, les polymères bio basés, etc. Mais alors que nous ne cessons de vanter les bienfaits qu’apportent à notre société les connaissances scientifiques et les avancées technologiques, d’autres, par préjugés, craintes ou incompréhensions, y compris en équipes démontrent la force d’innovation qui fait l’ADN de notre Groupe ». Et de continuer : « Le stockage est le grand défi lié aux énergies renouvelables. Au-delà du thermo-solaire, nous planchons sur le projet Miris, plus grand pilote industriel de stockage d’énergie en Europe, et sur divers projets dans l’hydrogène vert ». Ces ambitions et audaces montrent que plus que jamais, John Cockerill souhaite rencontrer les besoins de notre temps en se déployant dans les énergies renouvelables, toutes les énergies renouvelables : le solaire, l'éolien, l'hydrogène vert, la biomasse et l'hydroélectricité. Après Khi Solar One en Afrique du Sud, Haixi est la deuxième centrale thermo-solaire munie d’un récepteur solaire signée John Cockerill. Actuellement, l’entreprise wallonne s’active sur 2 autres chantiers, l’un au Chili dans le désert d’Atacama et l’autre à Dubaï, dans le parc Mohammedbin Rashid Al Maktoum. Fort de 6 000 salariés, implanté dans 23 pays et actif sur 5 continents, John Cockerilla réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2018. Novembre-Décembre 2019 1 https://johncockerill.com/
Belgique, sont dubitatifs, voire hostiles aux derniers développements. Pour pallier cette situation, essenscia estime indispensable de promouvoir, auprès des Belges, l’image de marque de nos biotechnologies, déjà reconnues mondialement, et de soutenir plus encore les innovations afin qu’elles portent rapidement leurs fruits. Frédéric Druck, secrétaire général de bio/essenscia, déclare que : « Bien que nous soyons le berceau de nombreuses technologies de pointe, trop d’obstacles juridiques nous empêchent de continuer à développer, produire et appliquer ces avancées chez nous ». Et d’étayer ses propos par quelques exemples et notamment le fait que « La modification génétique est une méthode révolutionnaire pour rendre, dans des conditions strictement contrôlées, les plantes plus résistantes à des conditions climatiques extrêmes ou à des maladies, permettant une agriculture moins vulnérable ». Et de conclure en soulignant qu’avec la thérapie génique et cellulaire, « Nous ne traitons plus seulement des symptômes mais nous pouvons désormais guérir efficacement certaines maladies. Tandis que, par leurs propriétés spécifiques, les plastiques biobasés facilitent le développement d’applications durables dans l’agriculture et les soins de santé ». Même insistance pour Geoffrey Pot, qui estime qu' « Avec ses quelque 300 entreprises et 35 000 salariés, la Belgique excelle en matière de biotechnologies ». Soucieux de poursuivre le développement par une consultation constructive et une approche orientée solutions en dialogue avec l’ensemble des forces vives, le nouveau président révèle qu’« essenscia a déjà demandé aux décideurs politiques de stimuler l’innovation et de mettre en œuvre une politique-cadre qui soutient au maximum la production industrielle et qui se concentre sur une formation de qualité des talents ». C% http://www.essenscia.be LE CHIFFRE 16,09 Si 26% de la population wallonne disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur et 28% en Flandre, seulement 16,09% peuvent afficher un même diplôme à Charleroi. Pour pallier cette lacune, la Province de Hainaut, la Haute école Condorcet, l’Université libre de Bruxelles (ULB), l’UMONS et la Ville de Charleroi unissent leurs efforts pour développer, sous le vocable CampusUCharleroi, un pôle d’activités fort et emblématique en matière d’enseignement universitaire et supérieur de formation, de recherche scientifique, de diffusion de culture scientifique et de sensibilisation aux métiers scientifiques et techniques. Fruit de ces synergies, Charleroi proposait déjà, depuis la rentrée 2018, 2 Bacheliers en cours de jour (Sciences humaines et sociales ; Sciences biologiques) et un Master en horaire adapté en Management territorial et Développement urbain. Poursuivant sur sa lancée, CampusUCharleroi a ajouté, à l’occasion de la rentrée 2019-2020, un Bachelier en Sciences de l’ingénieur. Au total, une centaine d’étudiants sont inscrits à ces différents cursus. Installé dans les quelque 20 000 m2 du bâtiment Zénobe Gramme, élevé lors de l’expo industrielle internationale du début du 20 e siècle, le campus carolo subira un profond lifting entre 2020 et 2030. Au total, pas moins de 25 millions d’euros seront injectés dans le Centre universitaire Zénobe Gramme (CUZG) grâce notamment à l’appui du Gouvernement de Wallonie et des Fonds structurels européens. http://www.ulb.be/fr/pole-ulb-charleroi/charleroi-ville-haute Athena Mag 344 9 w Novembre-Décembre 2019 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS 1 a



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