Athena n°344 nov/déc 2019
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À la Une du cosmos TEXTE  : YAËL NAZÉ YNAZE@ULIEGE.BE HTTP://WWW.ASTRO.ULG.AC.BE/NEWS Pour ceux qui aiment les chiffres : avec 82 lunes reconnues, Saturne dépasse le record de 79, détenu par Jupiter ; l'astéroïde (10) Hygiea est assez rond, ce qui en ferait la plus petite « planète naine » du Système solaire. PHOTO : ESO YAEL NAZE ASTRONOMIE Les filaments fins formant la toile cosmique de notre univers viennent enfin d'être détectés grâce à l'observation du proto-amas de galaxies SSA22. 60% de l'hydrogène de notre univers s'y trouve ; les trous noirs supermassifs et les galaxies actives se placent à l'intersection des plus gros filaments. PHOTO : UMEHATA ET AL. Le Nobel de Physique revient, cette année encore, à des astronomes: Peebles pour la cosmologie, Mayor & Quéloz pour les exoplanètes autour d'étoiles semblables au Soleil. L'observation de 10 000 quasars à divers stades d'évolution indique que la distinction entre les quasars bleus et les quasars rouges n'est pas due à leur orientation par rapport à notre ligne de visée, mais bien à des phases d'activité différentes. Rouges, ils injectent énormément d'énergie dans leur environnement, ce qui « nettoie » les alentours, révélant ensuite un quasar bleu moins actif. PHOTO : ESO VUE D'ARTISTE Athena Mag 344 40 Rififi dans la communauté exoplanétaire. Deux équipes annoncent la détection de vapeur d'eau dans l'atmosphère de K2-18b, une exoplanète tournant autour d'une étoile rouge. En soi, rien de particulier puisqu'on avait déjà détecté de l'eau dans d'autres atmosphères - simplement, il s'agissait de planètes plus grosses alors que K2-18b est « seulement » 9 fois plus massive que la Terre. Le point croustillant est qu'une des équipes a voulu préciser son résultat en obtenant des données supplémentaires, ce qui a pris du temps - temps mis à profit par l'autre équipe, qui s'est emparée de leurs données devenues publiques, d'où 2 publications quasi-simultanées. PHOTO : A. BOERSMA VUE D'ARTISTE On a détecté un deuxième visiteur interstellaire, baptisé 2I/Borisov. Cette comète se balade plus lentement que le premier du genre,'Oumuamua, ce qui permet de l'étudier plus tranquil lement. Jusqu'ici, on n'y a rien repéré de spécial. Par contre, on pourrait avoir trouvé son origine : il y a un million d'années, la comète se trouvait à moins de 6 années-lumière de la binaire Kruger 60 et sa vitesse relative par rapport à ce système était très faible - elle pourrait donc lui être liée. PHOTO : HST Novembre-Décembre 2019
Du neuf sur Vénus ! Trois décennies d'observations radar conduisent à une estimation précise de la période moyenne de rotation sidérale de la planète : 243,0212 +- 0,00006 jours. D'autre part, 10 ans d'observations avec la sonde Akatsuki permettent de mieux connaître la météo vénusienne et en parti culier ses nuages : migration de ceux-ci vers l'équateur la nuit, vitesses très variables, asymétrie entre les 2 hémisphères, influence des composés absorbeurs sur le climat... Enfin, il semblerait qu'on puisse oublier l'idée de grands océans d'eau sur la planète dans un passé lointain. PHOTO : JAXA Si elle se confirme, la découverte de 4 nébuleuses planétaires avec le télescope VISTA de l'ESO doublerait le nombre de ces objets identifiés dans des amas globulaires de la Galaxie. PHOTO : MINNITI ET AL. L'observation des étoiles de son halo indique la présence de 2 populations distinctes dans M31, la célèbre galaxie d'Andromède. La raison ? Elle aurait connu 2 gros événements par le passé : un il y a quelques milliards d'années, l'autre il y a 10 milliards d'années. PHOTO : A. EVANS Athena Mag 344 41 Novembre-Décembre 2019 On trouve des comètes à divers endroits du système solaire. Il existe notamment une famille associée à Jupiter et son origine vient d'être mieux comprise en modélisant les trajectoires possibles dans notre Système solaire. Les Centaures, des objets issus de la ceinture de Kuiper au-delà de Neptune, deviendraient ainsi des comètes à courte période, après diverses interactions gravi fiques. PHOTO : NASA Hoquets enX... MAXI J1621−501 lance des bouffées de rayons X tous les 78 jours environ : il s'agirait d'explosions thermonucléaires en surface d'une étoile à neutrons qui se répètent (imparfaitement) mais pourquoi ? Ce pourrait être lié à un effet de précession. De son côté, le trou noir central de la galaxie GSN 069 émet des flashs X toutes les 9 heures. Ce phénomène, jamais observé auparavant, reste lui aussi inexpliqué : une interaction avec un collègue ou une instabilité dans la matière qui tombe ? PHOTO : ESA YAEL NAZE ASTRONOMIE



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