Athena n°343 sep/oct/nov 2019
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JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Dilemme  : plastique ou pas plastique ? Faire et bien faire n’est pas toujours facile. Ainsi en est-il de l’interdiction des plastiques qui risque de miner l’économie circulaire. Tout part de la directive SUP (Single Use Plastics) de l’Union européenne, qui entend limiter l’impact de certaines matières plastiques et éviter que celles-ci ne finissent dans les océans. Si l’objectif est soutenu par les industriels, sa portée n’en est pas moins symbolique, sachant que l’Europe n’est responsable que de de 2% des déchets plastiques en mer. De plus, soulignent les acteurs, il existe un risque que les plastiques recyclables à 100% se voient interdits, tout comme ceux fabriqués au départ de plastiques recyclés, ce qui irait franchement à l’encontre des principes de l’économie circulaire basée sur la réutilisation et le recyclage des matériaux. « La directive européenne part d’une bonne intention mais son processus législatif extrêmement rapide risque de la rendre difficile à interpréter. Et en raison d’un manque de définitions claires sur les matériaux visés, elle pourrait conduire à une interdiction arbitraire des plastiques. Enfin, les États membres ou les régions risquent d’introduire des mesures différentes, rendant ainsi difficile la mise en place d’une économie circulaire en Europe », explique Saskia Walraedt, directrice d’essenscia PolyMatters. Les États membres ayant maintenant 2 ans pour transposer la directive, essenscia PolyMatters aimerait que la Belgique aborde ce point de façon harmonisée afin d’éviter la création de barrières commerciales internes entre régions et demande qu’aucun matériel d’emballage utile et à haute valeur ajoutée ne soit interdit chez nous. Pour étayer ce souhait, la fédération rappelle que les emballages en plastique offrent maints avantages en garantissant notamment une meilleure conservation des aliments, pouvant aller jusqu’à 4 semaines pour la viande, ainsi qu’un stockage optimal des boissons pendant 2 ans. Pour essenscia PolyMatters, une diminution de l’utilisation d’emballages plastiques entrainerait plus de gaspillage et moins de sécurité alimentaire. Et de conclure en signalant que les plastiques aident aussi à réduire les émissions de CO 2 dans toutes sortes d’applications et économisent également carburant, énergie et eau. Et maintenant l’hydrogène https://www.essenscia.be https://johncockerill.com Poursuivant son plan de diversification annoncé en octobre dernier, John Cockerill (ex-CMI), après un engagement dans le stockage d’énergie, se déploie maintenant dans l’hydrogène par la création, en partenariat avec le chinois Suzhou Jingli Hydrogen Production Equipment Co. Ltd, de la société Cockerill Jingli Hydrogen. Une belle initiative lorsqu’on sait qu’à peine sortie des fonts baptismaux, Cockerill Jingli Hydrogen a été retenue pour participer au dévelop pement du plus gros électrolyseur au monde, capable d’alimenter en hydrogène la flotte des 85 bus qui circuleront dans le village olympique des jeux d’hiver de Pékin en 2022. Dans la foulée de ce succès, John Cockerill se positionne sur le projet mobilité à l’hydrogène vert de l’aéroport de Liège. Pour Jean-Luc Maurange, CEO de John Cockerill, « Ces succès dans l’hydrogène sont en ligne avec les orientations stratégiques fixées par l’entreprise et ils illustrent parfaitement la capacité de John Athena Mag 343 6 Cockerill à innover et à se diversifier dans de nouveaux marchés porteurs ». Qui ajoute que « Toutes ces acquisitions, développements technologiques et commerciaux nécessitent de forts investis sements qui ne sont possibles que grâce aux moyens dégagés par nos activités traditionnelles ». Présente dans 23 pays, John Cockerill, dont les origines remontent à 1817, est active dans les secteurs de l'énergie, de la défense, de l'industrie, de l'environnement et des services. Septembre-Octobre 2019
La compta se modernise Le wallon Horus, créé en 2016 à Liège, va résolument de l’avant. Après de premiers succès sur ses terres et à Bruxelles, c’est maintenant en Flandre qu’il lance son premier logiciel comptable doté de l’intelligence artificielle. Ses développements logiciels transcendent ceux des années 90 pour repenser entièrement la comptabilité informatisée. « Grâce à l’intelligence artificielle, Horus Office est le premier logiciel comptable sur le marché belge à permettre aux fiduciaires et aux gestionnaires d’entreprise d’accéder instantanément à l’analyse détaillée de leur situation comptable », explique Philippe Tailleur, CEO d’Horus. Et de préciser  : « Aujourd’hui, tous les logiciels comptables existants se basent sur les technologies des années 90. Mais, il est impossible de répondre aux demandes des fiduciaires et de leurs clients avec des outils conçus sur ces anciennes technologies. Pour être en adéquation avec l’évolution des professionnels du chiffre, il fallait transcender tout ce qui avait été proposé depuis cette époque. Il fallait repartir de zéro ». Dans la routine, Horus Office permet aux comptables de gagner du temps, de profiter de conseils et de facilités de rapport. Les documents digitalisés sont importés dans la base d’informations collaborative. Via l’intelligence artificielle, le système Horus pré-encode automatiquement et instantanément les documents digitalisés et prévient, grâce à un code couleur, des écritures à vérifier, corriger ou compléter. Notons encore que l’encodage est continu et simplifié, que les opérations diverses imposées par les règles comptables sont générées automatiquement et que le volet trésorerie est traité immédiatement et automatiquement par l’intelligence artificielle. L’offre est complétée par une application mobile et une messagerie. Bref, un produit qui colle aux réalités de la comptabilité actuelle et qui devrait permettre à l’entreprise liégeoise de rencontrer son objectif, à savoir  : vendre en Belgique quelque 170 000 licences dans les 5 années à venir. Athena Mag 343 7 https://horussoftware.be Septembre-Octobre 2019 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS COUP D’CRAYON VINCE VINCENT_DUBOIS@ME.COM Scannez le QR Code ci-dessus pour visionner une courte vidéo sur l’interface Horus Office. Page 6, on vous parlait justement des plastiques et des politiques visant à les supprimer. La pollution des océans étant critique dans certaines parties du monde. Un chercheur en herbe de 18 ans, FionnFerreira, vient de remporter une bourse de 45 000 euros lors de la Google Science Fair, pour l'invention d'un aimant capable de capturer les microplastiques présents dans l'eau. Pour ce faire, il utilise des ferrofluides, une sorte de liquide magnétique, grâce auxquels 85% des microplastiques ont pu être retirés de l'eau. Sa bourse lui permettra de mener ses recherches à plus grande échelle. Intéressant lorsqu'on sait que l'homme ingère 5g de microplastique par semaine à son insu !



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