Athena n°342 mai à aoû 2019
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À la Une du cosmos TEXTE  : YAËL NAZÉ YNAZE@ULIEGE.BE HTTP://WWW.ASTRO.ULG.AC.BE/NEWS Le trou noir supermassif au centre de la galaxie M87 a été imagé en combinant le signal enregistré par plusieurs télescopes répartis sur Terre. C’est la première image directe d’un trou noir (qui porte une ombre au centre) et de son environnement (un disque de gaz formant l’anneau brillant dans l’image). Elle permet de contraindre ses propriétés physiques. PHOTO  : EHT La sonde InSight commence à travailler  : premiers forages, premiers tremblements martiens. PHOTO  : INSIGHT YAEL NAZE ASTRONOMIE 1 2 La mission OSIRIS-REx fournit ses premiers résultats. Tout d’abord, l’astéroïde qu’elle observe, Bennu, tourne de plus en plus vite sous l’influence de la lumière solaire (effet YORP)  : la durée du jour diminue d’une seconde par siècle. À cause de sa vitesse de rotation, la matière à l’équateur semble d’ailleurs déjà à la limite du tenable... De plus, Bennu possède une surface vieille (entre 100 millions et un milliards d’années) ainsi que de la magnétite (souvent liée à la présence d’eau). Enfin, Bennu émet des jets de matière (c’est donc un rare astéroïde « actif »). Dans le même registre, l’astéroïde Gault, qui présente des queues type cométaires, se désintègrerait à cause de sa rotation trop rapide... PHOTOS  : OSIRIS-REX ET HST Athena Mag 342 40 Mai-Juin 2019 Entre les étoiles et les planètes, il existe des « étoiles ratées », aussi appelées naines brunes. En en trouvant 2 autour de l’étoile nu Ophiuchi, avec des périodes orbitales multiples l’une de l’autre, les astronomes montrent qu’elles se forment comme des planètes. PHOTO  : A. QUIRRENBACH & T. TRIFONOV Après diverses controverses, il se confirme finalement que la galaxie NGC 1052-DF2 ne contient pas de traces évidentes de matière noire. Les nouvelles données montrent que sa voisine DF4 non plus, apparemment. En plus, diverses expériences permettent de rejeter divers candidats « matière sombre ». Par exemple, on n’a pas trouvé de trace d’effets de microlentille gravitationnelle sur les étoiles de la galaxie d’Andromède  : les petits trous noirs primordiaux semblent donc exclus comme composants majeurs de la matière sombre. PHOTO  : VAN DOKKUM ET AL.
Au début de l’Univers, il n’y avait quasiment que de l’hydrogène et de l’hélium. La première molécule qui est née devait donc être HeH. Jusqu’ici, on n’avait pas trouvé trace de cet assemblage. C’est désormais chose faite avec l’identification de l’ion HeH + dans la nébuleuse planétaire NGC7027 - mais ce n’est toutefois pas un reste primordial, il s’est formé dans la nébuleuse récemment. PHOTO  : HST Les zones liquides de Titan sont particulières  : lacs profonds et remplis de méthane au sud, mers entrecoupées de zones peu élevées au nord-est, petits lacs perchés en altitude au nord-ouest. En parallèle, des simulations tentent de comprendre pourquoi Encelade est la seule « active » (et avec un océan sousjacent) parmi les lunes proches de Saturne. Mimas, Encelade, Téthys, Dioné et Rhéa sont en fait fort différentes, et leurs propriétés ne semblent pas s’expliquer par leur masse et distance à la planète. Les simulations montrent que les forces de marée seraient suffisantes pour avoir actuellement un océan sous-jacent seulement sur Encelade, Thétys et Dioné. Mimas se serait formé il y a seulement 100 millions à un milliard d’années (formée plus tôt, la lune aurait migré vers une orbite plus éloignée à cause des interactions gravifiques avec les anneaux) et Rhéa serait trop rocheux pour réagir. PHOTO  : CASSINI On savait que l’étoile Bêta Pictoris possédait certainement des comètes. La mission TESS en détecte leur signature alors qu’elles passent devant l’étoile. PHOTO  : ZIEBA ET AL. Après la Chine et les États-Unis, l’Inde teste à son tour le missile anti-satellite en détruisant un de leurs satellites. Heureusement, il se trouvait à seulement 300 km d’altitude - les débris retomberont rapidement, contrairement à l’essai chinois. PHOTO  : PRESS INFORMATION BUREAU, GOV. OF INDIA Publication du plus grand catalogue de spectres d’objets célestes (presque 10 millions !) grâce au télescope chinois LAMOST. PHOTO  : LAMOST Athena Mag 342 41 Mai-Juin 2019 L’instrument GRAVITY de l’Observatoire Européen Austral (ESO) a observé une exoplanète déjà connue (HR8799e), mais au moyen de la technique dite d’interférométrie optique, une première. Ces données ont permis d’étudier l’atmosphère de ce super-Jupiter, qui s’avère complexe et tempêtueuse, avec un excès de monoxyde de carbone probablement dû à des vents verticaux puissants et des nuages de fer et de silicates. PHOTO  : ESO (VUE D’ARTISTE) Le télescope Gemini, équipé d’un système optique dernier cri, a découvert l’un des plus anciens amas de la Galaxie. Situé à quelques milliers d’annéeslumière du centre galactique, l’amas globulaire HP 1 permettra de mieux comprendre le passé et l’évolution de la Voie Lactée. PHOTO  : GEMINI YAEL NAZE ASTRONOMIE



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