Athena n°339 nov/déc 2018
Athena n°339 nov/déc 2018

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Associé au plus grand Même si nous ne devons plus présenter AGC Glass Europe, cette société arrive toujours à nous étonner à et repousser encore plus loin ses limites en matière de contrats. Cette fois, c’est à sa nouvelle entité, AGC Plasma Technology Solutions, de faire la Une en emportant la fabrication du coater pour le dépôt de couches sous vide par pulvérisation destiné à la fabrication du miroir de l’Extremely Large Telescope (ELT). Construit par l’European Southern Observatory (ESO) dans le désert d’Atacama, à Cerre Armazones, au Chili, il s'agit du plus grand télescope au monde. Grâce à cette nouvelle lunette, les astronomes comptent bien découvrir des galaxies inexplorées, étudier des exoplanètes et sonder les objets et phénomènes de l’univers. L’outil réalisera le dépôt initial de couches d’argent sur le miroir segmenté et répétera cette opération ultérieurement. Compte tenu de l’environnement, ces couches serviront de protection face aux conditions climatiques hostiles auxquelles sera confronté le télescope, notamment les tempêtes de sable pouvant affecter les couches d’argent du miroir primaire de 39 m de diamètre, composé de 798 segments, chacun de 1,4 m de diamètre et d’une épaisseur de 50 mm. Sur ce contrat, AGC Glass Europe assurera la conception, la fabrication, l’assemblage in situ et la mise en service du coater à l’ELT Technical Facility de Paranal Observatory au Chili. Bref, un travail délicat et qui ne tolèrera aucun défaut ! « Le choix de notre solution apporte une large reconnaissance de l’expertise développée par nos équipes de Charleroi et de Lauenförde (Allemagne) en matière d’équipement de dépôt de couches sous vide, taillé pour les besoins du client », souligne Patrick Van Bortel, vice-président de New Business & Industrial Glass, chez AGC Glass Europe. http://www.agc-glass.euhttps://eso.org Au cœur du cerveau https://www.erasme.ulb.ac.be Erasme vient de se doter d’un système d’imagerie hybride associant un L’Hôpital tomographe par émission de positons (TEP ou PETscan) à un imageur par résonnance magnétique (IRM). Cet équipement hybride TEP/IRM s’inscrit dans les efforts de l’institution en matière des neurosciences s cliniques et enrichit la plateforme d’investigation du cerveau humain inaugurée, en 2016, avec un appareil de magnéto encéphalographie (MEG) de dernière génération, et toujours le seul actuellement en fonction en Belgique. « Si la MEG fournit en temps réel la trace précise et directe de l’activité des neurones dans le cortex cérébral, la TEP ouvre une perspective sur les variations biochimiques survenant lors du fonctionnement du cerveau ou lorsque celui-ci est en souffrance », explique Serge Goldman, Chef de service de Médecine nucléaire à Erasme. Et précise que « L’association de la TEP à l’IRM apporte la Athena Mag 339 6 Vue d’artiste de l’Extremely Large Telescope (ELT) dans le désert d’Atacama au Chili. précision dans la localisation anatomique des processus, donne une visibilité des voies neuronale et facilité l’étude vasculaire dynamique, testant les neurones et les vaisseaux qui les nourrissent, lien que la maladie peut rompre ou modifier ». Avec ce duo TEP/IRM, Erasme est à même de mieux cerner la meilleure manière de planifier le traitement d’une tumeur cérébrale ; de mieux caractériser ces tumeurs et d’anticiper leur croissance. Le ticket facilite également la prise en charge pré-chirurgicale de l’épilepsie réfractaire aux médicaments ; fournit des éléments essentiels dans le diagnostic d’Alzheimer ; améliore la mise au point des états de démence et en association avec d’autres instruments du site, est parfaitement adapté à l’analyse des conséquences d’une maladie vasculaire, provoquant ou menaçant de provoquer un accident vasculaire cérébral. Novembre-Décembre 2018
Le plastique pour un avenir durable Le titre peut choquer ou paraître provocateur et pourtant, « Si nous voulons un avenir durable pour notre société, nous ne pourrons l’assurer qu’au moyen de plastiques de haute qualité ». Tel est le message lancé par essenscia PolyMatters et Agoria lors du premier Belgian Plastic Day. Les professionnels parlent-ils ici de superplastiques ? Oui, répondent-ils à l’unisson  : « Si nous jetons moins, recyclons mieux et innovons toujours davantage ». C’est ici que réside l’atout majeur de notre industrie des plastiques qui mitonne des produits innovants permettant des applications précieuses pour une meilleure qualité de vie et une plus grande durabilité. En effet, axé sur des plastiques de niche et de haute technologie, nos industriels proposent des solutions aux propriétés uniques en utilisation comme en avantages environnementaux. Et de citer quelques exemples  : les composites permettant aux véhicules et bâtiments d’être moins énergivores, les emballages de dernière génération conçus dans l’optique de l’économie circulaire et les plastiques de pointe pour divers implants médicaux. Le tout est d’oser les innovations, même celles qui semblent les plus farfelues. Comme le Light Energy Recycling Machine (LERMa), un vélo qui, en pédalant, permet de broyer et chauffer des matériaux plastiques tels que films et sachets d’emballage pour les transformer en klinkers Athena Mag 339 7 Novembre-Décembre 2018 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS destinés au revêtement urbain ou à la construction de terrains de jeu, comme c'est déjà actuellement en service au Congo et au Burkina Faso. Avec cette solution, il est désormais possible de recycler les plastiques dans les régions éloignées, sans électricité et sans système de collecte. « Les plastiques de haute qualité jouent un rôle majeur dans tous les grands sociétaux. En faisant l’objet d’une approche intelligente, ils deviennent les moteurs de l’économie circulaire. Mieux recycler des plastiques, tel est le message à faire passer. Aussi, voulons-nous impliquer les transformateurs de plastique dans cet engagement », déclare Saskia Walraedt, directrice d’essencia PolyMatters. Tandis que Julie Leroy, Business Group Leader Industries chez Agoria, rappelle que « Le secteur de la transformation des plastiques représente aujourd’hui quelque 26 000 salariés en Belgique et que les matériaux les plus innovants sont au service de secteurs comme le médical, l’automobile, l’électronique, etc., où ils améliorent notre quotidien, notre sécurité, et sauvent même des vies ». Et de conclure en soulignant que « Le plastique doit être considéré comme une matière première réutilisable via des solutions intelligentes ». En clair, le plastique dans les ateliers et non dans la nature. http://www.essenscia.be COUP D’CRAYON VINCE VINCENT_DUBOIS@ME.COM La réalité rejoint encore une fois la fiction avec le développement, par la société américaine Hoversurf, d’une moto volante ! Équipée de 4 hélices horizontales, l’Hoverbike peut atteindre une vitesse de 100 km/h tout de même. Quelques inconvénients à épingler  : une autonomie de 25 min en mode « moto » et 40 min en mode « drone », une altitude maximale de vol de 5 met un prix conséquent de 150 000 dollars. La police de Dubaï a déjà acquis quelques exemplaires et compte les mettre en circulation dès 2020...



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :