Athena n°339 nov/déc 2018
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À la Une du cosmos TEXTE  : YAËL NAZÉ YNAZE@ULIEGE.BE HTTP://WWW.ASTRO.ULG.AC.BE/NEWS ALMA a cartographié la température d’Europe, lune de Jupiter fort appréciée des astrobiologistes. Hélas, elle ne montre aucun point chaud qui indiquerait des geysers potentiels, et on lui prédit par contre des structures en surface semblables aux « pénitents » terrestres, ce qui compliquerait tout atterrissage. PHOTO  : ALMA Avec 13,5 milliards d’années, l’étoile 2MASS J18082002–5104378 B est la plus vieille connue à ce jour. Sa découverte laisse entrevoir que des étoiles peu massives de première génération pourraient exister dans notre Galaxie. PHOTO  : ESO YAEL NAZE ASTRONOMIE Premiers résultats pour l’instrument Gravity du VLT  : des nuages de gaz tourbillonnent au tiers de la vitesse de la lumière autour du trou noir supermassif au cœur de notre Galaxie. PHOTO  : ESO VUE D’ARTISTE L’étude de centaines d’étoiles jeunes (1 à 3 millions d’années) soulève un problème  : les disques protoplanétaires observés n’ont pas assez de matière, jusqu’à 10 à 100 fois moins, qu’observé avec les (exo)planètes... Bref, il y a un gros problème ! PHOTO  : JPL-CALTECH, VUE D’ARTISTE Athena Mag 339 40 L’intelligence artificielle permet de découvrir 70 sursauts radios brefs (FRBs) qui avaient échappé aux chercheurs, portant ainsi le total des sursauts observés à environ 300 depuis 2012. Et ça va augmenter encore  : le radiotélescope SKA Pathfinder (ASKAP) en a engrangé pas moins d’une vingtaine en un an. PHOTO  : BREAKTHROUGH LISTEN, VUE D’ARTISTE On a peut-être trouvé une grosse lune autour de la planète géante Kepler- 1625b - surprise  : elle n’est pas rocheuse mais gazeuse ! PHOTO  : D. DURDA VUE D’ARTISTE XMM-Newton a observé plusieurs centaines d’amas de galaxies et 26 000 galaxies actives. Il semblerait qu’il se soit formé moins d’amas de galaxies que prédit sur base des mesures de Planck, mais que la distribution observée des amas et galaxies soit compatible avec le modèle cosmologique standard. PHOTO  : ESA Novembre-Décembre 2018
Du neuf sur les supernovae ! Tout d’abord, des simulations numériques montrent que les supernovae dues aux plus grosses naines blanches sont celles qui produisent le plus de nickel, de fer et de manganèse. Ensuite, la modestie de l’explosion de la supernova iPTF14gqr suggère que l’on a assisté pour la 1 e fois à la formation d’un couple serré d’étoiles à neutrons tandis que la supernova particulière AT2018cow marque probablement la naissance d’un trou noir ou d’une étoile à neutrons. Enfin, les données GAIA ont permis de dénicher des naines blanches en fuite (vitesse3 000 km/s)... probablement des rescapées d’une explosion de supernova. PHOTO  : ATLAS Les données des derniers jours de Cassini sont analysées, avec de nombreuses informations. Tout d’abord, il pleut sur la planète  : des composés organiques tombent des anneaux sur l’atmosphère, et leur composition, différente des composés de Titan ou Encelade, indique un 3 e réservoir de matière organique dans le système. Cette pluie des anneaux peut faire tomber jusqu’à 10 000 kg/s ! Ensuite, Cassini a détecté un courant électrique entre la planète et les anneaux, qui s’avèrent plus connectés qu’on ne le pensait. De plus, une ceinture de radiation a été découverte près de la planète - elle se superpose en partie avec les premiers anneaux. Enfin, des mesures du champ magnétique et des observations près des pôles magnétiques ont été faites, montrant notamment que l’axe du champ magnétique est identique à l’axe de rotation. PHOTO  : CASSINI Un sursaut gamma a été détecté... mais pas en lui-même  : c’est le bang sonique qui se produit lorsque l’explosion touche le gaz environnant qui a été détecté - et seulement lui. C’est la première fois qu’on observe le bang sans l’explosion. PHOTO  : NRAO VUE D’ARTISTE En janvier 2017 était annoncé un grrrrrand spectacle pour dans 17 ans, une sorte de nova. Sauf qu’il semble aujourd’hui qu’il faille revoir les prévisions. En effet, un problème de date serait à l’origine de la prédiction - et une fois corrigée, plus de fusion d’étoiles... idem pour l’annonce en 2016 d’une planète à anneaux autour de 1SWASP J140747.93-394542.6, aujourd’hui démontée. Enfin, on avait pensé avoir trouvé des étoiles hypermétalliques... mais peut-être pas, en fait. PHOTO:L. MOLNAR/CALVIN COLLEGE Athena Mag 339 41 Novembre-Décembre 2018 Le réseau MWA (Murchison Widefield Array) a cartographié les Nuages de Magellan à très basse fréquence, détectant ainsi le gaz chaud, les rayons cosmiques, et les régions où naissent les étoiles et explosent les supernovae. D’autres recherches indiquent que les Nuages de Magellan étaient peut-être 3, il y a quelques milliards d’années, mais le Grand aurait mangé l’un de ses frères. Enfin, des observations du SKA Pathfinder indiquent que le Petit Nuage de Magellan perd son gaz, l’empêchant de former beaucoup de nouvelles étoiles. PHOTO  : MWA Mystère résolu  : Une particularité (étalement des couleurs stellaires) observée dans les amas ouverts était considérée comme preuve de l’existence de plusieurs générations d’étoiles, mais les amas n’étaient pas assez massifs pour en produire plusieurs. Grâce à des observations de M11, le problème est résolu  : il n’y a bien qu’une seule génération, mais par contre, ces étoiles tournent à différentes vitesses, ce qui explique les changements de couleur. PHOTO  : ESO YAEL NAZE ASTRONOMIE



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