Athena n°338 sep/oct 2018
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JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS La Solar farmde Solvay Pour faire face à la demande exponentielle en énergie renouvelable de ses clients aux États-Unis, Solvay a célébré l’ouverture, en Caroline du Sud, de la Solvay Solar Energy-Jasper County, la plus grande ferme solaire. Capable de produire 71,4 mégawatts via plus de 250 000 panneaux solaires, elle couvre une superficie équivalente à 500 terrains de footballaméricain. Propriété de Dominion Resources Inc, le chimiste s’est engagé à acheter, durant 15 ans, tous les certificats d’énergie renouvelable produits par cette unité. « Cet accord participe aux ambitions de Solvay d’augmenter les sources d’énergie renouvelable pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre en même temps que celles de nos clients, et notamment Apple qui utilise de l’énergie renouvelable pour ses activités », souligne Jean-Pierre Clamadieu, président du Comité Exécutif du groupe Solvay. Précisons que Solvay Specialty Polymers, qui fournit à Apple des matériaux entrant dans ses appareils, comme par exemple la bande d’antenne de l’iPhone, s’est engagé à recourir à 100% d’énergie renouvelable pour toute la production à destination des 10 facilités, dans 6 pays, de ce client. Un geste hautement apprécié par Lisa Jackson, vice-présidente des initiatives environnementales, politiques et sociales du groupe Apple, qui se dit « Ravie de travailler aux côtés de fournisseurs comme Solvay qui accompagne la transition d’Apple vers des sources d’énergie plus propres ». Qui précise encore que « Désormais, Apple est alimenté à 100% par des énergies renouvelables et que 23% de ses fournisseurs, dont Solvay, se sont engagés à utiliser également 100% d’énergie renouvelable ». https://www.solvay.com https://www.dominionenergy.com https://www.apple.com Beau fixe pour la chimie belge http://www.essenscia.be Les années se suivent et se ressemblent et c’est tant mieux ! Ainsi, en 2017, notre secteur chimique et pharmaceutique a créé 1 125 emplois, portant l’augmentation totale de ses engagements à quelque 2 500 postes en 3 ans. Et cela devrait encore continuer car d’après les courbes d’âge, environ 22 000 salariés expérimentés partiront à la retraite au cours des 10 prochaines années. 2017 aura aussi été une nouvelle année record avec un chiffre d’affaires de 66 milliards d’euros, 2,2 milliards d’euros d’investissements et 90 778 salariés en activité, soit le 1/5 e de tous les emplois industriels du royaume. Enfin, en 2017, 417 brevets ont été délivrés dans la chimie, le pharma, la biotechnologie et les matières plastiques, soit plus d’une invention par jour ! Athena Mag 338 6 Pour Yves Verschueren, administrateur délégué d’essenscia, « Ces chiffres illustrent le rôle clé de la chimie et de la pharmacie dans notre économie et avec 10% du chiffre d’affaires réinvestis en recherche innovante et extension des capacités, ses acteurs manifestent leur confiance en l’avenir économique de la Belgique. » Toutefois, malgré cette envolée, l’organisation garde la tête froide. Coût des énergies, Brexit et protectionnisme sont des épées de Damoclès, estime Wouter De Geest. Selon qui les entreprises et les écoles doivent poursuivre et intensifier leur coopération afin de motiver les filles et garçons à se tourner vers les études scientifiques et techniques, car  : « La disponibilité des talents déterminera l’avenir de l’industrie chimique et pharmaceutique à forte intensité de connaissance dans ce pays ». Septembre-Octobre 2018
Animaux des villes, animaux plus petits Selon une équipe de chercheurs emmenée par Thomas Merckx, postdoctorant à l’Earth and Life Institute de l’Université catholique de Louvain (UCL), le fait de vivre en ville impacte la taille corporelle des animaux, qui deviennent plus petits. La raison ? « Le phénomène d’îlot de chaleur urbain qui, augmentant les coûts liés au métabolisme, favorise une taille plus petite » répond le team de recherche. Notant de suite que cette tendance s’inverse chez les papillons de jour et de nuit ainsi que chez les sauterelles, groupe dont la taille corporelle est favorablement liée à la mobilité. Constat qui montre que les communautés urbaines sont davantage modelées par le degré de fragmentation que par la température. Ainsi, en comparant le changement de taille selon des sites non-construits et très urbanisés, il apparaît que la taille corporelle des papillons et sauterelles augmente de 14% dans les sites densément construits, tandis qu’elle diminue de 16% chez les autres groupes animaux. Pour Hans Van Dyck, professeur à l’Earth and Life Institute de l’UCL et promoteur du travail, « On peut s’attendre à ce que la fragmentation des ressources écologiques en zone urbaine soit un filtre important de mobilité, de sorte que ce sont principalement les espèces les plus mobiles qui se maintiennent dans les communautés citadines ». Dans une publication consacrée aux seuls papillons de nuit et éditée dans Global Change Biology, les chercheurs ont révélé qu’au sein des espèces les plus grandes, ce sont les individus les plus grands qui sont favorisés en milieu urbain et que ces changements de taille corporelle se produisent à la fois au niveau de la communauté et au niveau intra spécifique. Athena Mag 338 7 Septembre-Octobre 2018 JEAN-CLAUDE QUINTART ACTUALITÉS Compte tenu que c’est la taille corporelle qui détermine la dynamique des interactions écologiques, nous voyons ici que la perte de certaines espèces impacte fortement le fonctionnement des écosystèmes urbains. Pour Thomas Merckx, « il est démontré que l’urbanisation rapide de notre planète induit une perte de la biodiversité ». D’où l’intérêt des résultats du travail actuel qui débouche sur de nouvelles voies d’études pour élucider la manière dont l’urbanisation conduit à ces changements de taille corporelle et ce que cela implique au niveau des écosystèmes. Bref, le genre d’étude dont les résultats sont essentiels si nous voulons concevoir demain des villes impactant toujours moins la biodiversité. Parmi les aménagements urbains d’ores et déjà envisagés, on note la création ou la modification des plans d’eau urbains et des infrastructures écologiques citadines pour augmenter la quantité et la qualité des habitats. La valeur de ce travail publié dans Nature réside dans la grande variété des groupes d’animaux étudiés, récoltés dans 81 sites du pays, soit au total un échantillon de 95 001 animaux appartenant à 702 espèces. https://www.uclouvain.be COUP D’CRAYON OLIVIER SAIVE/CARTOONBASE Depuis toujours, l’Homme s’est inspiré de la nature pour le développement de nouvelles technologies, faisant du biomimétisme une discipline à part entière. Grâce à l’impression 3D, de plus en plus perfectionnée, un chercheur et designer japonais a mis au point des branchies artificielles, qui permettront au plongeur de respirer sous l’eau pour une durée indéterminée. Amphibio, au stade de prototype en phase de test, fonctionne par le réapprovisionnement continu de l’oxygène puisé dans l’eau, qui est elle-même stockée dans le masque. Le but est d’arriver à une combinaison qui couvrirait la totalité du corps pour un stockage maximal.



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