Athena n°338 sep/oct 2018
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VIRGINIE CHANTRY DOSSIER LE DOSSIER Parfumeur à l’ouvrage chez Fragonard à Grasse, dans le sud de la France, l’un des centres névralgiques de la parfumerie mondiale. Ci-contre, vidéo présentant l’histoire de la parfumerie Molinard. Athena Mag 338 22 Septembre-Octobre 2018 TEXTE  : VIRGINIE CHANTRY VIRGINIE.CHANTRY@GMAIL.COM PHOTOS  : CHRISTOPHE BOISVIEUX (P.22), GALIMARD/MACOMAMOI (P.24), V. CHANTRY (PP.25-26)
Le monde merveilleux Dans la rubrique Technologie de cette édition (voir p.18), nous avons révélé quelques secrets de fabrication d’un parfum et les méthodes d’extraction des matières premières. La variété et la qualité de ces dernières sont au centre des préoccupations du parfumeur qui s’adonne à l’art rigoureux de la création d’une association de senteurs. Mais que se cache-t-il derrière ce métier que l’on appelle également « nez » ? Pour en savoir plus, direction la Provence et Grasse, avant de revenir en Belgique, plus exactement à Namur Paris regorge de créateurs de fragrances plus talentueux les uns que les autres. Cependant, la ville lumière n’est pas unanimement considérée comme la capitale mondiale du parfum. Ce titre est également revendiqué, vu son histoire notamment, par la ville de Grasse, située entre mer et montagnes, dans le département des Alpes-Maritimes. Cette ville de l’arrière-pays de Cannes est bien connue pour ses maisons de créateurs de parfum établies depuis plusieurs générations  : Fragonard, Molinard et Galimard ont vu le jour respectivement en 1926, 1849 et 1747. Malgré tout, certains préfèrent voir Grasse comme l’atelier des parfumeurs et Paris comme la réelle capitale de cet art olfactif. D’ailleurs, à Grasse, certaines fleurs comme la rose, la fleur d’oranger ou le mimosa sont encore cultivées et leur essence extraite sur place. Quoiqu’il en soit, les parfumeurs d’aujourd’hui ont souvent un pied à Grasse et l’autre à Paris, ou en tout cas le regard et le nez tournés vers ces 2 pôles de la parfumerie. Choix, règles et classification  : bon à savoir ! S’il est vrai que les coûts de production déterminent les produits que le parfumeur utilise, « naturels » (huiles essentielles, concrètes, Athena Mag 338 23 Septembre-Octobre 2018 VIRGINIE CHANTRY DOSSIER de la parfumerie résinoïdes, absolus, …) et/ou synthétiques, le nez choisit aussi ses essences en fonction de nombreux autres critères, allant de la politique de la maison pour laquelle il travaille aux émotions qu’il souhaite susciter avec son parfum. Il arrive donc, et plus souvent qu’on ne le croit, que les produits de synthèse soient plus adaptés pour l’effet recherché que les essences naturelles, voire même les seuls disponibles. Le très fameux N°5 de Chanel créé par Ernest Beaux ainsi que Shalimar réalisé par Guerlain lui-même, souvent cités en exemples, contiennent d’ailleurs tous 2 des produits de synthèse. De plus, pour élaborer un parfum, il y a des règles à respecter. La pyramide olfactive guide le nez dans la création de sa fragrance et aide à équilibrer les senteurs pour une évaporation progressive. On distingue les notes de tête, véhiculées par les composés les plus volatils et qui se dégagent donc au cours de la première heure après vaporisation ; les notes de cœur qui durent plusieurs heures et caractérisent le parfum et enfin, les notes de fond qui peuvent durer plusieurs jours, en particulier sur la laine, le lin et le coton. »



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