Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-5 de jan/fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : étudier la poussière stellaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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∆ Ci-dessus : À gauche, la nébulosité turbulente enveloppant le système HL Tauri, présentée agrandie dans l’encart avec les anneaux concentriques spectaculaires du disque planétaire bien visibles. À droite, les anneaux de plus haute densité différenciés des régions orbitales balayés clairement par l’accrétion des planètes. Les plus petits détails perceptibles mesurent environ 5ua de diamètre. Crédits : ALMA (ESO/NAOJ/NRAO), ESA/Hubble (gauche) et NASA et ALMA (ESO/NAOJ/NRAO) (droite). Ci-dessous : « Plongeon » dans la Voie lactée, jusqu’au disque protoplanétaire de HL Tauri. Crédits : ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/NASA/ESA/N. Risinger (skysurvey.org). Musique : movetwo L’observatoire a en fait produit ce que les astronomes considèrent la meilleure image jamais obtenue dans le domaine millimétrique (1,3 mm ou 230 GHz). La cible sur laquelle les chercheurs ont pointé le réseau d’antennes est une jeune étoile de type solaire, formée il y a moins de 1000 000 d’années dans le Nuage moléculaire du Taureau, à environ 450 années-lumière de la Terre. C’est une étoile de magnitude 15 en lumière visible (environ 9 en lumière infrarouge), autour de laquelle a été découvert il y a près de 40 ans un excès de rayonnement infrarouge, qui pourrait être attribué à un disque protoplanétaire. Dix ans plus tard, cette hypothèse a été confirmée par des observations dans le domaine millimétrique, indiquant une structure de disque gazeux s’étendant sur environ 2 000 unités astronomiques (UA), avec une masse égale à 1/10 celle du Soleil. En utilisant le monoxyde de carbone (CO) comme « traceur », les chercheurs ont pu confirmer que le disque tournait autour de l’étoile. VIDÉO Vidéo haute résolution : http://eso.org/public/videos/eso1436b/Toutes les conditions préalables étaient par conséquent réunies pour qu’ALMA dévoiler quelque chose de nouveau et d’intéressant autour de HL Tauri. Les observations les plus récentes ont été réalisées avec un intervalle d’expositions entre le 24 et le 31 octobre 2014, pour une durée totale d’intégration de 4,5 heures (un peu comme si les astronomes avaient pris une longue exposition, mais un peu à la fois). 38 Astronomie-Québec Janvier/février 2015
L’image résultante fut immédiatement définie comme révolutionnaire par les mêmes gestionnaires et scientifiques d’ALMA, puisque ce qu’elle montre remet en question au moins une partie du modèle mathématique principal qui décrit la formation des systèmes planétaires, ce que l’on appelle le « modèle d’accrétion du noyau ». En résumé, celui-ci prévoit que les restes d’une formation d’étoiles finissent disposés en une structure de disque autour de l’étoile elle-même et que, dans ce disque, la force gravitationnelle est telle qu’elle concentre la poussière et le gaz en aggrégats de taille croissante, jusqu’à ce que se forment des comètes, des astéroïdes, et finalement des planètes. Les simulations informatiques indiquent que pour atteindre cette dernière étape, il faut plusieurs millions d’années (plus une masse appropriée), et qu’il ne devrait pas être possible de trouver des traces de la présence de planètes dans le disque d’une étoile aussi jeune que HL Tauri. Toutefois, l’image produite par ALMA est en contraste marqué avec ce à quoi on s’attendait. En fait, comme on peut facilement le voir, le disque protoplanétaire est divisé en une série de cercles concentriques (apparaissant sous forme d’ovales en raison du point de vue optique), caractérisés par des niveaux de densité et de luminosité, pas directement corrélés avec la distance Vidéo haute résolution : http://eso.org/public/videos/eso1436d/de l’étoile (non visible sur l’image d’ALMA). ∆ Ci-dessus : Le disque de HL Tauri vu d’un autre point de vue que depuis la Terre. Crédit : ESO/M. Kornmesser. Les deux régions orbitales considérées plus intéressantes par v Ci-dessous : Une brève présentation d’ALMA (en anglais), avec un résumé de ce qui est décrit dans cet article. Crédit : ESO. les chercheurs sont les plus foncées, situées entre 20 et 30ua, et environ 70ua de HL Tauri. v Vidéo haute résolution : http://eso.org/public/videos/eso1436a/Ci-dessous : Un aperçu spectaculaire d’une partie des 66 antennes qui composent l’observatoire ALMA. L’établissement, situé sur le plateau de Chajnantor (Chili) à 5000 m d’altitude, fait partie de l’ESO. Crédit : ESO/S. Guisard (www.eso.org/sguisard). VIDÉO VIDÉO... Y -i4111



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