Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-5 de jan/fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : étudier la poussière stellaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ci-dessus : Le centre de contrôle du télescope James Clerk Maxwellau sommet du Mauna Kea, à Hawaii. Il s’agit d’un observatoire fonctionnant à la limite entre l’infrarouge lointain et les ondes radio, ce qui permet d’étudier la matière interstellaire froide typique des cœurs préstellaires. Crédit : Simon Coudé. Simon Coudé est étudiant au doctorat en astrophysique avec le professeur Pierre Bastien au Centre de Recherche en Astrophysique du Québec (CRAQ)/Université de Montréal. 30 Astronomie-Québec Janvier/février 2015 gaz atomique d’hydrogène neutre, d’autres composants plus rares peuvent avoir un impact significatif sur les processus physiques qui s’y déroulent. C’est le cas de la poussière interstellaire, ces amalgames de molécules complexes et de minéraux de différentes tailles (µm à mm) qui représentent seulement 1% de la masse totale des nuages moléculaires géants [3]. La nébuleuse d’Orion (Messier 42) est l’un des exemples les plus connus de nuage moléculaire servant de pouponnière d’étoiles (image frontispice et page suivante, à droite). Puisqu’ils servent de matériaux de [3] Lequeux, J., Falgarone, É., & Ryter,C. 2002. Le milieu interstellaire. EDP Sciences/CNRS Éditions. construction pour les futurs systèmes stellaires, mon sujet de recherche consiste à caractériser les propriétés physiques des grains de poussière à l’intérieur des régions de formation stellaire. Plus spécifiquement, j’étudie la poussière interstellaire à l’intérieur du nuage moléculaire géant d’Orion à l’aide d’observations dans l’infrarouge lointain et le radio. À ces longueurs d’ondes, seule la matière interstellaire froide est visible, ce qui nous permet d’étudier les nuages primordiaux, les cœurs préstellaires, dans lesquels naissent les étoiles. L’objectif est de pouvoir caractériser précisément leur composition, leur taille et leur température afin de déduire, entre autres, leur masse totale. Il est ainsi possible à partir de ces informations de
calculer l’efficacité de formation des étoiles par effondrement gravitationnel. C’est cette efficacité qui, ultimement, contrôle les conditions initiales nécessaires à la naissance des systèmes stellaires. Toutefois, de nombreux autres mécanismes physiques (champs magnétiques et turbulences à grandes échelles, par exemple) interviennent dans la formation des cœurs préstellaires à l’intérieur des régions de formation d’étoiles. Ces paramètres additionnels doivent aussi être pris en compte, ce qui complexifie significativement la détermination des propriétés physiques de ces grains de poussière interstellaires. C’est pourquoi ce projet fait partie d’un effort international de recherche sur la formation des étoiles par des scientifiques basés aux Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Dans le cadre de mes études, j’utilise des observations du télescope James Clerk Maxwell, situé au sommet du Mauna Kea, un volcan endormi de 4200 m d’altitude sur l’ile d’Hawaï (Big Island) dans l’état d’Hawaii aux États-Unis. Cet observatoire a la particularité unique, grâce au site extrêmement aride sur lequel il est construit (page 26, en ahut), de pouvoir observer la lumière aux longueurs d’ondes submillimétriques (450 et 850 µm) qui se trouvent entre l’infrarouge lointain et les micro-ondes. Bien que la plus grande partie des opérations du télescope soient automatisées, elles doivent tout de même être contrôlées sur place par un opérateur spécialiste et un astronome professionnel (page précédente, en haut). Il s’agit d’une opportunité extraordinaire d’observer une partie de l’univers invisible à l’un des rares endroits sur Terre où il est possible de le faire. Mais surtout, c’est une occasion de pouvoir contribuer à notre compréhension de la formation des étoiles, des planètes et même d’une chose aussi fondamentale que les origines de la vie. Ci-contre : La nébuleuse d’Orion telle que vue par le télescope spatial Spitzer. Contrairement aux observations dans le visible, la lumière infrarouge permet de voir clairement la poussière interstellaire et les jeunes étoiles qui s’y cachent. Crédit : NASA, JPL-Caltech, J. Stauffer (SSC/Caltech).



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