Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
Astronomie Québec n°3-5 jan/fév/mar 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-5 de jan/fév/mar 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : étudier la poussière stellaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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∆ Mer des Crises ∙ Ces deux images présentent la petite mer des Crises, à deux époques distinctes. L’image du haut est en lumière proche infrarouge, de 830 nm et plus ; elle date du 17 avril 1997. La petite mer des Crises est tout près du bord du disque lunaire, sur la droite. L’image du bas elle est en continuum tout près du Hα (650 nm à 655 nm) ; elle date du 11 juillet 1997. Sur celle-ci, la petite mer des Crises est beaucoup plus loin à l’intérieur du disque lunaire, et aussi plus au nord. Crédit photo : Gilbert St-Onge et Lorraine Morin (2×). l’apogée [6]. Peut-être remarquerezvous aussi qu’elle présente d’une période à l’autre un phénomène appelé libration, qui s’observe par des changements de l’angle sous lequel se présente le disque lunaire. Il y a des variations en longitude et en latitude, comme le montrent les images ci-contre. Observation des occultations par la Lune [13]. Parfois le disque lunaire passe devant une étoile ou une planète. Ce phénomène peut être spectaculaire avec de petits instruments, et est parfois facile à observer, même en milieu urbain. Certains utilisent ces occasions pour tenter de déterminer si certaines étoiles occultées peuvent avoir des compagnons serrés au point qu’ils ne soient pas détectables directement. En gros, on peut estimer le temps que prend l’étoile à disparaitre derrière le disque lunaire. Une étoile simple disparait instantanément ; si une étoile présente un peu de retard à disparaitre ou un assombrissement progressif jusqu’à disparaitre, alors il peut s’agir d’une étoile double ou multiple ! [13] Site des occultations d’étoiles par la Lune ∙ http://www.astrosurf.com/apex-occult/La lumière cendrée lunaire. Il s’agit de la portion de la Lune non éclairée directement par le Soleil lorsqu’elle présente des phases assez minces ; on la remarque principalement près de la nouvelle lune. Il est alors possible de voir la lumière réfléchie par la Terre dans l’espace (un « clair de Terre ») éclairer cette portion de la Lune. On peut donc observer minutieusement cette région sombre du disque lunaire ; il est très spectaculaire de la voir, même aussi sombre, se détacher sur un ciel noir (image ci-dessous). Certains peuvent même tenter à l’aide d’un télescope d’y observer des chutes de météorites, qui deviennent pour un bref instant lumineuses lors de l’impact avec le sol sur cette section sombre de la Lune, et parfois on peut même y observer un passage de l’ISS (la station spatiale internationale). Certaines situations atmosphériques de notre planète favorisent l’apparition de grands halos autour de la Lune ; ce phénomène s’observe parfois un peu avant une perturbation et des précipitations. Il reste que ce sont des spectacles La lumière cendrée de la Lune. Image de Daniel Octeau. 18 Astronomie-Québec Janvier/février 2015
d’intérêt météorologique qui annoncent peut-être des précipitations, mais les romantiques l’associent peut-être à quelques prouesses d’un héros d’une quelconque légende ou d’un roman ? Il y a aussi l’illusion de la grosse lune près de l’horizon. Bien des gens croient que le disque apparent de la Lune est plus gros lorsqu’il est près de l’horizon, et donc plus petit lorsqu’il est plus élevé dans le ciel. Eh ! non ; il s’agit d’une illusion, le disque de la Lune ne change pas de diamètre apparent en quelques heures. Pour le vérifier, on peut utiliser un appareil photo sur trépied : il suffit de prendre quelques poses de la Lune au lever, et quelques poses dans les mêmes conditions quelques heures plus tard, alors qu’elle est bien haute dans le ciel. À l’aide d’un logiciel de base, on peut superposer le disque lunaire de quelques photos, ou simplement mesurer le nombre de pixels qu’a sur celles-ci le diamètre du disque lunaire par les pôles (puisque la phase de la Lune change par l’équateur d’environ 0,5° par heure et fausserait donc les mesures). On peut ainsi vérifier que le disque de la Lune ne change pas de taille près de l’horizon. Les plus curieux peuvent chercher le Web pour « l’illusion de Ponzo » [14]. La surface de la Lune. Pour terminer, regardons un peu ce qui s’observe à la surface de la Lune. On a vu que l’on peut observer la Lune à l’œil nu et en voir les phases ; certaines phases permettent de voir la lumière cendrée du côté non éclairé par le Soleil. On peut aussi voir certaines [14] Voir entre autres : Ophtasurf. Classification des illusions d’optique ∙ http://ophtasurf.free.fr/illusions/classification.htm occultations d’étoiles ou de planètes assez brillantes, et on a parfois la chance d’observer une belle éclipse de Lune ! Mais avec de simples jumelles, on peut commencer à voir certains cratères lunaires. La Lune est criblée de cratères et de grandes formations plus sombres, que l’on nomme mers lunaires. Il y a aussi de grandes chaines de montagnes, de grandes crevasses, etc. Pour avoir une vue d’ensemble de la surface lunaire à haute résolution, que vous pourrez agrandir et vous y déplacer à votre gré, nous vous invitons à visiter la « LRO Act-React Quick Map » à http://target.lroc.asu.edu/q3/. La page http://wms.lroc.asu.edu/lroc_browse présente des images impressionnantes à très haute résolution de la surface lunaire prises par le satellite Lunar Reconnaissance Orbiter. ∆ Passage de la station spatiale internationale (ISS) devant la Lune, le 25 septembre 2009. Image de Richard Sauvé, prise à l’aide d’une caméra Nikon sur trépied, et d’un objectif de 200 mm de focale. La flèche indique la position de l’ISS. Janvier/février 2015 astronomie-quebec.com 19



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