Astronomie Québec n°3-4 nov/déc 2014
Astronomie Québec n°3-4 nov/déc 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-4 de nov/déc 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : Napoléon et le spot à Cassini.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Questions de débutants… J’aimerais savoir, le ciel et l’espace …avec Gilbert St‐Onge …et Geneviève Dufresne
Nous présentons ici une première approche du format questions/réponses. Il s’agit de présenter à des débutants des explications de base concernant certaines connaissances que nous avons du monde céleste. Les questions proviennent de personnes de tous âges. La première question, double, provient de Geneviève Dufresne : Quelle est la différence entre les galaxies et un univers ? et Combien peut-il y avoir de galaxies ? Pour débuter disons que les galaxies se trouvent à l’intérieur de l’Univers ; les premières galaxies s’y seraient formées à la fin du premier milliard d’années d’existence de notre Univers. Elles sont donc des composantes physiques de l’Univers observable. Il y a plusieurs types de galaxies : on observe de belles galaxies elliptiques et spirales (ci-dessous, en haut et en bas, respectivement) dans notre environnement céleste, mais il existe aussi des galaxies dites irrégulières. Celles-ci ne sont peuvent être classées dans les deux autres principaux types. De nos jours, des études très pointues mettent en évidence de nouveaux types de galaxies. Par définition, on peut dire qu’une galaxie est un objet céleste très étendu qui contient un grand nombre d’étoiles. Elles sont aussi composées de matière interstellaire (voir encadré page suivante), entre autres sous forme de grands nuages de gaz et de poussières. Comme exemple, prenons notre cas : nous vivons sur une planète, la Terre, qui se situe dans un système planétaire local associé à une étoile, le Soleil. Le Soleil se trouve dans une galaxie, la Voie lactée. Les étoiles se forment en grand nombre dans les galaxies ; notre propre galaxie, la Voie lactée, semble pouvoir contenir une ou deux centaines de milliards d’étoiles. On peut observer la Voie lactée lors des belles nuits d’été, dans de bonnes conditions (voir encadré ci-dessous). Elle est la grande lueur pâle et mince qui traverse le ciel étoilé des campagnes, loin des lumières des villes. Il est difficile pour nous de saisir la forme et l’étendue de notre Galaxie, puisque l’on l’observe de l’intérieur ; elle est en fait une galaxie Geneviève Dufresne est une horticultrice de métier. Elle a effectué des études universitaires en écologie, en biologie, et en administration des affaires. Sa participation à la chronique J’aimerais savoir, le ciel et l’espace vise à répondre aux questions d’un public tout-âge, tout-intérêt dans le domaine de l’astronomie. Page précédente : Messier 33, une superbe galaxie de type spirale, un peu comme la notre, par Yves Tremblay. Lunette EON120 de 120 mm (4¾″) de diamètre ouverte à ƒ/7,5 (F = 900 mm) sur monture HEQ5. Composition d’images prises avec une caméra QHY9 monochrome (capteur KAF8300) équipée de filtres BaaderL, Hα, R, G et B. Le guidage fut assuré avec une caméra QHY5 installée sur un chercheur 9×50 mm à chaque 5 sec. La résolution de l’image originale est de 1,4″/pixel. À gauche, image du haut : La galaxie NGC 4438, par Yves Tremblay. Image à grand champ d’une région de l’amas de galaxies de la constellation de la Vierge ; on voit aussi les galaxies des Yeux (NGC 4435 et NGC 4438, aussi désignées Arp 120). Mêmes données que pour l’image de M33, mais sans filtre Hα. Cliquer sur l’image pour voir une version plus grande ainsi qu’une version annotée. À gauche, image du bas : Messier 82, une galaxie irrégulière, par Gilbert St‐Onge et Lorraine Morin. Télescope Celestron C11 de 280 mm (11″) de diamètre ouvert à ƒ/10, le 16 novembre 1996. Au conditionnel… De bonnes conditions d’observations sont atteintes alors que le ciel est très sombre et sans nuages ou brume, donc très transparent et stable. Il faut donc éviter les lumières locales ou des villes et laisser le temps à nos yeux de s’habituer au noir — il faut demeurer environ 15 minutes dans un endroit sans lumières et bien sombre pour pouvoir vraiment apprécier le spectacle de la Voie lactée. On n’utilise pas de lampe de poche blanche ; on la couvre plutôt d’un couvercle rouge, juste assez transparent pour laisser passer un peu de lumière, et on l’utilise seulement au besoin, toujours pointée vers le sol. Si la Lune est présente dans le ciel, elle contamine évidemment celui-ci de lumière ; il devient alors difficile de voir la Voie lactée avec la présence d’une grosse Lune. Novembre/décembre 2014 astronomie-quebec.com 9



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