Astronomie Québec n°3-3 sep/oct 2014
Astronomie Québec n°3-3 sep/oct 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-3 de sep/oct 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 12,5 Mo

  • Dans ce numéro : astronomie du monde avec sept destinations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photo prise par l’auteur et présentant un mauvais éclairage : ce type de lumière éclaire partout, ce qui contribue à détériorer l’environnement nocturne… et ça coute bien cher en électricité gaspillée pour rien ! Effets néfastes de la pollution lumineuse sur l’environnement On sait maintenant que la lumière artificielle peut avoir des effets négatifs sur certains végétaux et insectes. La Terre est une planète habitée par une multitude d’espèces depuis fort longtemps. Pour s’établir et persister dans un milieu, la vie doit être en mesure de s’adapter aux contraintes de celui-ci. Par exemple, dans les grands déserts, on ne trouve pas les mêmes espèces de végétaux qu’à l’équateur dans les grandes forêts amazoniennes, certainement pas avec les mêmes abondance et diversité. De la même façon, sur la terre ferme, on ne trouve pas les mêmes espèces que sous l’eau des mers ! La planète Terre est principalement éclairée par la lumière naturelle du Soleil le jour, et la nuit, par périodes croissantes et décroissantes, par la lumière du Soleil qui réfléchit sur la surface de la Lune. Donc, la plupart des espèces qui évoluent à la surface de la Terre se sont adaptées à ces cycles de lumière naturelle. Depuis l’ère moderne, les lumières artificielles ont bien modifié le cycle Soleil/Lune ; on a des régions éclairées 24 heures sur 24. En plus, l’éclairage artificiel utilise des lumières qui ne reproduisent pas la lumière naturelle du Soleil. On commence à mieux comprendre les impacts négatifs de ces lumières sur l’environnement végétal et animal. L’IDA a produit quelques dépliants sérieux qui présentent ces aspects de la pollution lumineuse. Ceux-ci sont disponibles sur leur site Web [3]. De plus, certains pensent que la lumière artificielle [3] http://www.darksky.org/education/quickreference-materials peut avoir des effets négatifs sur la qualité de l’air dans les grands centres très éclairés. Cet aspect est encore en discussion par les experts. Voici un paragraphe qui provient d’un document, rédigé par André Labossière du CDADFS, traitant de certains effets de la pollution lumineuse et portant particulièrement sur la qualité de l’air : « La pollution lumineuse pourrait aussi localement limiter les capacités de l’air à se purifier pendant la nuit. Dans le ciel non éclairé par des phénomènes lumineux artificiels, les radicaux nitrates (NO 3) agissent comme agent nettoyant : ils neutralisent les composés organiques volatils (COV), vaste famille de polluants en grande partie issus de l’activité humaine. Mais ils sont sensibles à la luminosité, qui les empêche de jouer ce rôle. En conséquence, il est recommandé un éclairage vers le sol afin de minimiser l’impact de la lumière nocturne. » De nombreux sites Web traitent des effets négatifs de la lumière artificielle sur l’atmosphère ; nous vous en suggérons quelques-uns dans les notes au bas de la page [4][5][6], mais il en existe de nombreux autres, que vous pourrez aisément trouver grâce notamment à Google. Effets néfastes de la pollution lumineuse sur les humains Plusieurs documents traitent des effets de la lumière artificielle sur la santé humaine. Il s’agit principalement de lumière intrusive dans notre environnement de nuit, où nous devrions être en plein sommeil. Ces lumières semblent avoir, entre autres, des effets néfastes sur notre horloge biologique, notre système circadien. Certains documents semblent même associer certains effets de la lumière artificielle à des maladies aussi graves que le cancer. Vous trouverez quelques documents en se sens sur le site de l’IDA [7] et sur Starry Nights [8]. Selon notre collaborateur Pierre Tournay (« La Lune t’écœure ? »), qui est membre du comité de [4] Light Pollution is Increasing Air Pollution Levels http://inhabitat.com/light-pollution-is-increasingair-pollution-levels/[5] Nitrate Radical http://www.atmosphere.mpg.de/enid/24z.html [6] City Light Pollution Affects Air Pollution http://www.spaceref.com/news/viewpr. html ? pid=32322 [7] http://www.darksky.org/assets/documents/idasante-humaine-French.pdf [8] http://www.starrynightlights.com/lightpollution/light_pollution_and_human_health.html 40 Astronomie-Québec Septembre/octobre 2014
l’organisme IDA Québec [9], voici quelques attributs positifs de l’élimination de la pollution lumineuse : On sauve 60% de l’électricité quand on éclaire le sol et non le ciel. On aide l’environnement et la faune. On élimine les éblouissements qui aveuglent les automobilistes. On augmente la sécurité routière et personelle. On embellit notre territoire. Tout ça, sans même éteindre les lumières ! Les 1.k.de.9. Lis 1404 ; Évaluation des effets négatifs de la pollution lumineuse Voici un petit projet pour tenter d’évaluer les effets négatifs de la pollution lumineuse sur la qualité du ciel dans votre coin de pays. Dans la constellation du Taureau, on peut observer deux magnifiques amas d’étoiles qui s’élèvent très haut dans le ciel à nos latitudes. On suggère que des observateurs de partout fassent le décompte du nombre d’étoiles qu’ils peuvent détecter à l’œil nu dans les amas d’étoiles des Hyades et des Pléiades. On veut savoir quelles étoiles sont détectées lors des observations. En vous servant des cartes prévues pour l’observateur, on pourra alors déterminer quelle est la magnitude limite qui est atteinte par chaque observateur. Les étoiles de tels amas sont toutes à peu près à la même distance de nous dans l’espace, et elles sont aussi dans le même coin de ciel, tout près les unes des autres. La lumière qui nous en parvient traverse donc les mêmes régions de l’espace ; elle est soumise aux mêmes altérations sur son trajet jusqu’à nous, et on peut donc négliger ces effets. De plus, pour éviter que notre œil ne nous joue des tours, on a choisi d’observer des étoiles de même couleur, dont le type spectral est du même groupe dans chaque amas : des étoiles de type spectral B pour les Pléiades, et de type A pour les Hyades (voir les cartes et leur légende). La photo ci-dessus permet de se faire une idée de l’apparence que peuvent avoir les amas des Pléiades et des Hyades lorsqu’ils sont observés à l’œil nu dans un ciel assez noir. Guide d’observation Pour effectuer vos observations, il faut faire ces observations des soirées où la Lune est absente du ciel, et nous vous recommandons de suivre les étapes suivantes : 1. Choisissez des dates où vous pouvez observer [9] http://idaquebec.org/fr/tout-sur-ida-quebec/lecomite/l’amas des Hyades ou des Pléiades à peu près à 45° d’élévation au-dessus de l’horizon. Si possible, faites aussi une autre série d’observations alors que ces amas sont à leur plus grande élévation dans le ciel. 2. Laissez votre œil s’adapter à la noirceur locale, même si vous êtes dans un milieu urbain assez contaminé par les lumières artificielles. Essayez de rester dans le noir local, sans être ébloui par les lumières nuisibles, pendant à peu près 15 minutes avant de commencer à compter les étoiles des Pléiades ou des Hyades. 3. Sur les cartes d’observation, encerclez les étoiles observées, ou utilisez un marqueur d’une couleur facile à détecter. Attention de ne pas éblouir vos yeux ; utilisez une lampe de poche d’un rouge très doux, et non pas une lumière blanche ou trop intense ! [10] 4. Les principales notes à prendre, autre le décompte des étoiles, sont : le lieu d’où est faite l’observation ; le nom du ou des observateurs ; la date et l’heure de l’observation ; et l’âge approximatif de l’observateur (dans la vingtaine, dans la trentaine, etc.). 5. Estimez et indiquez l’élévation en degrés des Pléiades au moment de vos observations. 6. Estimez la qualité du ciel local au moment des observations (par exemple, sur une échelle de 1 à 5, avec 1 étant le moins bon et 5 étant excellent) ; pour cette évaluation, vous pouvez vous servir du site « Clear Sky Chart » [11] [10] Nous avons déjà vu une personne utiliser une lampe de poche de type « lanterne » (à grosse pile 6 V), et recouverte d’une mince pellicule de plastique. Des feux arrières d’auto éclairent moins ! Inutile de dire que la vision de cette personne était très affectée, même si « [sa] lampe de poche est rouge ! » [11] http://www.cleardarksky.com/csk/Les Pléiades et les Hyades telles que vues dans un ciel relativement noir. Septembre/octobre 2014 astronomie-quebec.com 41



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