Astronomie Québec n°3-2 jui/aoû 2014
Astronomie Québec n°3-2 jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3-2 de jui/aoû 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : univers vide ou plein d'eau ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
que les filaments et protubérances solaires peuvent donner naissance à des éjections de masse coronale (CME). VIDÉO Ci-dessus : Animation de l’éruption solaire du 31 aout 2012. Crédit : NASA/SDO Cliquer sur l’image pour faire jouer la vidéo. d’hydrogène, de calcium et d’autres métaux [1] sous la forme de plasma (gaz incandescents). Les filaments se produisent au niveau de la chromosphère et s’étendent jusque dans la couronne solaire. Leur structure sombre sur le disque solaire ressemble un peu à un tentacule, mais dès qu’ils peuvent être vus près du limbe solaire ou vus en émission et qu’ils se détachent sur le fond du ciel, on parle alors de protubérances. La durée de telles formations s’étend d’une journée à plusieurs semaines. Rappelons aussi [1] En astronomie et en astrophysique, on appelle « métal » tout élément autre que l’hydrogène et l’hélium Normalement, quand un filament devient instable, il s’effondre et déclenche une « poussée Hyder ». C’est-à-dire que lorsque le champ magnétique devient instable sous un filament, le champ de force perce la surface solaire, provoquant l’effondrement explosif du filament. Normalement, ces phénomènes se produisent dans des régions éloignées des taches, et les éruptions sont dénommées éruptions d’Hyder en hommage à Charles Hyder qui publia des études sur ce phénomène en 1967. Les astronomes prévoyaient que le filament du 4 juin 2014 s’effondrerait, entrainant une poussée Hyder. Or il n’en fut rien car le filament a plutôt éclaté en éjectant une partie de lui-même dans l’espace. Toutefois, une éjection de masse coronale (CME) dont la vitesse atteignait les 500 km/s fut enregistrée. L’évènement n’a pas été dirigé vers la Terre. Relativement, des aurores boréales ont été observées le 7 juin. Comparativement, en aout 2012 un autre filament géant (figure 2, ci-dessous), estimé à 800 000 km s’était formé en à peine trois jours. L’éjection de masse coronale résultante a voyagé à environ 1 500 km/s, mais ici on a pu voir l’effondrement explosif du filament dû à la poussée de Hyder. Ceci n’a pas été observé lors du phénomène de juin 2014. De gauche à droite, sous le filament, le champ magnétique devient instable et perce la surface du Soleil et provoque l’explosion et l’éjection de masse coronale. Puis, on voit très bien le choc de retombée qui sépare en deux la fissure en surface créée par l’éjection. Ce qui confirme ici qu’il y a bien eu éruption d’Hyder. Heureusement, la Terre fut épargnée, mais les aurores ont été nombreuses., 7i.r -d..r.. 28 Astronomie-Québec Juillet/aout 2014
En novembre 2011, les astronomes du monde entier ont suivi un filament solaire (figure 3, cidessous) qui s’étalait sur plus de 1000 000 km à travers la surface du Soleil ; un record ! Comme le filament du mois de juin 2014, il s’est rompu et a éjecté une fraction de son plasma dans l’espace. Heureusement encore… De tous les dangers pour la Terre, on pense surtout aux corps célestes comme les astéroïdes — on n’a qu’à penser à l’extinction des dinosaures. On peut aussi considérer le Soleil comme faisant partie des dangers de premier ordre dans la liste des risques pour la vie, qui viennent de l’espace. Le Soleil, notre étoile qui est ni trop proche ni trop loin, est responsable en grande partie de la vie sur Terre, mais est aussi à surveiller de près. Heureusement, notre Terre est assez bien protégée par son champ magnétique, qui peut résister à une puissante éjection de masse coronale dirigée directement vers nous. Personne ne sait toutefois vraiment quels seraient les dommages subis par les êtres vivants sur Terre par un tel super ouragan de plasma venu du Soleil. Références HYDER, CharlesL. « A phenomenological model for disparitions brusques followed by flarelike chromospheric brightenings ». Solar Physics Vol. 2, Issue 1 (1967) : 49–74. http://spaceweather.com/(en anglais) http://sdo.gsfc.nasa.gov/(en anglais) Australian Government Bureau of Meteorology. Hyder Flares. http://www.ips.gov.au/Educational/2/4/1 (en anglais) VIDÉO Ci-dessus : Animation de l’éruption solaire du 31 mai 2014. Crédit : NASA/SDO Cliquer sur l’image pour faire jouer la vidéo. Juillet/aout 2014 astronomie-quebec.com 29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :