Astronomie Québec n°2-6 mar/avr 2014
Astronomie Québec n°2-6 mar/avr 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2-6 de mar/avr 2014

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Pierre Paquette

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... impossible n'est pas Fullum.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Entrevue Visiteurs interplanétaires Photo : G. Boutin Mars Orbiter Mission (MOM), ou Mangalyaan, est la première mission martienne de l’Inde. Son succès est très important non seulement pour l’agence spatiale indienne, mais aussi pour l’avenir de l’exploration spatiale. Au cours des dernières décennies, l’Inde a augmenté ses capacités dans les missions spatiales robotisées et après la mission presque réussie Chandrayaan‐1 autour de la Lune, l’Inde est maintenant à la recherche de nouvelles frontières. MOM transporte à son bord quelques instruments scientifiques, dont un détecteur de méthane. Les données scientifiques sont toutefois la deuxième priorité de cette mission : insérer avec succès MOM en orbite martienne sera l’objectif le plus important. Les données scientifiques les plus attendues sont celles du deuxième visiteur. MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution) est un orbiteur envoyé par la NASA pour étudier la couche supérieure de l’atmosphère de Mars. Il y a beaucoup de questions sur l’atmosphère extérieure de Mars et son évolution auxquelles nous n’avons pas de réponses et pour la première fois les scientifiques auront l’occasion d’étudier de très près cette région de Mars. En plus de sa mission première, MAVEN servira aussi à relayer les données des astromobiles martiens, Opportunity et Curiosity, vers la Terre. Joseph M. Grebowsky, du Centre du vol spatial Goddard (Goddard Space Flight Center, GSFC), est un scientifique du projet MAVEN. Il a répondu à mes questions au sujet de cette mission et au sujet de l’atmosphère passée et présente de la planète rouge. (Cette entrevue a aussi été citée dans mon article dans le magazine iranien Danestaniha.) Pouria Nazemi : MAVEN va étudier l’atmosphère martienne, qui est très différente de l’atmosphère que nous connaissons sur Terre. Pouvez-vous nous donner un aperçu de l’atmosphère de Mars et de ses différences avec l’atmosphère de la Terre ? est dominée par le dioxyde de carbone, l’oxygène étant un élément très mineur de l’atmosphère. L’atmosphère terrestre se compose principalement d’azote avec l’oxygène très important, nécessaire à la vie, comptant pour environ 20% de l’atmosphère. L’eau liquide, un autre ingrédient essentiel à la vie, est omniprésente à la surface de la Terre, mais il n’existe sur Mars aucune preuve de la présence courante l’eau liquide [1], bien qu’il y ait de la glace d’eau aux calottes polaires. En raison de la faible pression atmosphérique et de la température, la glace se sublime (elle « s’évapore ») en vapeur d’eau et ne peut pas exister en tant que liquide. Cet été, Mars aura de nouveaux visiteurs en provenance de la Terre… PN : MAVEN est sur son chemin vers Mars et son principal objectif est d’étudier la haute atmosphère de la planète rouge. Nous savons que Mars a déjà eu une atmosphère dense et peut-être même des océans d’eau liquide à sa surface. Mais elle est devenue sèche à cause de ce qui s’est passé. Quelle est notre meilleure explication à ce jour pour les changements atmosphériques et climatiques qui se sont produits sur Mars ? JMG : Certaines caractéristiques de surface indiquent clairement que de l’eau liquide a existé dans le passé. Pour que cela se produise, la pression atmosphérique et la température sur Mars devaient être similaires à la Terre moderne. L’explication la plus acceptée pour la perte de l’atmosphère de Mars est que la planète avait un champ magnétique intrinsèque dans le passé, comme le champ magnétique de la Terre, qui l’entourait. Ce champ par Pouria Nazemi Joseph M. Grebowsky : La pression atmosphérique à la surface de Mars est inférieure à un centième de la pression sur terre. Aussi, l’atmosphère de Mars [1] Dans les dernières semaines, certains nouveaux indices ont porté les scientifiques à croire qu’il y aurait peut-être de l’eau liquide sur Mars, du moins occasionnellement. 20 Astronomie-Québec Mars/avril 2014



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